
Quel résultat de la mainmise sur le pétrole congolais ?
Cinquante ans de pouvoir, des milliards de dollars de pétrole, mais un peuple toujours privé d’alternance, de justice sociale et de développement.
Publié une première fois sur Facebook avant d’être supprimé sans explication véritable, ce texte soulève plusieurs questions de fond. Est-ce le fait d’avoir dénoncé les dérives d’un système éducatif qui ne parvient plus à transmettre ni le savoir, ni l’instruction, ni l’éducation, ni les valeurs humaines qui devraient constituer le socle de la Nation ? Est-ce le fait d’avoir mis en lumière la mainmise sur le pétrole congolais, cette richesse nationale qui, au lieu d’être un levier de développement, est devenue au fil des décennies un instrument de domination politique et de destruction sociale ?
Alors que des centaines de milliers de Congolais manquent à l’appel depuis les tragédies qui ont ensanglanté le pays et que les blessures de l’histoire demeurent ouvertes, la question du bilan de près d’un demi-siècle de pouvoir exercé par Denis Sassou Nguesso ne peut être éludée. Entre confiscation des richesses nationales, absence d’alternance démocratique, crise sociale persistante et mémoire collective meurtrie, cette réflexion invite les Congolais à regarder la réalité en face et à penser l’après. Face à un système à bout de souffle, ToPeSA se veut une proposition de reconstruction nationale, de justice sociale, de partage des richesses et de reconquête de la souveraineté populaire.
Cinquante années de pouvoir sans partage, sans jamais être inquiété par un quelconque coup d’État – et pour cause –, quel est aujourd’hui le résultat de la confiscation des richesses nationales et de la mainmise sur le pétrole congolais ?
Peuple congolais de Brazzaville, de Pointe-Noire et de tout le pays, posons-nous une question simple : est-il normal qu’un homme, dans une République censée être démocratique, s’éternise au pouvoir pendant près d’un demi-siècle ?
La réponse est clairement NON.
Est-il acceptable qu’un Président de la République, qui aurait dû respecter le principe de l’alternance, transforme progressivement l’État en patrimoine personnel et le pouvoir en monarchie de fait ?
La réponse est NON.
Est-il possible d’oublier les drames, les violences politiques, les divisions et les souffrances qui ont profondément marqué l’histoire récente du Congo ?
Est-il possible d’ignorer les nombreuses zones d’ombre qui entourent encore aujourd’hui les disparitions et assassinats de personnalités majeures de notre pays, parmi lesquelles le président Marien Ngouabi, le cardinal Émile Biayenda, l’ancien président Alphonse Massamba-Débat ou encore le capitaine Kikadidi ?
Est-il également possible d’effacer de la mémoire collective le coup d’État qui a renversé le président démocratiquement élu Pascal Lissouba, plongeant le pays dans une guerre aux conséquences humaines, sociales et économiques dramatiques ?
La réponse est NON.
Parce qu’aucune nation ne peut construire sereinement son avenir sans vérité, sans justice et sans mémoire.
Est-il acceptable que des opposants soient emprisonnés, que des voix discordantes soient réduites au silence, que des citoyens vivent dans la peur de s’exprimer librement et que l’État serve davantage à protéger un système qu’à servir la population ?
La réponse est NON.
Alors, que doivent faire les Congolais ?
Ils doivent exprimer pacifiquement mais fermement leur désapprobation face à un système qui, depuis cinquante ans, confisque le pouvoir et prive le peuple de son droit fondamental à choisir librement son avenir.
Ils doivent rappeler que la démocratie repose sur l’alternance, le respect des institutions et la limitation des mandats. Dans toute démocratie véritable, le pouvoir n’est ni une propriété privée ni un héritage familial. Après deux mandats, on passe le relais à une nouvelle génération.
Le Congo ne peut continuer à être prisonnier d’un homme, d’un clan ou d’un système.
Après près d’un demi-siècle de domination politique, l’heure n’est plus à la conservation du pouvoir, mais à sa transmission. L’heure est au renouveau, à la reconstruction nationale et à la réconciliation du peuple congolais avec son avenir.
À plus de 88 ans, après avoir exercé le pouvoir durant près de cinquante ans, la question n’est plus de savoir comment conserver le pouvoir, mais comment préparer dignement la relève et permettre à la nation d’ouvrir une nouvelle page de son histoire.
Le peuple congolais mérite mieux que l’immobilisme. Il mérite un État au service de tous, une justice impartiale, des institutions fortes, une économie créatrice d’opportunités et une démocratie réelle fondée sur l’alternance.
Aucun pays ne peut avancer durablement lorsque son avenir est constamment confisqué par son passé.
Aujourd’hui, la question de l’après se pose avec une acuité particulière. Plus que jamais, le Congo a besoin d’une vision capable de rassembler, de réparer et de reconstruire.
C’est dans cet esprit que s’inscrit ToPeSA, une démarche fondée sur le partage, la responsabilité et la participation de tous à l’effort national.
ToPeSA porte l’ambition d’un Congo nouveau, digne, juste et prospère, où les richesses nationales bénéficient enfin à toutes les Congolaises et à tous les Congolais. Un Congo qui réhabilite son système éducatif, son système de santé, la formation professionnelle et l’apprentissage afin que sa jeunesse devienne l’acteur principal de la reconstruction nationale.
L’après, c’est ToPeSA.
ToPeSA est le choix du peuple pour recouvrer sa souveraineté et sa dignité.
ToPeSA est le pont entre les blessures du passé et la construction de l’avenir.
ToPeSA.
Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA
Modifié le 09 juin 2026 à 14h00
Publié sur Facebook le 08 juin 2026 à 17h31 puis supprimé par Facebook.