19 juin 2026

L'après : Qui a peur de ToPeSA et de l'Union nationale ?

Je m’interroge : qui a peur du rassemblement des Congolais ? Pourquoi mes publications appelant à l’unité nationale, au dialogue et à la mise en œuvre de ToPeSA font-elles l’objet de signalements répétés sur les réseaux sociaux ?

À travers cette mise au point, je réaffirme que le CDRC – Une Nation Pour Tous est un parti de gouvernement porteur de « L’Autre politique », celle qui place l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des intérêts particuliers, des divisions et des antagonismes qui affaiblissent notre pays depuis trop longtemps.

Car l’avenir du Congo ne se construira ni dans la violence, ni dans les fractures régionales, ethniques ou politiques, mais dans la rencontre de toutes les intelligences, de toutes les compétences et de toutes les bonnes volontés de notre pays, qu’elles soient issues de nos villages ou de nos villes, de l’intérieur du territoire national ou de la diaspora appelée à participer à l’effort de reconstruction nationale à travers la désimmigration.

À travers l’image du tam-tam fabriqué au cœur de la forêt par ceux qui savent, avant d’être joué ensemble au village pour rassembler toute la communauté, j’appelle les filles et les fils du Congo à unir leurs efforts afin de bâtir une solution politique capable de restaurer l’État, de consolider la paix, de renforcer le vivre-ensemble, de refonder l’unité nationale et de redonner à notre peuple l’espérance d’un Congo nouveau.

Car le salut du Congo ne viendra ni d’un homme providentiel, ni d’une région particulière, ni d’une communauté contre une autre. Il viendra de la volonté collective des Congolaises et des Congolais de se retrouver autour d’un projet commun pour reconstruire leur nation et lui rendre toute sa place en Afrique et dans le monde.

Fabriquer le tam-tam au cœur de la forêt pour rassembler la nation au village

Mes chères compatriotes,

Mes chers compatriotes,

Pendant des années, j’ai alerté sur les dangers qui menaçaient notre pays. J’ai ouvert le débat sur les causes profondes de la crise congolaise et sur les différentes hypothèses de sortie de crise, y compris les plus extrêmes, afin de faire prendre conscience des risques de désintégration nationale qui pesaient sur le Congo.

Aujourd’hui, le temps n’est plus à l’alerte mais à la construction.

Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’évoquer les conséquences possibles de nos divisions, mais de bâtir les conditions de notre rassemblement.

Aujourd’hui, il ne s’agit plus de regarder ce qui pourrait séparer les Congolais, mais de rechercher ce qui peut les unir.

C’est précisément le sens de ToPeSA.

Dès lors, une question se pose : qui a peur de ToPeSA ? Qui a peur de l’union nationale ? Qui a peur de voir les filles et les fils du Congo se retrouver autour d’une même table pour construire ensemble une solution politique capable de restaurer l’État, la paix, le vivre-ensemble et l’espérance d’un Congo nouveau ?

J’ai publié le 8 juin 2026 sur Facebook une analyse intitulée : « Le résultat de la mainmise sur le pétrole congolais ».

Cette réflexion portait sur les conséquences de plusieurs décennies de gouvernance marquées par une mauvaise gestion des ressources nationales. Elle mettait notamment en lumière la dégradation progressive de notre système éducatif ainsi que certaines dérives institutionnelles qui contribuent à fragiliser davantage la cohésion nationale et le respect dû aux femmes congolaises.

Dans cette publication, il n’y avait ni propos offensants, ni atteinte à la pudeur, ni appel à la haine, ni incitation à la violence. Comme toutes mes analyses, elle s’inscrivait dans une démarche de réflexion, de dialogue et de recherche de solutions pour l’avènement d’un Congo nouveau fondé sur ToPeSA, la paix, la justice et l’unité nationale.

Pourtant, cette publication a été signalée auprès de Facebook, avec pour conséquence le blocage temporaire de ma page et la limitation de ma capacité à publier. Loin de faire disparaître le débat qu’elle soulève, cette situation m’a conduit à republier ce contenu sur le site officiel du CDRC sous le titre : « ToPeSA : Le nœud du Congo », afin que les Congolaises et les Congolais puissent continuer à réfléchir librement aux enjeux de notre avenir commun.

Des questions méritent donc d’être posées :

Qui a peur de ToPeSA ?
Qui a peur de l’union nationale ?
Qui a peur du dialogue entre les filles et les fils du Congo ?

Pendant des années, lorsque j’ouvrais le débat sur la crise nationale et sur diverses hypothèses de sortie de crise, y compris l’éventualité de deux États pour alerter les Congolais sur les risques de désintégration nationale auxquels notre pays pouvait être confronté, ma page n’a jamais été signalée. Mais aujourd’hui que je défends l’unité nationale, le rassemblement des Congolais, la restauration de l’État et une solution politique pacifique, certains semblent vouloir faire taire cette voix.

