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4 janvier 2022

La France développe délibérément le sentiment anti-français au Congo-Brazzaville

LA FRANCE DEVELOPPE DELIBEREMENT LE SENTIMENT ANTI-FRANCAIS AU CONGO-BRAZZAVILLE

Modeste BOUKADIA @MBOUKADIA

Congolese parliamentarians took refuge at the French Cultural Center to modify the Constitution imposed in blood in 2015 by Mr. Sassou Nguesso. Beware of the anti-French feeling that will result! The CCF is not made for barbarism but for emancipation.

Why have Congolese deputies and senators deserted Parliament and moved to the CCF to modify the Constitution? Because they are afraid of being attacked.

But what will France do if the CCF is targeted?

France urgently needs to clarify its position.

Modeste BOUKADIA @MBOUKADIA

Les parlementaires congolais se sont réfugiés au Centre Culturel Français pour modifier la Constitution imposée dans le sang en 2015 par M. Sassou Nguesso. Attention au sentiment antifrançais qui en découlera ! Le CCF n’est pas fait pour la barbarie mais pour l’émancipation.

Pourquoi les députés et sénateurs congolais ont-ils déserté le Parlement et se sont-ils installés au CCF pour modifier la Constitution ? Parce qu’ils ont peur d’être attaqués.

Mais que fera la France si le CCF est pris pour cible ?

La France doit d’urgence clarifier sa position.

https://twitter.com/MBOUKADIA/status/1478415257269944325?s=20

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NOTRE COMMENTAIRE

1) - LA HONTE

Quel a été le degré de menace qui a conduit les parlementaires congolais à émigrer et s'exiler en territoire français pour tenir et organiser leurs séances d'adoption à mains levées de la révision de la constitution du Congo (2015) en territoire français, à savoir l'Institut Culturel Français (ICF) ? La honte !

Tous les Congolais savent que Denis Sassou Nguesso a été catapulté au Congo au bout d'un canon français pour l'installer à la tête du Congo. La France est très bien placée pour savoir et connaître les dégâts causés par son protégé : les crimes de sang, les crimes économiques, etc. D'après un rapport de l'ONU en 2001, depuis l'installation de Denis Sassou Nguesso à la tête du Congo en 1997, 750 000 Congolais manquent à l'appel. Ce chiffre est de 2001. Ils sont donc plus de 750 000 aujourd'hui qui manquent à l'appel. On peut dire qu'il manque aujourd'hui, au bas mot, plus d'un million de Congolais à l'appel, assassinés par Denis Sassou Nguesso. Mais, de là à lui prêter ses locaux pour valider l'imposture, la violation de sa propre constitution et le coup d'Etat constitutionnel pour instaurer une monarchie qui installera son fils à la tête du pays, la France a donc dépassé la mesure. Elle vient donc de poser là un acte belligérant.

Pourquoi donc se plaindre du sentiment anti-français qui se développe en Afrique ? Par ces pratiques, c'est la France elle-même qui fait le lit de la Chine et de la Russie en Afrique, surtout dans ses anciennes(?) colonies.

2) - COMPLICITE DE GENOCIDE

En acceptant que les parlementaires congolais que personne ne menace, mais qui ont peur du hold up constitutionnel à leur actif, aillent se réfugier dans les locaux de l'ambassade de France, en territoire français donc, la France pose un acte très grave et est donc complice de crimes contre l'humanité et de génocide dont peut être poursuivi Denis Sassou Nguesso.

Le Congo n'est pas en guerre. Il n'est en conflit avec aucun de ses voisins. Les populations congolaises ne sont pas en état de révolte. Alors, qu'est-ce qui justifie cette situation?

Oui, dans les années 1940, la France avait émigré et s'était exilée au Congo, et Brazzaville était devenue sa capitale. Cela est très bien compréhensible, car c'était la guerre et le territoire français (l'Hexagone) était occupé par des forces étrangères, les Nazis allemands. Devant cette tragédie, n'importe quel pays au monde aurait ouvert ses portes pour accueillir, à bras ouverts, l'Etat Français qui cherchait refuge. Même si le Congo de l'époque était une colonie française, il n'empêche que le Congo était une terre étrangère occupée, lui aussi, par les forces étrangères, la France.

