20 juin 2026

ToPeSA : Denis Sassou Nguesso a-t-il d'autres choix ?

ToPeSA : Denis Sassou Nguesso a-t-il d’autres choix ?

ToPeSA dénonce la complicité entre Brazzaville et la France d’Afrique de Pigasse et Bolloré, et appelle à la vérité historique comme chemin de réparation. Du stade de Kintélé au silence sur l’assassinat de Marien Ngouabi et du cardinal Biayenda, l’initiative ToPeSA fait ressortir que le maintien de Denis Sassou Nguesso au pouvoir repose sur une alliance avec une France néocoloniale qui méprise le peuple congolais. Face à cette logique héritée du Code Noir, ToPeSA propose une autre voie : celle de la vérité, de la dignité retrouvée pour les victimes, et de partenariats fondés sur le respect réciproque des peuples.

Le Congo est plongé dans la popopologie — ni popopo, ni dingui-dingui — ce silence de mort qui a suivi le brouhaha, identique à celui de l’oiseau de chez nous au Congo appelé popori, de la prestation de serment au stade de Kintélé, rebaptisé par Denis Sassou Nguesso « Stade de l’union du Nord », en opposition au stade Massamba-Débat, qualifié, lui, de stade des Bakongo.

C’est dans ce contexte que la France d’Afrique des humanistes Jean-Paul Pigasse et Vincent Bolloré — ce dernier surnommé jadis « le fossoyeur de l’Afrique » — encourage Denis Sassou Nguesso à maintenir le cap de la répression au Congo.

À la suite de l’abstention massive du peuple congolais, qui exprimait ainsi son rejet de Denis Sassou Nguesso, la France elle-même a qualifié cette opération de maintien au pouvoir de « fiasco », lançant à Denis Sassou Nguesso cet avertissement sans détour : « Nous vous conseillons de le rencontrer, de discuter et d’aller vers la transition. Vous n’avez fait qu’à votre tête et aujourd’hui vous vous plaignez de lui. Mais c’est sans nous ! »

De leur côté, Jean-Paul Pigasse — dont Matthieu Pigasse contrôle la dette congolaise —, qui avait déclaré sur la télévision du Groupe Bouygues : « On pouvait s’en sortir avec au moins 2 000 morts » (LCI, 2005), une allusion aux 750 000 Congolais qui manquent à l’appel en 2014 dans les classes d’âge de 20 à 40 ans, sans compter les 353 jeunes gens disparus du Beach et les 350 familles enterrées à Kimaza, au Bas-Congo en RDC, associé au « fossoyeur de l’Afrique », détenteur de parts importantes dans le Groupe Total qui contrôle la société Perenco qui vient d’être mise en examen pour « financement de la Françafrique », encouragent Denis Sassou Nguesso par des propos d’un mépris total envers le peuple congolais : « Le peuple congolais est docile et ne descendra jamais dans la rue pour manifester… »

On voit qu’en France s’opposent deux France : celle qui soutient l’Ukraine et qui lâche Denis Sassou Nguesso pour ses atteintes aux droits de l’homme, lui conseillant de privilégier la solution de la Transition Politique Structurelle Apaisée — ToPeSA — et celle des Français d’Afrique, Jean-Paul Pigasse et Vincent Bolloré, qui soutiennent la dictature congolaise.

De son côté, Denis Sassou Nguesso ne dit mot de l’agression du soi-disant humaniste Jean-Paul Pigasse envers le peuple congolais — sauf à reconnaître lui-même : « Nous l’avons mis en prison pour l’humilier, mais il en est ressorti encore plus puissant. Il est comme Ousmane Sonko, qui sème le désordre au Sénégal. »

Cette vérité est effroyable, car elle dit tout.

L’assassinat du commandant Marien Ngouabi, par la manipulation de l’ancien président Alphonse Massamba-Débat lui-même piégé — comme l’ont témoigné Mizele et Lazare Mouanga : « Mbuta-Muntu (le Vieux, entendre Alphonse Massamba-Débat) a été piégé » — et comme l’expliquait aux militaires dans les casernes le capitaine Pierre Anga ; l’assassinat du cardinal Émile Biayenda, pour le remplacer par un évêque plus docile à leurs intérêts ; et tant d’autres tragédies encore : tout cela n’avait qu’un seul but, livrer le Congo à la France d’Afrique de Jean-Paul Pigasse et Vincent Bolloré, pendant que le clan Denis Sassou Nguesso occupait son temps en danses et en mariages, masquant un arrière-projet de destruction des Kongo Landa Rails et de fracture entre eux et les Kongo Boko.

Or ce rappel historique n’est pas un règlement de comptes : c’est la voie de la guérison. Tant que la vérité sur Ngouabi, sur Massamba-Débat, sur le cardinal Biayenda et sur toutes les victimes de cette histoire confisquée reste tue, leurs familles et notre nation entière restent prisonnières du déni. Dire cette vérité, c’est permettre aux victimes de retrouver leur dignité par la réparation — car leur vie a la même valeur que toute autre vie, et aucune raison d’État ne peut justifier qu’on l’efface du récit national. D’où la nécessité impérieuse de la convocation d’un procès en révision du procès Marien Ngouabi, afin de laver l’honneur des Bakongo et de libérer la conscience de nos compatriotes du Nord, pour réinstaller la confiance dans l’unité du pays.

Plus que jamais, la vérité ne doit pas se négocier à travers la nomination à des postes ministériels à vie — elle doit se dire, pour que notre histoire nous reconstruise et nous permette de mieux vivre ensemble.

C’est cela, ToPeSA.

ToPeSA, la voie de l’union nationale.
ToPeSA, pour la restauration de l’État.
ToPeSA, pour reconstruire des relations dignes avec nos partenaires — des relations de partenariat réel, fondées sur le respect réciproque des peuples, et non sur la logique de domination que perpétuent Jean-Paul Pigasse et Vincent Bolloré, héritiers d’un esprit qui n’a jamais rompu avec celui du Code Noir.

Le comportement de ces deux hommes donne, hélas, raison au président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko.

Car il faut le redire sans détour : Denis Sassou Nguesso n’est pas venu au pouvoir pour servir le Congo, mais pour s’emparer du Trésor public et s’enrichir, lui et son clan, pendant que le peuple s’enfonce dans la misère. Alors la question se pose : le choix que lui propose Jean-Paul Pigasse — « À moins que Boukadia aille chercher des armes en Iran ! » —, cette fuite en avant vers la confrontation et la répression, va-t-il vraiment lui permettre de conserver ses Biens Mal Acquis ? Rien n’est moins sûr. Car la vérité, elle, ne se négocie pas — et tôt ou tard, elle rattrape ceux qui croient pouvoir l’acheter avec des armes ou des promesses de chaos.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 19 juin 2026 – 18h16


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