Le peuple est-il prêt à assumer sa propre libération ?

Le peuple est-il prêt à assumer sa propre libération ?
Alors que l’impasse est désormais palpable, une interrogation fondamentale s’impose : la libération d’un peuple peut-elle venir sans sa propre mobilisation ?
À la lumière d’un échange marquant avec des responsables européens, cette question renvoie chaque Congolaise et chaque Congolais à sa propre responsabilité dans le destin collectif.
Le moment de vérité
Car c’est précisément dans cet “après” que tout se joue :
— l’après des discours,
— l’après des constats,
— l’après des illusions.
Un moment de vérité où il ne s’agit plus de subir, mais de choisir — et surtout d’agir.
Car seule l’union concourt à la victoire du changement, vers le Congo nouveau.
Un échange révélateur
Lors d’une rencontre à l’Union Européenne, au sein de la Commission en charge de l’Afrique Centrale et des Grands-Lacs, une interpellation directe m’a été faite :
« Monsieur le Président Boukadia, que voulez-vous que l’on fasse pour vous ?
En RDC, lorsque les droits sont bafoués, les populations descendent dans la rue.
Au Togo, lorsqu’il y a des morts, les citoyens manifestent.
Mais chez vous, lorsque des crimes sont commis, les gens pleurent chez eux, reçoivent de l’argent et se taisent.
Que voulez-vous que l’on fasse pour vous ? »
À cela s’ajoute une réalité tout aussi préoccupante : une partie de la diaspora qui, au lieu de défendre les droits fondamentaux, en vient parfois à cautionner, voire à encourager ces dérives.
Cet échange, dont les témoins présents se souviennent, pose une question brutale mais essentielle :
peut-on espérer un changement lorsque la résignation, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, l’emporte sur l’engagement ?
Le miroir de notre propre réalité
Ce constat, aussi dérangeant soit-il, nous renvoie à nous-mêmes.
Peut-on espérer un changement profond si
la peur, la résignation ou les intérêts immédiats prennent le pas sur
l’engagement collectif ?
Peut-on dénoncer un système sans refuser, dans le même temps, les mécanismes qui le perpétuent ?
La responsabilité collective en question
La liberté ne se décrète pas.
Elle se conquiert.
Aucun partenaire extérieur, aucune institution internationale ne peut se substituer à la volonté d’un peuple de se lever pour défendre ses droits, sa dignité et son avenir.
ToPeSA face à l’épreuve de la volonté
La réflexion engagée dans « L’heure du vrai choix pour le Congo » prend ici tout son sens.
ToPeSA propose une voie :
— une transition encadrée,
— une refondation de l’État,
— une reconstruction nationale.
Mais une vision, aussi structurée soit-elle, ne peut produire d’effets sans adhésion, sans engagement et sans courage collectif.
Une question directe, sans détour
D’où cette interrogation :
Peut-on libérer un peuple qui ne le veut pas ?
Conclusion
L’avenir du Congo ne dépend pas uniquement des dirigeants.
Il dépend d’abord des Congolaises et des Congolais eux-mêmes.
Le choix est désormais clair : subir ou agir.
ToPeSA
Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA
Le 22 avril 2026 – 14h50