
ToPeSA : pour le rassemblement de toutes les forces politiques
Comme le disait Georges Embana : « Bandeko na ngai, lisapo bógɛ, bógɛɛ ! » (« Mes compatriotes, mes frères et sœurs, écoutez bien cette histoire ! »)
Au Congo, aucun parti, seul, ne peut aujourd’hui conduire le pays au-delà des clivages et des préjugés entretenus pendant des décennies par Denis Sassou Nguesso. Face à l’état de délitement du pays, seul un large rassemblement de toutes les forces politiques peut galvaniser l’unité nationale et ouvrir la voie au Congo nouveau.
Partout dans le monde, la peur a une date d’expiration. Au Congo, la fin du bruit du popori et le silence de mort dans lequel le pays est plongé appellent un sursaut national. C’est ensemble, en dépassant nos divisions, que nous devons nous lever et retrousser les manches pour bâtir ce Congo nouveau. C’est le sens du rassemblement que porte ToPeSA.
La France avait remis les clés du Congo à Denis Sassou Nguesso, non à Madame Françoise Joly.
Pourquoi a-t-elle poussé Jean-Dominique Okemba à démissionner, d’abord de la Franc-Maçonnerie ? Serait-ce pour appliquer au Congo la politique de Paul Kagame ?
Pour mémoire : Jean-Dominique Okemba était l’aide de camp entrant qui accompagnait Denis Sassou Nguesso partout, jusqu’au Maroc, dans la préparation du coup d’État du 5 juin 1997. Jean Olessongo Ondaye et Jean-Dominique Okemba ont été, tous deux, des fidèles de Denis Sassou Nguesso dans sa marche vers le pouvoir.
Après avoir écarté Norbert Dabira — sans que la véritable raison n’ait jamais été connue — voici qu’il écarte aujourd’hui Jean-Dominique Okemba. Et demain, serait-ce le tour du nouveau ministre de l’Intérieur, Jean Olessongo Ondaye, pour l’affaire des Disparus du Beach, dont l’artisan fut Pierre Oba, rappelé entre-temps comme ministre à la Présidence chargé des Affaires politiques ? Ces nominations de Pierre Oba et de Jean Olessongo Ondaye, ne seraient-elles faites que pour mieux les surveiller ?
Denis Sassou Nguesso reproche-t-il vraiment à Jean-Dominique Okemba d’avoir dit : « Nous avons brûlé le Pool et le ciel n’est pas tombé » ? N’est-ce pas lui-même qui, le 4 novembre 2025, lors de l’inauguration du Lycée de la Liberté, a rappelé avoir « instruit la DGSP d’aller dans le Pool » faire ce qu’il fallait ? Et comment s’en offusquer encore, quand dans le même temps il instruit de nouveau Serge Oboa de remettre le couvert ?
Pour Nianga Ngatsé Mbouala qui aurait remis des armes de guerre qui ont servi dans le Pool notamment en fauchant la vie de deux à cinq policiers, tandis que quatre commissariats de police (PSP) auraient été incendiés comme cela avait été reconnu devant le Procureur Oko Ngakala dont les parents des victimes attendent toujours des réponses et des explications, Denis Sassou Nguesso va-t-il le lui reprocher et envisager des sanctions ? Ou va-t-il seulement se satisfaire de la sanction du directeur de cabinet de Nianga Ngatsé Mbouala qui a servi de bouc émissaire et qui a passé trois ans en prison en attendant un hypothétique jugement, sans que les convocations du parquet d’Oko Ngakala n’aient jamais été suivies d’effet ?
Entre celui qui donne l’ordre et celui qui en rapporte l’exécution, qui porte la première responsabilité ? Celui qui donne les ordres — son propre conseiller, Jean-Paul Pigasse, l’avait d’ailleurs reconnu sur LCI en 2005 : « On pouvait s’en sortir avec au moins 2 000 morts. »
Pourquoi Denis Sassou Nguesso traque-t-il
les cadres du PCT ? Parce que le PCT s’était opposé à la nomination de
son fils, Denis Christel Sassou Nguesso, au poste de Secrétaire Général
du PCT — que je rappelle n’être pas congolais d’origine, mais un enfant
adultérin accueilli dans la famille par la volonté d’Edith Lucie Sassou
Nguesso, parce qu’il était le seul garçon.
Si le PCT s’est opposé à
cette nomination, c’est dire qu’au sein même du PCT, il existe encore de
vrais cadres qui cherchent des solutions pour que le pays s’en sorte.
Malheureusement, une chape de plomb pèse sur eux et les réduit au
silence.
Nous savons tous que Denis Sassou Nguesso à qui les clés du Congo avaient été confiées a largement échoué. Ces zones d’ombre, ces silences entretenus et ces boucs émissaires sacrifiés sur l’autel d’une justice à deux vitesses ne sauraient être l’horizon du Congo. Car au-delà des responsabilités à établir et des comptes à rendre, c’est bien l’avenir du pays qui est en jeu — un avenir qui ne se construira ni dans la vengeance, ni dans l’exclusion, mais dans le rassemblement de toutes les filles et fils de la nation, y compris ceux qui, au sein même du PCT, aspirent sincèrement au changement. Le Congo n’a plus le temps des calculs partisans : il a besoin d’union.
ToPeSA est pour l’union nationale.
ToPeSA est pour le rassemblement de toutes les forces politiques, afin de conduire le pays vers le Congo nouveau.
ToPeSA, pour l’unité de la République.
ToPeSA
Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA
Le 28 juin 2026 – Mis en ligne : 06h16 – Mise à jour 11h17