20 janvier 2026

Lettre ouverte à Monsieur Emmanuel Macron, président de la République Française

Lettre ouverte

à Son Excellence Monsieur Emmanuel Macron,

Président de la République Française 

Excellence, Monsieur le Président de la République, 

Le 6 janvier 2026, nous avons publié un document intitulé : « CONGO : Quel est le bilan de Denis Sassou Nguesso avec son PCT ? » dans lequel nous évoquions l’expression du « Goût du sang » dont Denis Sassou Nguesso est passé maître dans ses réalisations. 

Depuis le 8 janvier 2026, le sang a recommencé de couler au Congo. Sassou Nguesso a encore versé le sang des Congolais. Il est un récidiviste. 

Le mode opératoire de ce protégé de la France néo-fasciste est très bien connu : Créer un incident pour justifier les massacres humains, des innocents qui ne demandent qu’à vivre en paix. 

A l’heure où le monde entier a les yeux tournés vers l’Iran avec des massacres humains massifs ;

A l’heure où un dictateur sud-américain, Nicolas Maduro, a été évincé, éjecté du pouvoir pour les mêmes crimes que commet Denis Sassou Nguesso au Congo, voici 42 ans ; 

Nous interpellons la France officielle, celle gouvernée par le président Macron, de prendre conscience et de revoir sa copie vis-à-vis de son protégé, Denis Sassou Nguesso, qu’elle a catapulté au Congo par le bout d’un canon, en 1997, avec toutes les conséquences que l’on sait. 

Nous interpellons la France du président Macron pour attirer l’attention de ses mercenaires et Conseillers placés auprès du criminel Denis Sassou Nguesso, à savoir : MM. Jean-Paul Pigasse, Jean-Yves Ollivier, Jean-Yves Le Drian, etc. et ces quelques sociétés multinationales françaises opérant au Congo-Brazzaville. 

Nous disons à la France que les populations congolaises, quelle que soit leur région ou leur tribu, ne sont pas des lapins sur lesquels les milices privées tribales de Denis Sassou Nguesso doivent s’entraîner pour apprendre à tirer à l’arme de guerre. 

Pourquoi nous nous adressons à la France ? 

Nous nous adressons à la France parce que cette situation a été créée par elle en 1997 pour « garantir » et « protéger » ses intérêts au Congo. Et, pour ce faire, il lui fallait un homme, un criminel. Ce criminel est : Denis Sassou Nguesso. 

Et nous disons donc, au peuple congolais et à la Communauté internationale : les crimes de Denis Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville sont les crimes de la France. C’est la France qui massacre, assassine au Congo-Brazzaville, en se servant de la main de Denis Sassou Nguesso et ses milices privées dirigées par Serge Oboa.

Parce que, pour la France, en application de la pensée de Georges Clémenceau : « Une goutte de pétrole vaut bien une goutte de sang » (fin de citation). 

A tous les partis politiques français et leurs médias, en l’occurrence d’extrême droite, qui n’ont de cesse de crier à l’immigration (racisme et xénophobie) à longueur de journée, de se mettre dans la tête que c’est bien leur pays qui participe très activement à ce phénomène par eux décrié. 

A tous les Congolais d’en prendre conscience et de, surtout, ne jamais l’oublier ! 

Veuillez croire, Excellence, Monsieur le Président de la République, en l’assurance de notre très haute considération. 

 Strasbourg, le 15 janvier 2026 

      Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

- Ancien Rapporteur de la Commission

ad hoc « Assassinats » de la Conférence

Nationale Souveraine (25 février—10 juin 1991)

- Ancien Représentant Permanent de l’Opposition

Congolaise auprès de l’Union Européenne

-         Président de l’Association Union-Congo