
Accordez-vous. Ensuite, venez me solliciter : ToPeSA
Par Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA
25 février 2026 – 06h40
Une candidature qui ne dit pas son nom
Denis Sassou Nguesso a déclaré :
« Je fais acte de candidature. »
Mais il ne s’est jamais clairement exprimé en disant :
« Je suis candidat. »
Il interroge la sincérité, la clarté et le respect dû au peuple congolais.
À
tel point que l’on en viendrait presque à se demander s’il faut encore
enseigner la langue française au Congo lorsque celui qui dirige le pays —
et qui prétend être soutenu par ceux-là mêmes qui nous ont légué cette
belle langue — ne parvient pas à exprimer avec netteté ses propres
intentions.
Quand le chef de l’État, entouré d’intellectuels et de conseillers, entretient une ambiguïté sur son propre statut, comment peut-on ensuite nous parler de bilan avec sérieux ?
Quand celui qui dirige le pays entretient volontairement une ambiguïté sur son propre statut, comment peut-on ensuite exiger du peuple qu’il se contente d’un discours clair sur le bilan ?
Un gouvernement qui se contredit
À ceux qui m’écrivent, m’interpellent ou me sollicitent tout en vantant les prouesses de leur Timonier, leur Patriarche, leur Empereur — voire leur Dictateur — et qui affirment :
- qu’il a développé le pays,
- qu’il a construit des hôpitaux et des écoles,
- qu’il a apporté la paix,
- que l’économie se porte bien,
- qu’un accord a été trouvé avec le Fonds monétaire international,
Mais alors, expliquez au peuple pourquoi son propre ministre de la Coopération internationale et de la Promotion du Partenariat public-privé affirme, dans une interview publique, qu’il a mal travaillé.
Ils sont pourtant :
- du même bord,
- de la même majorité,
- de la même famille politique.
Comment peut-on célébrer un bilan d’un côté et le contester de l’autre ?
Un pays n’est pas un exercice de communication interne.
Un peuple n’est pas un public de mise en scène.
Le Congo réel, loin des slogans
Le Congo n’est pas un terrain de propagande.
C’est une nation confrontée :
- au chômage massif des jeunes,
- à la précarité sociale,
- à l’essoufflement institutionnel,
- à une dépendance chronique à l’endettement.
Le FMI lui-même souligne les faiblesses structurelles dans la mobilisation des recettes publiques.
L’État congolais recourt massivement à l’endettement bancaire pour assurer ses obligations salariales, avec des remboursements repoussés au-delà de délais soutenables.
Si le travail a été bien fait, qu’il soit défendu avec cohérence.
S’il a été mal fait, qu’il soit assumé avec responsabilité.
Le double discours permanent
Ce décalage révèle :
- l’absence de cap clair,
- la peur d’assumer,
- et peut-être la conscience d’avoir abîmé un pays de moins de cinq millions d’habitants, pourtant riche en ressources naturelles.
On ne redresse pas une Nation avec des applaudissements de circonstance.
On ne reconstruit pas l’avenir avec des querelles internes maquillées en stratégie politique.
Accordez-vous d’abord. Ensuite, venez me trouver
Accordez-vous.
Clarifiez votre vérité.
Ensuite, venez me trouver.
Pour fabriquer ensemble — loin du bruit — le tam-tam du sursaut national.
Pour remettre la Nation au centre du débat et de l’action.
Remettons la vérité au cœur du débat.
Car l’heure n’est plus à la mise en scène permanente.
Ni à la glorification des échecs maquillés en réussites.
Un pays ne se redresse pas à coups de slogans.
Il se redresse par la vérité, la responsabilité et le courage.
ToPeSA.
Tags :
Congo, Gouvernance, Transparence, FMI, Responsabilité politique, Sursaut national, CDRC
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