17 août 2026

ToPeSA : Du Congo nouveau à l'Afrique centrale, pour une Afrique à la table des négociations

ToPeSA : du Congo nouveau à l’Afrique centrale, pour une Afrique à la table des négociations

ToPeSA : du Congo nouveau à l’Afrique centrale, pour une Afrique à la table des négociations

Dans un monde en pleine mutation géopolitique, l’Afrique ne peut plus rester spectatrice des recompositions qui s’opèrent autour d’elle. Du Congo nouveau à l’Afrique centrale, ToPeSA porte une ambition : faire émerger un nouveau phare africain, capable d’éclairer une jeunesse avide de savoir, d’entreprendre et de prendre toute sa place dans le monde. Le Sénégal montre qu’une démocratie peut constituer un modèle et un point d’appui pour son environnement régional ; l’Afrique centrale doit, elle aussi, faire émerger son propre exemple. Dans cette perspective, le Congo a vocation à redevenir un moteur régional et à contribuer à la reconstruction d’un axe stratégique Kampala–Lubumbashi–Pointe-Noire, embryon d’un marché trilatéral ouvert sur l’Afrique de l’Est, l’Afrique centrale et l’Atlantique. L’enjeu dépasse ainsi les frontières du Congo : il s’agit de préparer une Afrique capable de parler d’égal à égal avec le monde et de prendre enfin sa place à la table des négociations.

CONGO, L’AFRIQUE CENTRALE ET LES NOUVELLES OPPORTUNITÉS DU MONDE

C’est pour moi une grande joie de tracer, depuis la Roumanie, pays d’une grande histoire, la voie de l’avènement du Congo nouveau.

Le Congo, mais aussi l’Afrique centrale, constituent aujourd’hui un enjeu majeur de la nouvelle géopolitique mondiale, notamment dans le cadre de la nouvelle politique des États-Unis d’Amérique.

C’est également une opportunité pour les pays de l’Europe de l’Est, comme la Roumanie, de mieux s’ouvrir à ce continent et, particulièrement, à l’Afrique centrale, qui possède des ressources considérables, une position géographique stratégique et une jeunesse qui aspire à prendre pleinement sa place dans le monde.

Car l’histoire nous enseigne une chose essentielle : les relations entre les peuples précèdent souvent les grandes transformations politiques et économiques.

I. LE CONGO : UNE HISTOIRE D’OUVERTURE AU MONDE

Après la proclamation de la République du Congo, le 28 novembre 1958, le pays, sous l’impulsion de son premier président, l’Abbé Fulbert Youlou, s’est ouvert au monde par une politique diplomatique d’avant-garde.

Il a notamment établi des relations privilégiées avec les États-Unis d’Amérique, avec la visite d’État du président Fulbert Youlou aux États-Unis en 1960, où il fut reçu par le président John F. Kennedy.

Il a ensuite été, en 1960, le premier pays d’Afrique subsaharienne à établir des relations diplomatiques avec l’État d’Israël, puis à signer un traité d’amitié entre Israël et le Congo en 1962.

Le Congo voulait alors être à l’avant-garde de l’Afrique, après que sa capitale, Brazzaville, eut été celle de la France Libre, contribuant ainsi à empêcher que le monde ne soit dominé par l’idéologie nazie.

La Première République fut donc le phare d’une nouvelle diplomatie entre l’Afrique, les États-Unis, Israël et le reste du monde.

Il ne s’agissait pas seulement de rechercher des partenaires. Il s’agissait de faire du Congo un pays ouvert sur le monde, capable de dialoguer avec les grandes puissances tout en affirmant sa souveraineté.

Mais malheureusement, cette avancée diplomatique fut stoppée par l’arrivée des « révolutionnaires au pouvoir », en 1963, à la suite du coup d’État contre le président Fulbert Youlou, sous l’appellation fallacieuse des « Trois Glorieuses », par référence aux « Trois Glorieuses » qui se déroulèrent les 27, 28 et 29 juillet 1830 : la révolution parisienne qui dura exactement trois jours et entraîna la chute du roi Charles X.

Le Congo a fini par basculer dans une instabilité politique et économique, jusqu’à l’avènement du Parti congolais du travail, d’obédience marxiste-léniniste, en 1969.

Depuis cette date, le Congo est balloté par une démocratie dévoyée.

Mais l’histoire du Congo ne doit pas être condamnée à se répéter.

Elle doit être réorientée.