Cela étant, nous exhortons la France de ne pas permettre ces dérives qui ne l'honore pas mais, bien au contraire, noircissent son image et, dans le même temps, contribue à développer le sentiment anti-français en Afrique. La France doit cesser de soutenir et protéger des crapules, des brigands, des bandits et des prédateurs, des criminels, même s'ils y ont été installés par elle, en 1997. Ils ne sont pas les seuls à pouvoir protéger et/ou garantir les intérêts de la France au Congo, si besoin est.

15 avril 2016

PETITION: Urgence Congo-Brazzaville - le gouvernement français doit sortir du silence


Bonjour,

Je viens de signer la pétition, « François Hollande: Urgence Congo: le gouvernement doit sortir du silence ».

Je pense que c'est important. Je souhaiterais vivement que vous signiez à votre tour !

Voici le lien:
https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-hollande-urgence-congo-le-gouvernement-doit-sortir-du-silence

Merci,

Jean-Claude

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Adressée à Président de la République Francois Hollande et 2 autres

Urgence Congo : le gouvernement français doit sortir du silence













JEAN-PAUL DELORE & CATHERINE LAVAL France



Attaques criminelles contre les populations civiles en République du Congo. Les Français doivent savoir. Le gouvernement doit sortir du silence. 

Monsieur le Président de la République,

Le 4 avril 2016, falsifiant comme d’habitude le résultat des urnes, la Cour constitutionnelle de la République du Congo, aux ordres du pouvoir en place, valide la réélection à la Présidence de la République du candidat Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis 32 ans. Préparé à ce coup d’État électoral, cette fois, le peuple congolais est prêt à amplifier sa résistance pacifique et à poursuivre sa désobéissance civile. La réponse du système militaro-politique congolais est également prête depuis des mois. Elle consiste à désigner le sud de la ville et du pays comme foyers d’invisibles et insaisissables ennemis intérieurs.

Dans la nuit du 4 avril 2016, les tirs à l’arme lourde ciblant les populations civiles ont déjà commencé sur les quartiers sud de Brazzaville. Quelques heures plus tard, les habitants sont chassés de leur maison et déplacés au nord de la ville. Le lendemain débutent les bombardements des villages du Pool (sud du Congo). Les premières images de cadavres commencent à circuler sur les réseaux sociaux.

Auparavant, le Président Denis Sassou Nguesso est rentré d’une tournée à l’étranger où, sans doute, il est allé vérifier si ses vieilles alliances en Europe et en Afrique vont une nouvelle fois le « couvrir » en échange, pour les uns, d’une solidarité entre tyrans et, pour les autres, d’un accès facilité aux immenses richesses locales (pétrole, uranium, etc.) dont bien peu de Congolais profitent. Sans doute est-il allé vérifier une nouvelle fois, à l’extérieur, sur qui compter pour accompagner sa survie politique à l’intérieur, et conserver le pouvoir par tous les moyens. En arrêtant les opposants, en torturant, en exécutant ; en opposant les régions congolaises entre elles; en agitant le spectre du retour des guerres civiles de 1993/97/98, qu’il avait lui-même planifiées, et pour la responsabilité desquelles il a pour l’instant échappé aux condamnations de crimes contre l’humanité ; en encourageant le dysfonctionnement et la corruption de l’État ; en manipulant l’information ou en achetant le silence au Congo et sur la scène internationale ; en armant ses propres milices, soi-disant aux ordres de nébuleux ennemis de la « Patrie » pour terroriser les corps, les esprits, le pays entier, mettre ainsi en scène son retour providentiel et apparaître, encore une fois, comme l’homme du recours, le père de la Nation.

Pourtant quelque chose a changé à Brazzaville. Du nord au sud du pays, le peuple congolais n’est plus manipulable. La jeunesse congolaise est descendue dans la rue à l’automne dernier. Massivement, au nord comme au sud, les Congolais ont boycotté le référendum d’octobre 2015 qui visait à modifier la constitution pour prolonger encore les 32 années de pouvoir du Président Denis Sassou Nguesso et lui garantir l’impunité internationale au cas où les choses tourneraient mal pour lui.

