
ToPeSA : les deux étapes pour construire le Congo nouveau
Le Congo nouveau ne naîtra ni de la vengeance ni de la répétition du passé, mais d’une vision politique capable de restaurer l’État, de réconcilier la Nation et de rendre au peuple sa souveraineté. ToPeSA propose deux étapes : cinq années de transition pour remettre l’État et les institutions en ordre, puis un dialogue national de nouvelle génération pour construire durablement l’union nationale.
L’homme politique doit avoir une vision
L’homme politique n’a qu’une véritable arme : sa vision politique.
Cette vision doit conduire à la paix, à l’épanouissement, à l’émancipation et à l’indépendance du peuple. Elle doit permettre de tirer les leçons de l’histoire sans condamner le pays à la revivre.
L’histoire doit rester un repère : elle est comme le bord de la route qui indique les limites à ne pas franchir.
C’est dans cet esprit que le CDRC, Cercle des Démocrates et Républicains du Congo, parti politique de gouvernement, poursuit la vision qui a présidé à sa création.
Le mouvement politique CDRC a été créé le 18 août 1992 à Boissy-Saint-Léger, en France, avant son enregistrement comme parti politique le 10 mars 1998 sous le N° 002/MISAT-CAB-DGAT-SAAB.
Son objectif est de proposer une politique nouvelle, fondée sur les valeurs démocratiques, républicaines et économiques autour de la décentralisation administrative et financière effectives des régions sous la gestion des gouverneurs afin de faire triompher la devise nationale : Unité, Travail, Progrès.
Aujourd’hui, cette vision se traduit par ToPeSA – Transition Politique Structurelle Apaisée, le pont vers le Congo nouveau.
EZA KA MOTUNA : (ce n’est qu’une question) : de la grogne sociale à la révolution politique
Youlou aurait « tout volé » : mais combien ?
Pour comprendre ce qui s’est réellement joué autour de Fulbert Youlou et des événements des 13, 14 et 15 août 1963, il faut revenir à l’origine de la crise et ne pas la réduire aux slogans construits après les événements.
La grogne des fonctionnaires et des travailleurs avait notamment pour toile de fond une question sociale et salariale précise : le prélèvement à la source de la part patronale destinée au financement des retraites.
Cette mesure a nourri le mécontentement des travailleurs et contribué à créer un climat social tendu. Les revendications professionnelles ont progressivement rejoint la contestation syndicale et politique.
Les responsables syndicaux ont alors joué un rôle déterminant dans la mobilisation. Mais, au fur et à mesure que la crise s’est développée, la revendication sociale a été rejointe, puis progressivement instrumentalisée par des responsables et des mouvements politiques porteurs d’un projet révolutionnaire, soutenu notamment par Ernest Ndalla dit Graille et Ambroise Noumazalaye.
La crise syndicale s’est ainsi transformée en crise politique. Le projet d’instaurer un parti unique, la dissolution envisagée des organisations syndicales et l’arrestation de plusieurs dirigeants syndicaux ont encore aggravé la confrontation.
C’est dans ce contexte qu’une évolution idéologique s’est opérée : du socialisme bantou, présenté comme une voie adaptée aux réalités africaines, vers le socialisme scientifique, puis vers le socialisme marxiste-léniniste.
Il faut donc distinguer les différentes étapes : une revendication sociale, une mobilisation syndicale, une confrontation politique, puis une orientation révolutionnaire et idéologique portée par des hommes et des organisations politiques.
C’est cette évolution qui permet de mieux comprendre comment une grogne sociale a pu déboucher sur la rupture politique des 13, 14 et 15 août 1963.
Le problème n’est pas de réhabiliter ou de condamner un homme à partir des récits construits après les événements. Il est de réexaminer les faits avec suffisamment de recul pour distinguer les revendications légitimes des travailleurs, l’action syndicale et le projet politique révolutionnaire qui s’est progressivement greffé sur la crise.
C’est aussi dans ce contexte qu’est apparu et s’est diffusé le slogan :
« Youlou a tout volé ! »
Mais une question demeure : combien Fulbert Youlou aurait-il réellement soustrait au Trésor public ?
Quels documents comptables, quels audits et quelles enquêtes permettaient d’établir précisément ces accusations ?
Il faut poser ces questions non pour réécrire l’histoire au profit d’un camp, mais pour sortir des slogans qui ont longtemps tenu lieu d’analyse politique.
Une même exigence de vérité pour tous
Si l’on veut construire sereinement le Congo nouveau, il faut accepter de regarder toute notre histoire politique en face.
La question n’est donc plus seulement : qu’a fait Fulbert Youlou ?
Elle doit également être : qu’ont fait les partis et les hommes qui lui ont succédé à la tête du pays ?