Et c’est précisément là que se situe l’ambition de ToPeSA : renouer avec l’esprit d’ouverture, de souveraineté et de rayonnement qui avait permis au Congo de se positionner, dès les premières années de son indépendance, comme un pays tourné vers le monde.

II. REBÂTIR UN CONGO OUVERT SUR L’AFRIQUE ET SUR LE MONDE

Notre vision, elle, est celle de l’avenir.

Rebâtir un Congo nouveau, profondément ancré dans le respect des droits de l’homme, dans l’État de droit et dans la démocratie, mais aussi ouvert à de nouveaux partenaires afin d’établir des relations diplomatiques, économiques et humaines durables et fraternelles.

Car le monde actuel, confronté à de nouveaux enjeux géopolitiques, a besoin d’une Afrique ouverte ; d’une Afrique qui ne soit plus seulement regardée comme un espace de ressources, mais comme un espace d’initiatives, de production, d’innovation et de partenariats.

Et au sein de cette Afrique, l’Afrique centrale occupe une position particulière.

Elle est au cœur du continent. Elle dispose de ressources énergétiques, minières, forestières, agricoles et humaines considérables. Elle est bordée par l’Atlantique. Elle possède des voies fluviales majeures. Et elle constitue un espace de connexion entre l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique de l’Est, l’Afrique australe et le cœur du continent.

Cette position stratégique ouvre une possibilité exceptionnelle : faire de l’Afrique centrale un espace de coopération, de stabilité et de nouvelles opportunités.

Mais pour que cette ambition devienne réalité, il faut davantage qu’une accumulation de ressources.

Il faut une vision.

Il faut des hommes et des femmes capables de porter cette vision.

Il faut surtout un phare.

III. UNE JEUNESSE QUI A BESOIN D’UN PHARE

Le Congo de demain, ce n’est pas seulement un territoire. C’est d’abord un peuple. Et ce peuple est jeune.

Selon le recensement général de la population de 2023, peu importe la manière dont il a été réalisé, le Congo compte environ 6,1 millions d’habitants, dont 76 % ont moins de 35 ans.

C’est l’une des structures démographiques les plus jeunes du continent africain.

Cette jeunesse n’est plus une jeunesse recluse. Elle est connectée au monde. Elle observe ce qui se fait à Kampala, à Dakar, à Accra, à Nairobi, mais aussi ailleurs en Afrique et dans le monde.

Et elle se demande légitimement pourquoi le Congo, pays fondateur, pays pionnier de la diplomatie africaine des années 1960, est aujourd’hui à la traîne.

Cette jeunesse ne veut plus subir l’histoire.

Elle veut l’écrire.

Elle a soif de savoir. Elle veut apprendre, comprendre, entreprendre, créer et participer aux décisions qui détermineront son avenir.

Mais une jeunesse qui aspire à l’avenir a besoin d’un horizon.

Elle a besoin d’un exemple.

Elle a besoin d’un phare.

C’est pourquoi l’Afrique centrale doit faire émerger un modèle capable d’inspirer sa jeunesse, de lui montrer que la démocratie, le savoir, le travail, l’entrepreneuriat et la responsabilité politique peuvent constituer les fondations d’un avenir nouveau.

Un pays qui ne donne pas d’avenir à sa jeunesse la pousse vers l’exil ou vers le désespoir. C’est pourquoi le remède est la désimmigration : le retour des immigrés à la maison, vers la terre natale où les attend leur destinée.

Un pays qui investit dans sa jeunesse — dans l’éducation, la formation professionnelle, l’apprentissage, l’entrepreneuriat et l’innovation — se donne les moyens de son propre relèvement.

Mais cette ambition ne concerne pas seulement le Congo. Elle concerne toute l’Afrique centrale, voire toute l’Afrique.

Car une jeunesse africaine formée, entreprenante et connectée constitue l’un des plus grands marchés et l’un des plus grands potentiels de croissance du XXIe siècle.

L’enjeu est donc de créer les conditions pour que cette jeunesse ne soit plus seulement consommatrice de modèles venus d’ailleurs, mais qu’elle devienne elle-même productrice de savoir, de richesse, de technologie, de culture et de solutions.

Le phare que nous appelons de nos vœux n’est pas celui d’un pays qui prétend dominer les autres.

C’est celui d’un pays qui montre la voie.

IV. LE SÉNÉGAL : UN EXEMPLE, L’AFRIQUE CENTRALE : UN NOUVEAU DÉFI

L’Afrique francophone dispose d’exemples qui démontrent qu’une culture démocratique peut s’enraciner dans la durée, malgré les crises, les tensions et les péripéties politiques.