Massivement, les électeurs ont ensuite voté pour l’opposition aux élections présidentielles le 20 mars 2016. Celles-ci se sont déroulées à huis clos, les autorités ayant coupé toutes les communications à l’intérieur du Congo et vers le reste du monde durant quatre jours ; d’où cette invraisemblable annonce des résultats au milieu de la nuit du 24 mars - le Président ne s’accordant cette fois ci « que » 60% des suffrages !

Massivement, pour contester cette mascarade, les Congolais ont alors répondu au mot d’ordre pacifique de désobéissance civile durant la journée ville morte le 29 mars.

La répétition aujourd’hui d’un scénario cauchemardesque ne doit rien à la fatalité, mais davantage au laisser-faire, au laisser-dire. Cela ne sert à rien de plaindre les Congolais. Nous devons suivre leur exemple de courage et de résistance. Dire et redire que c’est au peuple congolais, et à lui seul, de bâtir un État de droit. Pas aux affairistes de tous bords, pas aux militaires, pas aux gouvernements étrangers complices ou concurrents économiques et stratégiques dans la région. Il en va du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

La France est le premier partenaire économique du Congo. Monsieur le Président, vous devez sortir de votre silence. Le pays doit cesser urgemment ses relations mafieuses et militaires avec la dictature en place.

Au nom de la solidarité entre les peuples, nous demandons l’arrêt immédiat des tirs sur les civils, la libération des opposants politiques, la non-reconnaissance par la France et la communauté internationale des résultats électoraux, le retour de la presse internationale sur le terrain et la tenue de nouvelles élections présidentielles en présence d’observateurs internationaux impartiaux.

Jean-Paul Delore (metteur en scène), Catherine Laval (costumière, syndicaliste), Dieudonné Niangouna (auteur), Laëtitia Ajanohun (auteure)

LIRE LA SUITE :
https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-hollande-urgence-congo-le-gouvernement-doit-sortir-du-silence?tk=R6vJzz6mfzrcQ4H8uVtq3JGI54oYirDfgCHcxKjaAE4&utm_medium=email&utm_source=signature_receipt&utm_campaign=new_signature

5 mars 2016

(Congo-Brazzaville) LIVRE : LES DERNIERS MASSACRES DU CONGO-BRAZZAVILLE...


Comprendre la tragédie des Kongo au Congo-Brazzaville sous le règne des Mbochis avec Sassou Nguesso à leur tête, piliers de la France dans la liquidation / extermination de ceux-ci. Et pourquoi la France le laisse faire sans sourciller, et sans que cela ne la dérange outre mesure… 

LIVRE : LES DERNIERS MASSACRES DU CONGO-BRAZZAVILLE
(Novembre-décembre 1998)
Rapport succinct adressé à Monsieur le premier Ministre Français
par le Collectif d’Intellectuels Congolais Originaires du Pool (CICOP)
Paris – Janvier 1999
Ed. L’Harmattan, 1999
ISBN :2-7384-8034-9
  

1-massacres-de-brazzaville-1998-1999Nous complétons ici l’ouvrage paru chez le même éditeur : La destruction de Brazzaville ou la Démocratie guillotinée.
L’épuration ethnique du Sud Kongo se poursuit inexorablement. Sassou Nguesso ne se résoudra pas à arrêter son ardeur sanguinaire tant que le dernier Kongo ne sera pas supprimé, tant qu’il bénéficiera de l’appui multiple des communautés européennes et de la trahison des Kongo eux-mêmes poussés par des intérêts cupides monstrueux.

Un livre qui dénonce l’hypocrisie de la communauté européenne face au génocide de la population congolaise et de ses porte-parole : depuis 1993 des dizaines de milliers de tués. 

Le processus démocratique doit être réenclenché au Congo-Brazzaville, sous le contrôle et avec l’appui des institutions internationales de sauvegarde de la paix et du droit des peuples à choisir librement leur dirigeant.

Un témoignage adressé à Monsieur le Premier ministre dans l’espoir d’urgentes négociations diplomatiques pour arrêter les massacres.