Pourquoi ?

Qui craint que les Congolais du Nord, du Sud, du Centre, de l’Est et de l’Ouest se parlent à nouveau ?

Qui craint que les femmes et les hommes de toutes nos régions comprennent qu’ils partagent les mêmes souffrances, les mêmes difficultés et finalement les mêmes aspirations ?

Qui craint que le peuple congolais découvre que son avenir ne se trouve ni dans la haine, ni dans les divisions, ni dans les règlements de comptes, mais dans son unité retrouvée ?

Je le dis avec gravité : la violence n’apportera aucune des solutions attendues par notre peuple.

La violence ne produira ni eau potable, ni électricité, ni emplois, ni investissements.

La violence ne paiera ni les salaires, ni les pensions, ni les bourses.

La violence ne construira ni écoles, ni universités, ni hôpitaux.

La violence ne réconciliera pas les Congolais avec eux-mêmes.

Partout dans le monde, les grandes crises nationales ont trouvé leurs solutions lorsque les femmes et les hommes capables de réfléchir, d’écouter et de construire ensemble ont accepté de se retrouver autour d’une même table pour rechercher l’intérêt supérieur de la nation.

C’est précisément le sens de ToPeSA.

ToPeSA n’est pas le projet d’une région contre une autre.

ToPeSA n’est pas le projet d’une ethnie contre une autre.

ToPeSA n’est pas le projet d’un parti contre un autre.

ToPeSA est le projet du Congo tout entier.

Je ne suis ni historien, ni juriste. Je ne suis pas là pour mettre qui que ce soit en prison, car ce n’est pas la mission d’un homme politique. La mission d’un responsable politique est de proposer des solutions aux problèmes du pays, de porter une vision pour la nation et de faire adopter, par les institutions compétentes, les décisions et les lois nécessaires afin qu’elles soient appliquées dans l’intérêt du peuple.

C’est dans cet esprit que j’inscris mon action : non pas dans la recherche de la vengeance, mais dans la recherche de solutions politiques pour le Congo.

Ma démarche est avant tout politique. Elle consiste à proposer des solutions permettant à notre pays de se réapproprier son histoire, afin que notre peuple puisse mieux la comprendre, l’assumer et guérir des blessures qu’elle a laissées derrière elle.

Car un peuple qui ignore son histoire peine à comprendre son présent et à construire son avenir. À l’inverse, un peuple réconcilié avec son histoire dispose des clés nécessaires pour se réconcilier avec lui-même et s’ouvrir sereinement au monde.

C’est à cette condition que nous pourrons établir des relations solides, équilibrées et respectueuses avec nos partenaires. L’histoire nous donne les clés pour mieux nous comprendre nous-mêmes, mais aussi pour mieux comprendre les autres et dialoguer avec eux. Elle nous permet d’être pleinement présents dans la communauté humaine, en Afrique, en Europe, aux États-Unis, en France, en Israël et partout où se construisent les échanges entre les peuples.

Le Congo ne retrouvera sa place dans le monde qu’en retrouvant d’abord sa place dans sa propre histoire.

Nos anciens nous enseignaient qu’avant de jouer le tam-tam au village, il fallait d’abord le fabriquer au cœur de la forêt. Chacun apportait son savoir-faire, son expérience, ses connaissances et sa contribution. Puis, une fois le tam-tam achevé, tous se retrouvaient au village pour le faire résonner ensemble afin d’appeler la communauté au rassemblement.

Aujourd’hui, le Congo a besoin de ce tam-tam.

Il a besoin que celles et ceux qui savent, celles et ceux qui comprennent les enjeux du pays, son histoire, ses blessures, ses forces et ses défis, se retrouvent pour fabriquer ensemble le tam-tam de la paix, de l’unité nationale et du renouveau.

Il a besoin des paysans comme des citadins, des jeunes comme des anciens, des femmes comme des hommes, des Congolais de l’intérieur comme de ceux de la diaspora qui souhaitent participer à l’effort national à travers la désimmigration et le retour des compétences au service de la nation.

Ce n’est qu’ensuite que nous pourrons faire résonner ce tam-tam dans tout le pays afin d’appeler chaque Congolaise et chaque Congolais à se retrouver autour d’un projet commun de paix, de justice, de développement, de vivre-ensemble et d’unité nationale.

Plus que jamais, la voie demeure ToPeSA.

ToPeSA est le pont qui relie les régions, les générations, les sensibilités politiques et les composantes de la nation.

ToPeSA est le chemin du dialogue, de la responsabilité et de l’espérance.

ToPeSA est le pont vers le Congo nouveau.

Quoi que certains fassent pour l’empêcher, le peuple congolais finira par se retrouver autour de ce choix, car il est celui de la paix, de l’unité et de l’avenir.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 12 juin 2026 – Mise en ligne à 09h00


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