Le Sénégal est, sans le contester, l’un de ces exemples.

Au-delà des péripéties qui ont pu opposer le président et l’ancien Premier ministre, il demeure une référence démocratique importante dans l’espace francophone africain.

L’enseignement que nous devons en tirer n’est pas de copier un modèle extérieur, mais de comprendre qu’une nation peut construire, consolider et défendre des institutions capables de résister aux crises politiques.

L’Afrique centrale doit, elle aussi, faire émerger un tel exemple.

Et ToPeSA s’y projette.

Le Congo nouveau doit pouvoir devenir l’un des points d’appui de cette nouvelle culture démocratique en Afrique centrale : une démocratie fondée sur l’État de droit, la responsabilité, la transparence, l’alternance, la réconciliation nationale et le respect de la dignité humaine.

Nous ne pouvons pas demander à l’Afrique d’être respectée dans le monde si nous ne sommes pas capables de construire chez nous des institutions que nos propres peuples respectent.

Le leadership régional ne se décrète pas.

Il se mérite.

Et il commence par l’exemplarité.

V. DES RESSOURCES NATURELLES HORS NORMES

Le Congo dispose d’atouts que peu de nations peuvent revendiquer simultanément.

Sur le plan forestier, d’abord : les forêts couvrent une grande partie du territoire national, et le pays fait partie intégrante du bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical du monde après l’Amazonie.

Mais le bassin du Congo ne s’arrête pas aux frontières du Congo. Il constitue un patrimoine partagé par plusieurs États d’Afrique centrale.

Cela signifie que la protection de cet espace, sa valorisation économique et son développement durable ne peuvent être pensés uniquement à l’échelle nationale. Ils doivent être pensés à l’échelle régionale.

Sur le plan énergétique, ensuite, le pétrole demeure le pilier de l’économie congolaise.

À cela s’ajoutent le gaz naturel, les ressources minières, ainsi que les immenses possibilités agricoles, hydrauliques et forestières.

Mais ces ressources, aussi importantes soient-elles, ne valent que si elles sont mises au service des peuples et non captées par des logiques de rente et de prédation.

Le vrai capital du Congo, ce n’est pas seulement ce qui est sous son sol.

C’est ce qui est dans la tête et dans les mains de ses enfants.

Et c’est également ce qui est dans les mains des peuples d’Afrique centrale et de l’Afrique.

Notre région ne doit plus seulement exporter ses matières premières. Elle doit pouvoir transformer, produire, créer de la valeur ajoutée et, lorsque la consommation locale est enfin assurée, exporter des produits finis.

C’est pour cela que je propose la création de paradis agricoles, en lien avec l’autonomie partielle des régions, dans le cadre d’une décentralisation administrative et financière effective.

C’est là que se trouve l’une des grandes opportunités de notre génération.

VI. LE CONGO, PORTE D’ENTRÉE ET PÔLE RÉGIONAL

Le Congo a vocation, par son histoire, par sa position géographique au cœur de l’Afrique centrale et par son accès stratégique à l’océan Atlantique via le port de Pointe-Noire, à retrouver un rôle moteur dans sa sous-région.

Mais je veux aller plus loin.

Le Congo peut être une porte d’entrée de l’Afrique centrale vers le monde.

Et l’Afrique centrale peut devenir une porte d’entrée du monde vers de nouveaux marchés africains.

Nous devons regarder au-delà des frontières nationales.

Le Congo, la République démocratique du Congo, le Gabon, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad et les autres pays de notre espace régional ont chacun leurs spécificités, leurs ressources et leurs potentiels.

Mais, ensemble, ils représentent un espace géographique, économique et humain considérable.

Cette sous-région a besoin d’un nouveau souffle. Elle a besoin de corridors de transport, d’énergie et d’infrastructures. Elle a besoin de ports, de chemins de fer, de routes, de numérique, de formation professionnelle et d’industries de transformation.

Elle a surtout besoin de stabilité politique et de confiance entre les peuples.

VII. KAMPALA–LUBUMBASHI–POINTE-NOIRE : L’EMBRYON D’UN MARCHÉ TRILATÉRAL

Plus que jamais, nous devons recréer l’axe Kampala–Lubumbashi–Pointe-Noire.

Cet axe ne doit pas être considéré comme une simple ligne sur une carte.

