19 août 2026

ToPeSA : Revenir là où le Président Fulbert Youlou nous a laissés

ToPeSA : revenir là où le Président Fulbert Youlou nous a laissés

Le Congo ne manque ni de filles ni de fils capables de relever le pays : il lui faut leur force, leur courage, leur détermination et leur volonté de servir la Nation. ToPeSA est l’aboutissement de l’évolution politique du Congo depuis la déclaration de la République, le 28 novembre 1958, jusqu’à nos jours, malgré les aléas des différents régimes. En restituant la République aux Congolaises et aux Congolais, ToPeSA ouvre une ère nouvelle : celle du Congo nouveau.

Mon objectif en faisant de la politique : « Le peuple est mon Dieu et chaque vie, d’une Congolaise et d’un Congolais, est sacrée car elle doit participer à la construction du Congo et le défendre partout où qu’elle soit. »

Quand on se perd en chemin, il n’y a aucune honte à revenir en arrière… pour retrouver son chemin.

Le Congo s’est fourvoyé pendant les « trois glorieuses » révolutionnaires des 13, 14 et 15 août 1963. Dès lors, un désordre durable s’est installé, que l’on a immortalisé par une chanson : « Youlou a tout volé ! », sans que l’on sache combien il aurait prétendument dérobé au Trésor public. Mais l’intention manifeste était de l’humilier, de le bannir et de faire taire les siens, tout en promettant : « Nous allons reconstruire. »

Cette reconstruction annoncée n’a pourtant pas conduit à la prospérité. Elle s’est, au contraire, manifestée par la faillite progressive du Congo.

Il nous faut donc tourner cette page, cette parenthèse de plus de six décennies qui a conduit à l’un des plus grands échecs politiques de notre histoire.

Au lieu de gérer la Nation, de faire vivre la République et de gouverner avec l’État au service de l’ensemble du peuple, depuis 1963, on a surtout géré les divisions pour mieux maintenir le pouvoir, au prix de l’appauvrissement du pays.

Il est désormais temps de gérer la Nation.

Il est temps de fermer cette parenthèse et d’écrire une nouvelle page de l’histoire de notre pays : celle du Congo nouveau.

Il nous faut repartir à la croisée des chemins, là où le Président Fulbert Youlou nous a laissés, pour reprendre le chemin interrompu de la République.

Retrouver l’esprit de 1960

Revenir là où le Président Fulbert Youlou nous a laissés ne signifie pas revenir à 1960 comme si le temps s’était arrêté.

Cela signifie retrouver une démarche politique : celle d’un Congo capable de comprendre les enjeux de son époque, de défendre ses intérêts et de construire des alliances et des partenariats à la hauteur des réalités du moment.

En 1960, au lendemain de l’indépendance, le Président Fulbert Youlou avait compris que le Congo ne pouvait pas rester spectateur des bouleversements qui transformaient l’Afrique et le monde.

Dans le contexte de la guerre froide, des indépendances africaines, de la crise congolaise et de la recomposition de l’Afrique centrale, Brazzaville entendait jouer un rôle politique et diplomatique. Youlou proposait notamment une conférence des chefs d’État africains pour rechercher collectivement une solution à la crise congolaise. Il avait également engagé une réflexion sur une Union équatoriale des États issus de l’ancienne Afrique équatoriale française.

Cette démarche révèle une chose essentielle : le Congo de 1960 cherchait à se positionner dans les enjeux géopolitiques de son temps.

C’est cette capacité de projection qu’il nous faut retrouver aujourd’hui.

Car les enjeux ont changé.

Le monde de 2026 n’est plus celui de 1960. Les rapports de puissance se sont transformés. Les enjeux énergétiques, sécuritaires, alimentaires, numériques, technologiques et économiques prennent une dimension nouvelle. L’Afrique centrale est au cœur de nouvelles concurrences, mais aussi de nouvelles opportunités.

Le Congo nouveau doit donc avoir une diplomatie nouvelle.

Une diplomatie qui ne soit ni dans la dépendance, ni dans le rejet de l’autre ; une diplomatie qui sache parler avec la France, les États-Unis, Israël, l’Europe, la Chine, la Russie, les pays du Golfe, les puissances émergentes et, surtout, avec ses voisins africains, en fonction des intérêts supérieurs du Congo et de l’Afrique centrale.

