23 juin 2026

ToPeSA : pour la restauration de l'Etat pour la transparence de la dette congolaise

ToPeSA : pour la restauration de l’État pour la transparence de la dette congolaise

Matthieu Pigasse, au mois de mai 2026, s’est longuement exprimé dans la presse française sur le contrat exceptionnel et polémique pour restructurer la dette du Venezuela. Mais aucun mot sur celle que le ministre Andely, du Congo, encore récemment, à quelques mois d’être remplacé par Christian Yoka, cédait — la dette intérieure congolaise — à Matthieu Pigasse, comme d’autres avant lui probablement.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Matthieu Pigasse est le neveu de Jean-Paul Pigasse, le néocolonialiste, l’ancien journaliste de L’Express présenté à Denis Sassou Nguesso par Jean-François Probst. Cela ressemble fortement à une mainmise de la famille Pigasse sur le Congo, c’est-à-dire de la Françafrique — ce qui, évidemment, porte préjudice à la France, suspectée d’être le donneur d’ordre visant à mettre le Congo sous domination française, à travers toutes ces opérations de rachat de la dette et la présence omniprésente d’acteurs tels que Vincent Bolloré, que le président François Hollande qualifiait lui-même de « fossoyeur de l’Afrique ». Fort heureusement, la majorité des Français ne partagent pas cette vision néocolonialiste.

Quel est le montant de cette dette ? À long terme, selon les modèles économétriques, la dette publique de la République du Congo par rapport au PIB devrait se situer autour de 98,00 % du PIB en 2027 et 99,00 % du PIB en 2028. Quelle est la contrepartie de cette cession ? C’est confidentiel.

Pour être complet, selon le compte-rendu qui nous a été fait sur les discussions en cours actuellement entre le FMI et le Congo, il en ressort que « le Congo est le maillon le plus faible de la CEMAC ». Rappelons-nous de la dernière décision de rapatrier les avoirs déposés dans les banques étrangères et dans les paradis offshore : rien n’est encore fait. Malgré l’émission des eurobonds, la situation s’est encore fortement dégradée, portant la dette publique du Congo à plus de 9 165 milliards de FCFA. Où va donc tout cet argent, alors que le pays reste privé d’eau courante, d’électricité, d’hôpitaux et d’écoles, et que le CFCO est laissé à l’abandon malgré la dernière visite de Christian Yoka, qui avait promis un « plan de sortie de crise » ? Rien n’est fait. Le parc des locomotives reste vide…

Mais chaque Congolaise et chaque Congolais savent ce que deviennent les dettes contractées par Denis Sassou Nguesso, soi-disant au nom du Congo. Or nous savons tous que c’est pour sa seule et unique jouissance et celle de sa famille et de son clan.

Que chacun se rappelle le dossier Hojeij. Il faut s’attendre à ce que, lorsque Denis Sassou Nguesso ne sera plus là, Matthieu Pigasse se précipite pour exiger les remboursements, des dédommagements, et ne manque pas de multiplier les saisies sur les biens du Congo — comme si l’endettement du Congo avait servi à investir dans les infrastructures du pays pour le bien des Congolais.

C’est pourquoi, plus que jamais, les Congolaises et les Congolais doivent soutenir davantage ToPeSA pour la restauration de l’État, afin de garantir la transparence de la dette congolaise et de déterminer quelle dette sera garantie et quelle dette sera rejetée.

L’Afrique a changé. Sa population est très jeune. Les liens entre l’Afrique et la France ne sont plus perçus de la même manière.

ToPeSA, la voix et la voie du Congo nouveau.

ToPeSA, pour rétablir des relations d’État à État respectueuses des peuples.

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Le 23 juin 2026 – Mis en ligne : 16h10


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