Il peut devenir l’un des premiers embryons d’un véritable marché trilatéral africain reliant l’Afrique de l’Est, l’Afrique centrale et la façade atlantique.

Kampala représente une ouverture vers l’Afrique de l’Est.

Lubumbashi constitue un carrefour majeur au cœur de l’Afrique centrale et vers l’espace minier de la région.

Pointe-Noire ouvre l’accès à l’océan Atlantique et aux marchés internationaux.

Relier ces trois pôles, c’est penser autrement la géographie économique du continent.

C’est créer des corridors de circulation pour les personnes, les marchandises, l’énergie, les capitaux, les savoirs et les technologies.

C’est permettre à nos économies de mieux se compléter.

C’est favoriser les échanges entre producteurs africains, entrepreneurs africains et consommateurs africains.

C’est aussi créer les conditions d’un marché régional suffisamment important pour attirer de nouveaux partenaires internationaux.

Cette vision nécessite des infrastructures modernes, des routes, des chemins de fer, des réseaux énergétiques, des infrastructures numériques et des procédures commerciales simplifiées.

Mais elle nécessite surtout une volonté politique.

Car les frontières ne doivent plus être des murs qui empêchent les peuples de commercer, de travailler et de construire ensemble.

Elles doivent devenir des passerelles.

L’Afrique centrale ne peut pas attendre que le monde construise à sa place les corridors de son développement.

Elle doit les concevoir, les négocier et les construire elle-même, avec des partenaires choisis sur la base d’intérêts mutuels.

C’est dans cette perspective que le Congo nouveau peut devenir l’un des points d’ancrage de cette nouvelle architecture régionale.

VIII. UN LEADERSHIP RÉGIONAL QUI DOIT ÊTRE RETROUVÉ

La sous-région a besoin d’un pôle de stabilité, d’un pôle capable de parler avec assurance à Washington, à Bruxelles, à Pékin, à Abu Dhabi, à Bucarest et à toutes les autres capitales du monde, sans jamais renoncer à sa souveraineté ni à sa dignité.

Redevenir ce pôle suppose cependant un préalable : la refondation démocratique.

On ne bâtit pas un leadership crédible sur une gouvernance contestée.

La crédibilité internationale du Congo se gagnera d’abord à l’intérieur de ses frontières, par des institutions fortes, un État de droit respecté et une réconciliation nationale sincère entre tous les fils et toutes les filles du pays.

Et ce principe vaut également pour l’Afrique centrale. Et pourquoi pas pour toute l’Afrique.

La stabilité politique n’est pas l’ennemie du développement économique : elle en est la condition.

Le Congo ne pourra prétendre jouer un rôle moteur dans la région que s’il devient lui-même un exemple de stabilité institutionnelle, de liberté, de responsabilité et de développement.

C’est ainsi qu’un leadership national peut se transformer en leadership régional.

IX. FACE AUX NOUVEAUX ENJEUX GÉOPOLITIQUES

Le monde change de visage. Il est en mutation. Les rapports de force se recomposent. Les puissances traditionnelles sont challengées. De nouveaux acteurs frappent à la porte du continent africain.

Dans ce contexte, l’Afrique n’est plus un simple terrain de compétition entre puissances extérieures.

Elle doit devenir actrice de ses propres choix.

Et l’Afrique centrale doit prendre toute sa place dans cette nouvelle donne.

Le Congo, fort de son histoire de pionnier diplomatique, a une carte à jouer : celle d’un pays qui diversifie intelligemment ses partenariats ; qui ne s’enferme dans aucune dépendance exclusive ; qui négocie et s’ouvre ; et qui fait le choix de la transparence, de la bonne gouvernance et de la souveraineté.

Mais cette nouvelle ouverture ne doit pas être comprise comme un changement de dépendance.

Nous ne voulons pas remplacer une dépendance par une autre.

Nous voulons construire des partenariats équilibrés.

Des partenariats qui créent de la valeur ajoutée pour toutes les parties.

Des partenariats qui permettent aux peuples africains de devenir producteurs, entrepreneurs et décideurs d’un avenir certain.

Et surtout, nous voulons que l’Afrique soit autour de la table lorsque se négocie l’avenir du monde.

Pas dans l’antichambre.

Pas dans les couloirs.

Pas comme simple spectatrice.

À LA TABLE DES NÉGOCIATIONS.

X. UNE NOUVELLE OPPORTUNITÉ POUR L’AFRIQUE CENTRALE

Nous sommes peut-être à un moment particulier de l’histoire.