Nous ne voulons pas revenir en arrière. Nous voulons retrouver le chemin de l’histoire pour reprendre notre marche vers l’avenir.

Notre histoire avec la France

C’est aussi dans cette perspective qu’il faut comprendre la place particulière de Brazzaville dans notre histoire.

Le Congo est un pays dédié à la Sainte Vierge Marie, avec la Cathédrale Sainte-Anne, mais il est également porteur d’une histoire intimement liée à celle de la France Libre.

Brazzaville fut au cœur de la France Libre et devint un symbole majeur de la liberté et de la résistance. Cette histoire commune entre le Congo et la France appartient à notre patrimoine historique.

C’est cela, notre histoire.

Mais cette histoire a été progressivement dévoyée et confisquée par la Françafrique.

La nouvelle page de notre histoire exige donc de dépasser nos liens historiques avec la France pour construire une nouvelle relation avec elle.

Il ne s’agit ni de renier notre histoire, ni de tourner le dos à la France. Il s’agit de regarder l’avenir avec lucidité et de promouvoir une autre politique française en Afrique, fondée sur le respect des peuples, la souveraineté des États, la responsabilité et l’intérêt mutuel.

Il faut sortir définitivement des liaisons incestueuses de la Françafrique, de ces réseaux et pratiques qui ont trop souvent permis que les Biens Mal Acquis et les intérêts particuliers se construisent au détriment des peuples africains, et notamment du peuple congolais.

Le temps est venu d’établir entre le Congo et la France des partenariats respectueux, responsables, transparents et ambitieux, à la hauteur des nouveaux enjeux géopolitiques, économiques, sécuritaires, énergétiques et technologiques.

Le Congo ne demande pas à la France de choisir entre son histoire et son avenir. Il lui demande de construire avec lui une relation nouvelle, fondée sur la confiance, la réciprocité et le respect des intérêts de chacun.

Car c’est précisément cette rupture avec les pratiques de la Françafrique qui permettra de restaurer ce qui a été profondément abîmé : la confiance du peuple congolais à l’endroit de la France.

La France doit pouvoir être un partenaire du Congo, et non le partenaire d’un système au détriment du peuple congolais.

C’est ainsi que notre histoire commune pourra retrouver son sens et que pourra s’ouvrir une nouvelle étape des relations entre le Congo et la France, adaptée aux réalités et aux nouveaux enjeux géopolitiques du XXIe siècle.

Fermer la parenthèse, ouvrir une nouvelle page

Oui, il ne faut pas avoir peur de fermer cette parenthèse qui a commencé les 13, 14 et 15 août 1963.

Il ne faut pas avoir peur de regarder en face le gâchis terrible de ces décennies, d’en tirer les leçons et de tourner définitivement cette page sombre.

Car un peuple qui refuse de regarder son histoire ne peut pas construire sereinement son avenir.

Le Congo doit désormais retrouver la maîtrise de son destin.

Cette responsabilité appartient aux filles et aux fils du pays.

Le Congo ne manque ni de compétences, ni d’intelligence, ni de ressources humaines. Ce qui lui a manqué, c’est une vision politique capable de rassembler ces forces autour d’un projet national.

ToPeSA porte cette vision.

ToPeSA : le pont vers le Congo nouveau

ToPeSA est le pont qui permet d’ouvrir cette nouvelle page.

ToPeSA est la restitution de la République aux Congolaises et aux Congolais.

ToPeSA est l’expression de la force, de la volonté et de la détermination des filles et des fils du Congo à reconstruire leur pays.

ToPeSA est la promesse de construire une Nation Pour Tous.

ToPeSA est la restauration de l’État au service de toutes les filles et de tous les fils du pays.

ToPeSA est le résultat de l’évolution politique du Congo depuis la déclaration de la République, le 28 novembre 1958, jusqu’à ce jour, malgré les aléas des différents régimes qui se sont succédés à la tête du pays.

ToPeSA est la passerelle entre notre histoire et notre avenir.

ToPeSA ouvre une ère nouvelle : celle du Congo nouveau.

ToPeSA, la voie et la voix du Congo nouveau.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Bucarest (Roumanie), le 19 août 2026 — 11 h 57

Mots-clés : ToPeSA, Congo nouveau, Fulbert Youlou, CDRC, Modeste Boukadia, République du Congo, diplomatie congolaise, France-Afrique, Françafrique, Biens Mal Acquis, Afrique centrale.