Lisez ce livre si vous voulez comprendre pourquoi la France (Gauche et Droite confondues) s’acharne sur les Kongo et laisse Sassou Nguesso les massacrer à volonté, en toute impunité, sous l’œil indifférent et peut-être approbateur de l’Union Européenne. L’Union Africaine étant complice…

Cependant, vous ne pouvez compléter cette lecture sans avoir lu La destruction de Brazzaville ou la démocratie guillotinée, du Professeur Jean-Pierre MAKOUTA-MBOUKOU, éd. L’Harmattan, Paris.

29 février 2016

(France/Congo-Brazzaville/Françafrique) Communiqué de presse : "Liberté, j'écris ron nom" - Le cri d'une femme !

Madame,
Monsieur,
Vous trouverez ci-dessous un communiqué (et ci-joint des photo), sur un sujet peu évoqué; le Congo.
Ce pays se trouve dans un équilibre précaire avant les élections présidentielles à un tour.
Modeste Boukadia est mon mari et je souhaite attirer l’attention sur des exactions /genocide qui se déroulent au Congo.
Au plaisir de vous lire,
Dr Nadine Nagel-Boukadia
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01-boukadia-modeste-conference-de-presse 
Il y a plus d'un an, le monde s'est appelé " Charlie". Cet événement nous rappelle que la Vie et la Liberté d'expression sont des biens précieux.
   En arrivant à Brazzaville, le 15/01/2016, Modeste Boukadia fut accueilli par 1900 militaires et fut conduit à la maison d'arrêt de Pointe Noire.

Que lui reproche-t-on ?

Modeste Boukadia, Président du parti Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) était candidat aux élections présidentielles de 1997. Mais suite au coup d'état du Général Sassou, la démocratie n'est plus depuis 5 ans remplacé par la loi martiale.

Modeste Boukadia et ses compagnons veulent ensemble construire l'avenir du Congo, travailler dans la liberté et la justice. Ils marchent sur les traces des pères fondateurs (messieurs Fulbert Youlou, Jacques Opangault et Felix Tchicaya). Les élections présidentielles de 2009 ont été entachées d'irrégularités. Modeste Boukadia et les membres du CDRC avaient appelé au boycott.

Après l'obtention d'autorisation, Modeste Boukadia a organisé 2 meetings, l'un à Brazzaville, l'autre à Pointe Noire. Du " Ensemble Construisons l'Avenir", Modeste Boukadia a proposé un gouvernement d'union nationale. La réponse fut l'arrestation de 28 membres du CDRC, kidnappés chez eux.

Ayant pu échapper à cette rafle, Modeste Boukadia, respectueux du Droit et de la Démocratie, en utilisant les voies diplomatiques, interpelle les Organismes Internationaux, les Chefs d'Etat, leurs Ambassadeurs, et leurs présente le mémorandum de l'Etat "Sud Congo".

En avril 2014, 14 des compagnons de Modeste Boukadia membres du CDRC sont condamnés à des peines de 2 à 7 ans pour atteinte à la sûreté de l'état. Modeste Boukadia sera condamné à 30 ans de travaux forcés, par contumace. Le code de procédure criminelle ne prévoit pas ce jugement par contumace...et de surcroît aux travaux forcés !

Modeste Boukadia mise sur la jeunesse, à qui il veut rendre sa dignité par le travail, la liberté et l'égalité pour tous. L'Afrique, malgré ses douleurs et déchirures, est l'avenir pour ses enfants. Elle est aussi le poumon économique du Monde.

Ce monde en ébullition où le sang et la mort sont quotidiens. Qu'en est-il de 750 000 congolais disparus ?

Les médias, ce contre-pouvoir politique, ne sont-ils plus capables de s'identifier à "J'accuse" de Zola. Avons-nous en 2016, une nouvelle affaire Dreyfus/ Boukadia ?

Rappelons, que le Congo a contribué à sauver la France pendant la seconde guerre mondiale, lorsque le Général de Gaulle avait transféré la capitale de la France à Brazzaville (Brazzaville, capitale de la France libre).

Pour que l'Afrique entre dignement dans le 21ème siècle, que les jeunes africains ne connaissent pas le sort des migrants syriens.

Libérez Modeste Boukadia, ses compagnons, libérez les prisonniers politiques, et ils libéreront le Congo.

