Camouflet
Au fil des années et au fil des congrès, des tirs de barrage s’érigent contre la volonté affichée ou supposée de Denis Christel Sassou Nguesso dit « Kiki le pétrolier » de s’emparer du PCT aux fins d’une succession dynastique au Congo-Brazzaville. A deux reprises, le pater, Denis Sassou Nguesso, a forcé le barrage. A deux reprises, le « Khalife d’Oyo » a échoué. L’homme du 5 février 1979 a essuyé un revers.
Pierre qui roule
La bronca conduite par le Président du Sénat Pierre Ngolo et soutenue par les caciques du PCT, le parti fondé par le Commandant Marien Ngouabi le 31 juillet 1969, a mis en échec l’appétit vorace des jeunes loups qui croyaient leur heure arrivée. La bronca est une manifestation bruyante de désapprobation, originaire de la tauromachie, mais utilisée aussi pour décrire des protestations collectives. La jeune garde qui papillonnait autour de Denis Christel Sassou, parmi laquelle, Anatole Collinet Makosso, Bertille Inès Ingani, Hermela Doukaga, Digne Obami Itou... n’a pas fait le poids.
Christel Sassou a capitulé et a courbé l’échine. Pas de schisme politique, pas d’éclats de voix, pas de claquement de portes, pas de motion de protestation, pas de tracts dans la ville. Tout est rentré dans l’ordre. Les vaches sont bien gardées et l’avenir des « mbochis » garanti. Christel Sassou a ravalé ses ambitions. Il ne fallait rien attendre du PCT et Pierre Moussa dans le sens du respect des règles de bonne gestion des finances publiques et la lutte contre la corruption et les malversations financières. Pendant que Pierre Moussa et le PCT organisaient un congrès budgétivore, les salariés, les retraités, les boursiers, les enseignants de l’Université Marien Ngouabi, le personnel soignant étaient soumis à l’inanition.
Un coup KO
Ce qui unit les « camarades membres » du PCT est plus fort que ce qui les sépare : la conservation du pouvoir et la victoire dès le premier tour de Denis Sassou Nguesso à l’élection présidentielle de mars 2026 afin de perpétuer la domination du PCT dans les différentes instances administratives, politiques et économiques et de poursuivre le pillage du Congo-Brazzaville. La situation économique, sociale, financière, c’est le cadet de leurs soucis. Les courants au PCT, il n’y en a point. Plus personne, même au sommet de l’Etat, ne croît en la capacité des cadres du PCT de conduire le bateau Congo-Brazzaville à bon port.
Benjamin BILOMBOT BITADYS

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire