6 juin 2026

De "J'assume" à "Plus jamais ça" : pourquoi ToPeSA s'impose comme l'alternative de la résilience nationale

De « J’ASSUME » à « PLUS JAMAIS ÇÀ » : pourquoi ToPeSA s’impose comme l’alternative de la résilience nationale

"Entre le « J’ASSUME » prononcé lors de la Conférence nationale souveraine de 1991 et le « PLUS JAMAIS ÇÀ » affiché à l’issue de la guerre du 5 juin 1997, le Congo a traversé l’une des périodes les plus douloureuses de son histoire contemporaine. Ces deux déclarations, séparées par six années de tensions, de ruptures institutionnelles et de violences, témoignent à elles seules de l’échec collectif à bâtir une véritable politique d’union nationale. Plus de vingt-cinq ans après, alors que les divisions continuent d’affaiblir la nation, une question demeure : comment sortir définitivement du cycle des confrontations qui a tant coûté au peuple congolais ? À travers cette réflexion, ToPeSA apparaît non comme une simple proposition politique, mais comme une vision de résilience nationale fondée sur la restauration de l’État, la justice, le vivre-ensemble et la réconciliation durable des filles et des fils du Congo.

Les formules « J’ASSUME » et « PLUS JAMAIS ÇÀ » renvoient à deux moments majeurs de l’histoire politique contemporaine du Congo qui, mis en perspective, révèlent une vérité souvent ignorée : la crise congolaise n’est pas née de la guerre de 1997. Elle plonge ses racines bien plus loin, dans l’incapacité collective à bâtir une véritable politique d’union nationale.

Lors de la Conférence nationale souveraine de 1991, Denis Sassou Nguesso prononça le célèbre « J’ASSUME ». Cette déclaration se voulait un acte de responsabilité face au passé. Elle exprimait la reconnaissance d’une part de responsabilité dans la gestion de l’État et ouvrait, du moins en théorie, la voie à une refondation nationale.

Pourtant, six ans plus tard, le Congo sombrait dans l’une des pages les plus tragiques de son histoire avec la guerre du 5 juin 1997. À l’issue de ce conflit, le même Denis Sassou Nguesso fit ériger devant sa résidence un char de combat portant l’inscription « PLUS JAMAIS ÇÀ ».

Entre ces deux déclarations se résume toute la tragédie congolaise.

Le « J’ASSUME » reconnaissait implicitement l’existence de dysfonctionnements majeurs. Le « PLUS JAMAIS ÇÀ » reconnaissait, quant à lui, l’ampleur du drame provoqué par l’échec politique collectif qui avait conduit à la guerre.

Pourquoi le Congo n’est-il jamais sorti de la logique de confrontation ?

Une question fondamentale demeure : pourquoi, malgré ces prises de conscience successives, le Congo n’est-il jamais parvenu à sortir durablement de la logique de confrontation ?

La réponse réside sans doute dans l’absence d’une véritable politique d’union nationale. La Conférence nationale souveraine avait ouvert un espace de liberté inédit, mais elle n’a pas réussi à mettre en place les mécanismes institutionnels capables de transformer les différences politiques, régionales et sociales en une force collective au service de la nation.

Cette fragilité a progressivement conduit à la polarisation de la vie publique puis à l’effondrement des institutions lors des événements de 1997.

Depuis lors, le peuple congolais paie un lourd tribut. Les divisions se sont enracinées, la méfiance s’est installée et les fractures se sont parfois institutionnalisées au point d’affecter l’ensemble du territoire national.

Aucune région n’a été épargnée.

Aucune communauté n’a été préservée.

Toutes les régions du Congo sont aujourd’hui confrontées à une même crise : celle de la division.

Reconstruire ce qui rassemble

C’est précisément pour cette raison que la reconstruction du vivre-ensemble doit commencer par ce qui rassemble plutôt que par ce qui distingue.

Dans cette perspective, un recensement général de la population et de l’habitat apparaît comme une nécessité nationale. À l’inverse, les recensements à caractère sectoriel, communautaire ou régional risquent d’entretenir les clivages existants et d’alimenter davantage les tensions que la cohésion nationale.

L’enjeu est de reconnaître chaque Congolais comme membre d’une même communauté nationale avant toute autre considération.

ToPeSA : une rupture avec les logiques de violence

C’est précisément là que la démarche ToPeSA prend tout son sens.

Contrairement aux approches fondées sur les rapports de force ou les logiques de revanche, ToPeSA repose sur une conviction simple : aucune composante du peuple congolais ne pourra construire seule l’avenir du pays.

Le salut national ne viendra ni de l’exclusion, ni de la domination, ni de la violence.

L’histoire récente du Congo démontre que la violence ne produit jamais autre chose que de nouvelles violences. Chaque confrontation engendre de nouvelles blessures, nourrit les rancœurs et enferme la nation dans un cycle sans fin dont les populations civiles demeurent les principales victimes.

ToPeSA propose au contraire une rupture avec cette logique.

Sa démarche consiste à remettre toutes les régions, toutes les sensibilités et toutes les composantes du peuple congolais sur un pied d’égalité afin de reconstruire ce qui a été progressivement affaibli : l’État.

Restaurer l’État pour restaurer la Nation

Car au fond, la véritable question congolaise n’est ni ethnique, ni régionale, ni même politique. Elle est avant tout institutionnelle.

Elle réside dans la nécessité de restaurer un État capable d’incarner l’intérêt général, de garantir la justice, de protéger les citoyens et de faire vivre l’unité nationale.

Sans État fort et impartial, les divisions prospèrent.

Avec un État restauré, les différences deviennent une richesse au service de la nation.

La leçon qui se dégage de la période allant de la Conférence nationale souveraine à la guerre du 5 juin 1997 est donc claire : lorsqu’une nation ne parvient pas à organiser son unité dans le cadre des institutions, les divisions finissent inévitablement par s’exprimer dans la rue ou sur les champs de bataille.

Le Congo ne peut plus se permettre de revivre cette expérience.

ToPeSA : une vision de résilience nationale

C’est pourquoi l’heure n’est plus aux affrontements stériles ni aux logiques de rupture violente. Elle est à la construction d’un consensus national capable de tourner définitivement la page des conflits qui ont marqué notre histoire récente.

ToPeSA constitue aujourd’hui cette voie de rassemblement. Non pas comme une simple théorie politique ou une vue de l’esprit, mais comme une vision structurée de résilience nationale qui engage l’ensemble du peuple congolais.

La stabilité, la justice, la réconciliation et le vivre-ensemble ne peuvent être imposés par la force. Ils doivent être construits collectivement.

À l’heure où le Congo cherche encore les moyens de dépasser ses fractures, ToPeSA apparaît comme l’une des rares démarches capables de transformer les leçons douloureuses du passé en fondations solides pour l’avenir.

ToPeSA n’est donc pas une vue de l’esprit. C’est une vision de résilience nationale, un projet de reconstruction de l’État et de réconciliation durable qui engage chaque Congolaise et chaque Congolais dans la construction d’une nation enfin réconciliée avec elle-même.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 06 juin 2026 – Mis en ligne à 11h19

Mis en ligne sur Facebook : le 06/06/2026 – 10h40
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