Libérez-les maintenant !


01-boukadia-modeste-conference-de-presse2 
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Meeting de Pointe Noire le 29 juin 2013


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Freedom, I write your name 
  A year ago, the whole world said "I am Charlie". That tragic event reminds us that  Life and Freedom of Speech are precious gifts. 

When Modeste Boukadia landed in Brazzaville on January15th 2016, he was welcomed by 1900 soldiers with armed vehicles and driven to Pointe Noire detention centre.

What has been arrested for?

A bit of history

Modeste Boukadia is President of political party CDRC, which stands for Circle of the Democrats and Republicans of Congo.

Modeste Boukadia and his companions want to build together the future of Congo, a future where you can work with the assurance that Freedom and Justice are guaranteed. They follow the footsteps of the founding fathers of the Republic of Congo:  Mr. Fulbert Youlou, Jacques Opangault and Felix Tchicaya.

Democracy wiped out by Coup and genocide

Modeste Boukadia was candidate to the 1997 presidential elections. But General Sassou's coup d’état and the martial law he implemented wiped away Democracy for 5 years. 5 years which saw a genocide being committed in Congo (750.000 people missing).

Africa has paid a heavy price for Rwanda, and hoped it will not happen again. Unfortunately, Congo joined this macabre and shameful list. And yet Mrs. Simone Weil, talking about the Holocaust, made the vain wish mankind will never live this again...

The 2009 Presidential elections were tarnished with irregularities. Modeste Boukadia and the members of CDRC called for a boycott of the elections. His call was followed by the population as international observers noticed a tiny 10% turnout for the presidential elections.

In 2013, after being granted the necessary authorizations, Modeste Boukadia organized 2 meetings, one in Brazzaville, the other one at Pointe Noire. The slogan he used was "Build the Future Together", and he requested the formation of a national-unity government. Following his request, 28 members of the CDRC were arrested, kidnaped in their own homes. Modeste Boukadia managed to escape the raid. Respectful of the Rule of Law and Democracy, he used democratic ways to raise the awareness of International Institutions, Heads of State, and Ambassadors, and presented to them the memorandum of "South Congo State, a solution inspired by Tchecoslovaquia split to prevent further ethnic cleansing in Congo and put an end to tribalism.

In April 2014, 14 of his companions are sentenced of 2 to 7 years’ prison, for acts against the security of the State. Modeste Boukadia was sentenced to 30 years of forced labour, in absentia. In absentia judgment does not exist in the Congolese Criminal Procedure Code... and forced labour even less!
That decision was denounced by the United Nations Human Rights Commission in November 2014.

Why this case matters for Congo, Africa and the world

Modeste Boukadia bets on the youth. He wants to restore their dignity through work, freedom and equality for all. Africa, despite her pain and tears, is the future for her children. It is also the economic hub of the World.

A world in turmoil where blood and death are daily. What about 750 000 Congolese (ignored)?
The media, against political power, they are more able to identify with "J'accuse" by Zola. We have in 2016, a new Dreyfus / Boukadia case?

Recall, the Congo helped save France during the Second World War, when Grail de Gaulle had transferred the capital of France in Brazzaville (Brazzaville, capital of Free France).

Dr Nadine Nagel-Boukadia

18 février 2011

La France retournerait-elle vers la IIIème République ?

Pour la mémoire des descendants esclavagistes et colonialistes !
A celles et ceux qui refusent d'assumer la barbarie de leurs ancêtres !
A celles et ceux qui refusent de voir,
de regarder et de reconnaître, par ingratitude,
le sacrifice Noir !

