
ToPeSA : Mettre le Congo nouveau en mouvement
Face aux difficultés quotidiennes que vivent les Congolaises et les Congolais, il est temps de se rassembler pacifiquement, de défendre nos droits élémentaires et de remettre l’État et la République en marche.
Citoyennes et Citoyens Congolais,
Je m’adresse aujourd’hui à vous, à toutes celles et à tous ceux qui vivent, au quotidien, les difficultés d’un pays à l’arrêt.
Je m’adresse à celles et ceux qui manquent d’eau potable, qui vivent sans électricité ou avec une électricité distribuée de manière aléatoire, mais qui continuent pourtant à recevoir des factures d’électricité.
Je m’adresse à celles et ceux qui, lorsqu’il fait nuit, sont contraints d’acheter des lampes torches chinoises à 500 ou 1 000 FCFA, simplement pour pouvoir s’éclairer chez eux.
Je m’adresse aux travailleurs dont les salaires ne sont plus régulièrement payés, aux retraités qui attendent leurs pensions, aux étudiants qui attendent leurs bourses et aux agents de l’État dont certains ministères entiers connaissent des retards de paiement.
Voilà la réalité du Congo d’aujourd’hui.
Un pays, ce sont ses villes, ses villages et ses campagnes
Un pays, ce ne sont pas seulement les bureaux de la capitale.
Un pays, ce sont ses villes, ses villages et ses campagnes.
Un pays, c’est son peuple.
Un pays, c’est la solidarité entre les citoyens et ceux qui sont chargés de sa sécurité.
C’est pourquoi je m’adresse particulièrement aux citoyens de la Likouala, de la Sangha, de la Cuvette-Ouest, de la Cuvette Centrale, des Plateaux, de la Lékoumou, du Niari, de la Bouenza, du Kouilou et du Pool, sans oublier Brazzaville, Dolisie, Owando, Impfondo, Ewo, Sibiti, Kinkala, Boko, Boundji, Mindouli, Makoua, Ouesso, Pointe-Noire, Lékana, etc.
Aucune région du Congo ne doit être oubliée.
Toutes connaissent, à des degrés différents, les mêmes difficultés : manque d’infrastructures, insuffisance d’eau potable, déficit d’électricité, chômage, pauvreté, dégradation des services publics et absence de perspectives.
La souffrance des Congolais n’a ni région, ni ethnie, ni département.
Elle est nationale.
Citoyennes et Citoyens, l’avenir du Congo est entre vos mains
C’est à vous que la République et l’État doivent répondre.
C’est vous qui avez droit à l’eau, à l’électricité, à la santé, à l’éducation, à la sécurité, au travail et à la dignité.
C’est vous qui êtes les citoyens d’une même République.
Et c’est de vous que dépend l’avenir de notre pays.
Lorsqu’un pouvoir ne répond plus aux besoins essentiels de son peuple, lorsque les institutions ne remplissent plus leur mission et lorsque l’État cesse de fonctionner normalement, les citoyens ont le droit de se rassembler pacifiquement pour défendre leurs droits et demander la restauration de la République.
C’est dans cet esprit que j’appelle les Congolaises et les Congolais à se rassembler, pacifiquement et dans l’unité, pour faire entendre leur voix.
Pas pour opposer une région à une autre.
Pas pour opposer une communauté à une autre.
Pas pour opposer les civils aux militaires, aux policiers ou aux gendarmes.
Mais pour dire ensemble :
STOP à la souffrance !
STOP à l’abandon des services publics !
STOP au dépérissement de l’État !
STOP à la division du peuple congolais !
Nous l’avons dit et répété : l’Après sera difficile.
Le pays est à l’arrêt.
Mais l’arrêt du Congo ne doit pas devenir la fin du Congo.
C’est précisément maintenant qu’il faut le remettre sur les rails.
Aux Forces armées, à la Police et à la Gendarmerie
Je m’adresse également aux militaires, aux policiers et aux gendarmes.
Vous êtes des Congolais.
Vous avez des familles.
Vous vivez dans les mêmes villes et les mêmes villages.
Vous connaissez les mêmes difficultés que vos compatriotes.
Vous aussi, vous avez besoin d’un État qui fonctionne, d’une République respectée et d’un avenir pour vos enfants.
Je me souviens du 3 mai 2017, lorsque j’ai comparu devant le Tribunal de Grande Instance de Pointe-Noire.
Il y avait ce jour-là de nombreux militaires, policiers et gendarmes déployés autour de moi.
Lorsque j’ai expliqué devant le juge que ma volonté était celle de l’union nationale et d’un gouvernement d’union nationale, ils ont compris qu’il ne s’agissait d’aucun complot contre la République ni contre l’État.
Ils ont compris que mon combat était politique : changer les conditions de vie des Congolaises et des Congolais et restaurer le fonctionnement normal de l’État.
Cet épisode m’a conforté dans une conviction :
nos forces de défense et de sécurité ne doivent pas être opposées au peuple.
Elles doivent être au service de la République, de l’État et de la Nation.
Je leur demande donc de ne jamais oublier leur mission constitutionnelle et républicaine : protéger la Nation et le peuple, et non servir les intérêts particuliers d’un pouvoir.
Jusqu’à quand ?
Jusqu’à quand allons-nous assister à la noyade de notre pays ?
Jusqu’à quand allons-nous accepter le dépérissement de nos conditions de vie ?
Jusqu’à quand allons-nous voir des familles vivre sans eau, sans électricité et sans revenus réguliers ?
Jusqu’à quand ?
Le Congo ne peut plus attendre.
Mais attention :
la réponse ne doit pas être la partition du pays.
Nous ne devons pas reproduire les erreurs du passé.
La Conférence Nationale Souveraine avait malheureusement installé une logique de confrontation entre deux blocs idéologiques qui a contribué à fausser la mise en place véritable de l’union nationale.
Le Congo n’a pas besoin d’une nouvelle division.
Il a besoin de rassemblement.
Il a besoin de réconciliation.
Il a besoin d’un État qui fonctionne.
Il a besoin d’institutions républicaines légitimes.
Il a besoin d’une véritable union nationale.
ToPeSA : d’abord restaurer l’État, ensuite rassembler la Nation
C’est précisément pour éviter les erreurs du passé que ToPeSA – Transition Politique Structurelle Apaisée propose une démarche différente.
Première étape : une Transition de cinq (5) ans pour restaurer l’État, remettre en place les organes de l’État, reconstruire les institutions de la République et rétablir leur fonctionnement normal.
Il faut remettre en marche la machine administrative, économique et sociale du pays.
Il faut restaurer les services publics.
Il faut rétablir la confiance.
Il faut préparer les conditions d’un véritable État de droit.
Deuxième étape : un dialogue national véritable, ou une conférence nationale de nouvelle génération, qui ne reproduira pas les mécanismes des précédentes rencontres politiques transformées en partage de perdiems et en arrangements entre acteurs.
Ce dialogue devra être celui du peuple, de la République et de la Nation.
Il devra permettre de construire durablement l’union nationale, la réconciliation et le Congo nouveau.
Citoyennes et Citoyens du Congo, il est temps !
Il est temps de sortir de l’immobilisme.
Il est temps de nous rassembler pacifiquement.
Il est temps de défendre nos droits élémentaires.
Il est temps de restaurer l’État.
Il est temps de remettre la République en marche.
Il est temps de mettre le Congo en mouvement.
Il est temps de faire fonctionner la machine Congo.
Il est temps d’ouvrir la voie au Congo nouveau.
ToPeSA
Le pont vers le Congo nouveau
Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA
Le 28 août 2026 – 10 h 09
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