21 juillet 2026

ToPeSA : rassembler ce qui est épars pour construire le Congo nouveau

ToPeSA : rassembler ce qui est épars pour construire le Congo nouveau

Le Congo ne manque ni de terres, ni d’eau, ni de ressources, ni d’intelligence. Ce qui lui manque, c’est un État au service de la Nation et un peuple rassemblé autour d’un projet commun. Avec ToPeSA, les Congolaises et les Congolais doivent dépasser les divisions entretenues depuis des décennies pour restaurer l’État, préserver l’intégrité du territoire national et faire de chaque région un pôle de développement agricole. L’après-Sassou, qui se profile, ne sera ni la vengeance ni la revanche : il sera celui de l’unité, du travail et de la reconstruction du Congo nouveau.

Sous le Commandant Marien Ngouabi, le Parti dirigeait l’État. Sous Denis Sassou Nguesso, c’est la Franc-Maçonnerie qui dirige l’État, après s’être progressivement substituée aux institutions de la République. Ce faisant, ce n’est pas seulement la Grande Loge Nationale Française qui s’est discréditée en procédant à son initiation à l’insu des dignitaires de cette obédience alors présents au Congo, mais également l’ensemble des obédiences maçonniques qui ont accepté d’être associées, directement ou indirectement, à une gouvernance dont les résultats sont aujourd’hui sous les yeux de tous.

Depuis des années, les slogans officiels prétendent que le peuple est rassemblé derrière Denis Sassou Nguesso et que le pays connaît une « accélération de la marche vers le développement ». Pourtant, la réalité quotidienne est tout autre.

Le Congo manque de l’essentiel. Les infrastructures demeurent insuffisantes. Dans un pays traversé par d’innombrables cours d’eau et abondamment arrosé toute l’année, l’accès à l’eau potable reste un défi, au point que Denis Sassou Nguesso en vient à inaugurer une simple bâche à eau. L’électricité est devenue un luxe et de nombreuses villes vivent dans une obscurité quasi permanente.

Cette contradiction entre les discours officiels et la réalité doit conduire les Congolaises et les Congolais à ouvrir les yeux et à refuser les mensonges d’État. Celui qui prétend gouverner au nom du progrès de l’homme du fait de son appartenance à la Franc-Maçonnerie devrait d’abord placer le bien-être de son peuple au-dessus de toute autre considération.

Or, chaque jour apporte son lot de révélations sur une gestion des richesses nationales qui profiterait essentiellement à la famille présidentielle, à ses proches et à son clan. La dernière en date concerne Julienne Sassou Nguesso, dite « Joujou » (ex-Johnson), à qui il est attribué qu’elle se réserve 15 % sur les revenus du pétrole congolais, représentant, selon ces informations, près de 11 milliards de francs CFA par an.

Après quarante-deux années de pouvoir, un tel constat nourrit une interrogation fondamentale : ces décennies auront-elles servi à bâtir le Congo ou uniquement à assurer la prospérité d’un cercle familial, sans se soucier de l’avenir du pays ?

Comment, dans ces conditions, peut-on encore parler d’accélération de la marche vers le développement ? À moins qu’il ne s’agisse, une fois de plus, du vacarme du popori, cet oiseau présent dans toutes les régions du Congo, dont le bruit est si fort que personne ne comprend réellement ce qu’il annonce.

C’est pourquoi je lance aujourd’hui un appel solennel à toutes les Congolaises et à tous les Congolais.

Ce que nous vivons aujourd’hui est la conséquence directe des divisions entretenues depuis des décennies. On nous a fait croire qu’une région constituait une menace pour une autre, qu’une ethnie devait dominer les autres ou qu’une partie du pays pouvait prospérer au détriment de l’autre.

Cette logique doit prendre fin.

Le Congo est un, indivisible et son intégrité territoriale ne saurait souffrir d’aucune remise en cause. Notre force ne réside ni dans nos appartenances régionales ni dans nos différences ethniques ; elle réside dans notre unité nationale.

Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, chaque Congolaise et chaque Congolais connaissent les mêmes difficultés. Partout, les populations souffrent de l’abandon de l’État. Partout, les attentes sont les mêmes : vivre dignement, travailler, se soigner, envoyer ses enfants à l’école et espérer un avenir meilleur.

C’est précisément parce que nous partageons les mêmes souffrances que nous devons désormais partager le même destin.

ToPeSA est ce pont qui relie tous les Congolais.

ToPeSA est le chemin qui conduit vers la restauration de l’État, la réconciliation nationale et le Congo nouveau.

Demain, dans le cadre de l’autonomie partielle des régions, chacune d’elles sera administrée par un gouverneur élu et deviendra un véritable moteur du développement national.

Chaque région aura vocation à devenir un paradis agricole, valorisant ses terres, ses ressources naturelles, ses savoir-faire et ses potentialités propres. Cette nouvelle organisation permettra de renforcer la production agricole, d’assurer la sécurité alimentaire, de créer des milliers d’emplois, de fixer les populations sur leurs terres et de contribuer durablement à la richesse nationale.

Loin d’affaiblir l’unité nationale, cette autonomie partielle renforcera la République en permettant à chaque région de participer pleinement au développement du pays, dans le respect de l’autorité de l’État et de l’intégrité du territoire national.

Peuple congolais, rien n’est impossible dès lors que nous décidons de marcher ensemble.

Notre avenir concerne chacun d’entre nous.

Qu’il s’agisse des Forces armées, des confessions religieuses, des organisations syndicales, des élèves, des étudiants, des femmes, des hommes, des jeunes, des travailleurs, des chômeurs ou des retraités, c’est le destin de notre Nation qui est en jeu.

La solution ne viendra ni d’un homme providentiel, ni d’une ethnie, ni d’une région.

Elle viendra d’un peuple réconcilié avec lui-même.

Elle viendra d’une Nation rassemblée autour d’un projet commun.

Elle viendra de notre volonté collective de reconstruire le Congo.

C’est pourquoi ToPeSA tend la main à toutes les Forces armées afin qu’elles soient pleinement associées à la restauration de l’État républicain et jouent leur rôle au service exclusif de la Nation.

ToPeSA tend la main aux libres-penseurs de toutes obédiences ainsi qu’aux confessions religieuses.

ToPeSA tend la main à l’ensemble des organisations syndicales.

ToPeSA tend la main à toutes les régions, à toutes les ethnies et à tous les Congolais sans distinction.

ToPeSA est la voie de l’union nationale.

ToPeSA est le chemin de la restauration de l’État.

ToPeSA est la reconstruction du Congo sans chasse aux sorcières, sans règlement de comptes et sans esprit de revanche.

ToPeSA est le pont vers le Congo nouveau.

Une Nation pour Tous. Un Peuple debout.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 21 juillet 2026 Mis en ligne 16 h 17


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