
ToPeSA : vivre citoyen dans la République
La République n’est pas seulement une institution : elle est l’espace dans lequel chaque Congolaise et chaque Congolais doit pouvoir vivre librement, avec ses droits politiques, économiques et sociaux. De l’héritage de Jacques Opangault et Fulbert Youlou à la construction du Congo de l’Après, il nous appartient de consolider cet élan et de restaurer la citoyenneté. ToPeSA propose cette voie : sortir de l’Arrêt total, restaurer la République et construire, ensemble, le Congo nouveau.
Une déclaration qui interroge notre histoire politique
Avec Jacques Opangault et Fulbert Youlou, nous sommes sortis de l’indigénat pour entrer dans la citoyenneté.
Avec Denis Sassou Nguesso et Pierre Oba, à travers cette conception de la « Maison-Mère » et de ses filiales politiques, veut-on nous faire revenir d’un régime de citoyens à un régime de Maître à sujets ?
La question mérite d’être posée.
Dans notre dernier document du 26 octobre 2026, « Notre objectif : le Congo nouveau, le futur du peuple congolais », nous avons relevé une déclaration particulièrement importante de Pierre Oba, faite au siège de l’UPADS devant Pascal Tsaty-Mabiala : il affirme avoir été « cofondateur de l’UPADS et de plusieurs partis de gauche pour équilibrer la vie politique congolaise ».
Cette affirmation ne peut être considérée comme une simple déclaration parmi d’autres. Elle apporte, à elle seule, un éclairage nouveau et interroge notre lecture de l’histoire politique du Congo depuis la Conférence Nationale Souveraine de 1991.
Si Pierre Oba affirme avoir participé à la fondation de l’UPADS et d’autres partis de gauche, comment comprendre les rapports politiques qui ont structuré le Congo depuis cette période ?
Et surtout, pourquoi cette affirmation n’a-t-elle suscité aucune clarification publique de la part de Pascal Tsaty-Mabiala, président de l’UPADS ?
Peut-on alors considérer que l’élection d’août 1992, présentée comme l’avènement de la démocratie, de la liberté et de la transparence électorale, mérite aujourd’hui d’être relue à la lumière de ces nouvelles déclarations ?
Peut-on également s’interroger sur les rapports qui auraient pu exister entre le PCT et l’UPADS, et sur leur influence éventuelle dans le fonctionnement politique du Congo après la Conférence Nationale Souveraine ?
Le coup d’État du 5 juin 1997, puis le passage sous l’autorité de Denis Sassou Nguesso de responsables issus des institutions de la République de l’époque, posent eux aussi des questions auxquelles l’histoire devra répondre.
Nous ne réécrivons pas l’Histoire. Nous demandons qu’elle soit regardée en face.
Car si la déclaration de Pierre Oba devait être confirmée et documentée, elle donnerait une autre lecture des mécanismes politiques qui ont fonctionné au Congo depuis 1991.
Elle permettrait notamment de comprendre autrement les relations entre le PCT, l’UPADS et les autres forces politiques dites de gauche créées par Pierre Oba, selon ses dires, ainsi que les conditions dans lesquelles la vie politique congolaise s’est structurée après la Conférence Nationale Souveraine.
C’est dans ce contexte que le retour de Pierre Oba au premier plan politique mérite également d’être observé avec attention.
S’agit-il simplement d’un retour au bon souvenir de Denis Sassou Nguesso ?
Ou bien d’une volonté de réactiver des liens politiques anciens entre une « Maison-Mère » et des formations considérées comme ses filiales, afin de reprendre le contrôle de l’ensemble du champ politique congolais ?
Là encore, la question est posée.
Car derrière les partis, les sigles et les arrangements politiques, il y a une question fondamentale : quel statut voulons-nous pour le peuple congolais ?
De l’indigénat à la citoyenneté
Avec Jacques Opangault et Fulbert Youlou, le Congo a connu une étape historique majeure : le passage de l’indigénat à la citoyenneté, avec la reconnaissance progressive de droits politiques, économiques et sociaux.Il nous faut tenir compte des aléas de l’Histoire et du temps qui est passé. Mais il nous appartient surtout de consolider cet élan, à peine entamé et déjà combattu, pour le rendre pleinement actuel et irréversible.
Car ce n’est pas tant le passé qui nous fascine que l’abnégation, le courage et la clairvoyance des femmes et des hommes qui l’ont rendu possible.
À nous maintenant d’être à leur hauteur.
L’avenir nous le commande.
Être à la hauteur de ceux qui ont construit la République
Le Congo ne peut pas rester prisonnier de son passé politique.Nous devons connaître notre histoire, en tirer les enseignements et regarder la vérité en face. Mais nous devons surtout être capables de construire ensemble ce qui vient après.
C’est tout le sens de notre démarche.
Nous ne voulons être ni les hommes d’une revanche, ni ceux d’une chasse aux sorcières ou d’un règlement de comptes. Nous voulons être les artisans de la construction du Congo de l’Après.
L’Après, ce n’est pas la continuité du système avec de nouveaux arrangements entre les mêmes acteurs.
L’Après, ce n’est pas non plus la revanche d’un camp sur un autre.
L’Après, c’est le retour de la République, le retour de l’État, le retour de la citoyenneté et le retour de la Nation.
Construire l’Après
C’est pourquoi ToPeSA propose une transition politique structurelle et apaisée, permettant de remettre le pays debout, de restaurer les institutions, de rétablir la confiance, de reconstruire l’économie et de préparer les conditions d’une véritable vie démocratique.Il ne s’agit pas de savoir qui sera vainqueur ou vaincu.
Il s’agit de savoir comment le Congo peut redevenir une Nation où chaque citoyenne et chaque citoyen compte.
La Politique est l’art du compromis sans compromission.
C’est dans cet esprit que nous voulons construire le Pacte républicain et social, dans la continuité de l’esprit qui avait rapproché Jacques Opangault et Fulbert Youlou : dépasser les divisions pour mettre la République et l’intérêt national au-dessus des intérêts particuliers.
Le Congo nouveau ne sera pas la propriété d’un parti, d’un clan ou d’une génération. Il sera celui de tous les Congolais.
La République, notre Maison commune
C’est cela, l’Après.C’est cela, ToPeSA.
ToPeSA pour sortir de l’Arrêt total.
ToPeSA pour restaurer la République.
ToPeSA pour l’union nationale.
ToPeSA pour construire le Congo nouveau.
Un peuple uni. Une Nation debout.
ToPeSA.
Pour le CDRC,
Modeste Boukadia
Initiateur de ToPeSA
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Le 27 octobre 2026 – Mis en ligne : 10 h 23
Mots-clés :
ToPeSA, République, citoyenneté, Congo nouveau, l’Après, transition politique, transition politique structurelle apaisée, union nationale, Pacte républicain et social, Jacques Opangault, Fulbert Youlou, Modeste Boukadia