Quelle a été la responsabilité de l’UDDIA ?
Quelle a été celle du MNR ?
Quelle a été celle du PCT ?
Quelle a été celle de l’UPADS ?
Quelle a été celle des autres formations politiques qui ont exercé le pouvoir ou participé à sa gestion ?
Qui a apporté quoi au Congo ? Qui lui a fait du bien ? Qui lui a fait du mal ? Et à quel moment ?
Cette interrogation ne doit pas être une chasse aux responsables, encore moins une vengeance politique. Elle doit permettre d’établir un bilan national, fondé sur les faits, les archives, les comptes publics et les résultats obtenus pour le peuple.
Depuis l’avènement du PCT en décembre 1969 jusqu’à aujourd’hui, la même exigence de transparence doit être appliquée.
Les dossiers des Biens Mal Acquis (BMA) posent à leur tour une question essentielle : comment les patrimoines se sont-ils constitués et quelle a été l’origine des richesses accumulées par certains responsables et leurs entourages ?
Que les économistes, les financiers, les magistrats et les historiens congolais établissent les faits.
La vérité historique ne peut pas être sélective.
Elle doit être la même pour tous, quelles que soient les appartenances politiques, idéologiques ou familiales.
Car il ne peut y avoir de véritable réconciliation sans vérité, ni de véritable union nationale sans justice.
Connaître notre passé, établir les responsabilités, tirer les leçons et tourner enfin la page : voilà la condition pour construire sereinement le Congo nouveau.
C’est précisément parce que nous voulons préparer cet avenir que ToPeSA ne propose ni revanche ni restauration du passé, mais une méthode pour remettre le Congo debout et permettre au peuple de reprendre en main son destin.
ToPeSA : deux étapes pour remettre le Congo en mouvement
Le Congo nouveau exige une méthode.
ToPeSA propose donc deux étapes complémentaires.
Première étape : une transition de cinq ans pour restaurer l’État
La première étape est une Transition Politique Structurelle Apaisée de cinq ans.
Sa mission sera de :
- restaurer l’État et ses organes ;
- reconstruire les institutions de la République ;
- rétablir leur fonctionnement normal ;
- remettre en marche l’administration ;
- restaurer les services publics ;
- rétablir la confiance ;
- préparer les conditions d’un véritable État de droit.
Cette étape devra notamment permettre de connaître réellement le Congo.
Un recensement général de la population et de l’habitat donnera une cartographie précise de la population, des territoires, des ressources et du potentiel économique national.
Le pays doit savoir ce qu’il possède pour pouvoir planifier ce qu’il veut devenir.
L’État devra également retrouver sa vocation première : servir le citoyen.
L’eau, l’électricité, l’éducation, la santé, la justice, la sécurité, les transports et les infrastructures ne peuvent plus être considérés comme des privilèges, mais comme les manifestations concrètes d’un État qui fonctionne.
Deuxième étape : un dialogue national de nouvelle génération
Une fois l’État restauré et les institutions remises en fonctionnement, viendra la deuxième étape :
un véritable dialogue national, ou une Conférence nationale de nouvelle génération.
Il ne devra pas reproduire les travers des précédentes rencontres politiques : partage de perdiems, marchandages de postes ou arrangements entre acteurs.
Ce dialogue devra être celui du peuple, de la République et de la Nation.
Il devra surtout éviter la bipolarisation politique qui a fragilisé le consensus national et donc installé la division du pays lors de la Conférence Nationale Souveraine, notamment autour de l’affrontement entre l’AND associée au PCT et les Forces du Changement.
Le Congo doit désormais dépasser les clivages partisans, régionaux et personnels.
L’objectif sera clair :
construire l’union nationale, sceller la réconciliation et donner au Congo un nouveau contrat républicain.
Le pont vers le Congo nouveau
ToPeSA ne propose pas de revenir au passé.
Il propose de tirer les leçons du passé pour construire l’avenir.
La première étape remet l’État debout.
La deuxième réunit la Nation.
Entre les deux, il y a une exigence : rendre au peuple congolais sa capacité à décider de son avenir.
C’est la voie que propose le CDRC.
C’est la voie de ToPeSA.
C’est la voie et la voix du peuple congolais, à travers tout le territoire national.
Restaurer l’État.
Réconcilier la Nation.
Construire le Congo nouveau.
Voilà le chemin vers le Congo nouveau.
ToPeSA
Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA
Le 29 août 2026 – 10 h 15
Mots-clés : ToPeSA, CDRC, Congo nouveau, Modeste Boukadia, transition politique, union nationale, réconciliation, État de droit, Fulbert Youlou, PCT, Biens Mal Acquis, BMA.