Un moment où les cartes se redistribuent. Un moment où les anciennes certitudes sont remises en question. Un moment où de nouvelles alliances, de nouveaux partenariats et de nouvelles opportunités peuvent émerger.

Et dans cette nouvelle configuration, l’Afrique centrale ne doit pas rester spectatrice.

Elle doit se préparer. Elle doit s’organiser. Elle doit ouvrir ses portes. Elle doit ouvrir ses marchés. Elle doit investir dans sa jeunesse. Elle doit sécuriser ses territoires. Elle doit développer ses infrastructures. Elle doit transformer ses ressources. Et surtout, elle doit restaurer la confiance.

Car lorsqu’un investisseur, un étudiant, un entrepreneur ou un partenaire étranger regarde l’Afrique centrale, il ne doit plus voir seulement des difficultés.

Il doit voir des possibilités.

Il doit voir des hommes et des femmes capables de construire.

Il doit voir des États capables de tenir leurs engagements.

Il doit voir une région capable de dialoguer avec le monde.

Et il doit voir une Afrique centrale prête à saisir les nouvelles opportunités qui s’offrent à elle.

C’est cette Afrique centrale que nous voulons contribuer à construire.

Une Afrique centrale capable de s’appuyer sur ses propres forces, tout en s’ouvrant au monde.

Une Afrique centrale capable de construire ses propres corridors, ses propres marchés et ses propres chaînes de valeur.

Une Afrique centrale capable de faire de sa jeunesse une force et de ses ressources un levier de développement.

Une Afrique centrale capable, enfin, de produire non seulement des richesses, mais aussi des modèles politiques, économiques et démocratiques.

CONCLUSION — OUVRIR LE CHAPITRE DU CONGO NOUVEAU

57 années de pouvoir démocratique dévoyé, et 66 ans après son indépendance, ce n’est pas une fatalité.

C’est une parenthèse.

Une parenthèse que notre génération a le devoir historique de refermer pour ouvrir enfin le chapitre du Congo nouveau.

Un Congo réconcilié avec lui-même.

Réconcilié avec son histoire.

Réconcilié avec son peuple.

Et pleinement réconcilié avec le monde.

Mais au-delà du Congo, c’est toute l’Afrique centrale qui doit désormais écrire une nouvelle page.

Et, au-delà de l’Afrique centrale, c’est toute l’Afrique qui doit se retrouver autour de la table des négociations.

Une page dans laquelle nos pays ne seront plus seulement considérés pour leurs matières premières, mais pour leurs peuples, leur intelligence, leur jeunesse, leur capacité d’innovation, leur position stratégique et leur volonté de construire ensemble.

Nous voulons une Afrique centrale ouverte, souveraine, stable et entreprenante.

Nous voulons une Afrique capable de dialoguer avec toutes les puissances sans appartenir à aucune.

Une Afrique centrale capable d’accueillir de nouveaux partenaires et de créer de nouvelles opportunités.

Une Afrique qui ne demande pas au monde de venir faire son histoire à sa place, mais qui lui dit :

Venez construire avec nous.

C’est cette conviction qui anime notre engagement à travers ToPeSA, la voix et la voie du Congo nouveau.

Du Congo nouveau à l’Afrique centrale, nous voulons ouvrir une nouvelle voie.

Une voie où la démocratie devient une force, où la jeunesse devient le premier capital, où les ressources deviennent des leviers de transformation, où les infrastructures relient les peuples et où les partenariats servent des intérêts mutuels.

Une voie où Kampala, Lubumbashi et Pointe-Noire ne sont plus seulement trois villes séparées par les frontières, mais les points d’ancrage d’une nouvelle dynamique économique africaine.

Une voie où le Congo retrouve sa vocation de phare.

Une voie où l’Afrique centrale retrouve son rôle.

Une voie où l’Afrique tout entière cesse d’attendre que les autres écrivent son histoire.

Car notre ambition est simple :

faire du Congo nouveau le point de départ d’une Afrique centrale nouvelle, et contribuer à faire asseoir l’Afrique à la table des négociations dans un monde en mutation.

Et c’est cette conviction que nous partageons avec toutes les filles et tous les fils :

Le Congo est prêt.

L’Afrique centrale est prête.

L’Afrique est prête.

Elle est prête à s’inscrire pleinement dans les nouvelles opportunités du monde.

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Roumanie, Bucarest, le 17 août 2026 – 14 H 59


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