Nous recommandons le livre de ERIC DEROO et ANTOINE CHAMPEAUX :
"La force noire : Gloire et infortunes d'une légende coloniale"
Editions Tallandier, Paris, 2006 - ISBN : 978-284734-349-7

"Pendant plus d'un siècle, de 1857 aux années 1960, ils ont participé à toutes les guerres de la France.
Baptisés « tirailleurs sénégalais », « troupes indigènes » ou « Force noire », caricaturés en « chair à canon », « honte noire » ou « Y'a bon Banania », leur histoire est faite de gloire, de larmes et de sang.
Héros de l'aventure coloniale, ils en incarnent toutes les ambiguïtés, les espoirs et les drames…"
Aujourd'hui, c'est cette "FRANCE INGRATE" qui devrait opérer son travail de "décolonisation mentale", afin qu'elle se mette et apprenne enfin à regarder les autres, ceux qui ne leur ressemblent pas, comme des Êtres Humains à part entière.
Pour que celles et ceux qui se croient plus "BLANC" que Blanc, ou plus "Français" que Français, et qui, peut-être, n'ont pas vécu les affres de l'esclavage et de la colonisation ou qui ont acquis la nationalité française par procuration pour n'être pas nés sur le sol français, sachent et comprennent aussi que "PERSONNE NE CHOISIT SES PARENTS, LA COULEUR DE SA PEAU NI LE PAYS OU IL DOIT NAÎTRE", parce qu'on ne demande à personne son avis.

Si M. SARKOZI est blanc, c'est parce que la Nature a voulu qu'il soit ainsi.
Si M. SARKOZI est petit de taille, c'est parce que la Nature a voulu qu'il soit ainsi.
Si M. LE PEN est blanc, on ne lui pas demandé son avis. La Nature l'a voulu ainsi.
Si M. LE PEN a des rictus, on ne lui a pas demandé son avis. La Nature l'a voulu ainsi.

Pourquoi donc il n'y a que les BLANCS, en l'occurrence les femmes et les hommes politiques français de "DROITE" surtout, qui sont si médiocres ? Et s'ils souffraient d'un complexe ? Alors lequel ?

La France retourne-t-elle à la IIIème République qui fit imprimé des timbres-poste sur lesquels il était écrit : « SAUVONS LA RACE » ?

ALORS IL FAUDRA NOUS DONNER, A NOUS NOIRS ET ARABES, LES INDESIRABLES, DES BADGES COMME CE FUT LE CAS IL N'Y A PAS TRES LONGTEMPS, SUR LESQUELS VOUS ECRIREZ LA LETTRE « I » INDESIRABLES, « I » COMME IMMIGRES !

J'AI DIT !


FRANCE :

Retour à la
la IIIème
République ?

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14 février 2011

TRIBUNE LIBRE : Tous les chefs d'Etat français sont des terroristes

Tribune Libre : Tous les chefs d'État français sont des terroristes

Le terroriste c'est le partisan ou l'acteur du terrorisme. Et le terrorisme c'est l'emploi de la terreur.
Selon le dictionnaire français et nom d'une autre langue, le terrorisme fait référence à l'emploi de la terreur par un régime dictatorial dans un pays donné. Cela est bien défini surtout lorsqu'on se rappelle de la France bonapartiste. Mais le terrorisme après la Deuxième Guerre mondiale, a été vite identifié de manière différente à travers le monde.

Cette activité est aussi comptable aux États, le cas de l'État français qui continue de pratiquer du terrorisme en Afrique, est une forme de terrorisme qui passe sous silence la vigilance des intellectuels africains et français en France et en Afrique. La cadence de la mondialisation et la marque de coopération nous font perdre de vue tous les crimes qui s'accompagnent avec la coopération. Le franc CFA en exemple, est une forme de terrorisme monétaire que la France a imposée aux États africains, alors que La France n'utilise de nos jour que la monnaie choisie dans sa communauté, appelée communauté européenne. Une autre escroquerie troublante. Je dis bien que c'est du terrorisme monétaire d'autres exemples sont légion.

La malhonnêteté des politiciens dans le monde surtout occidental assimile ce mot de terrorisme à des groupes donnés qui agissent sous l'étiquette d'un fondamentalisme religieux. Et tous les faux historiens français sans compter des faux critiques politiques se lancent dans une campagne de dénigrement et de confiscation de la vérité en épinglant tel groupe ou tel autre groupe religieux dans le monde.

Mais curieusement, ces historiens français et critiques politiques sont incapables par simplement malhonnêteté intellectuelle de lire et d'analyser une forme de terrorisme planifié et dirigé par des autorités françaises de toutes les républiques qui défilent dans ce pays en ayant comme champ d'expérimentation de leur terrorisme : l'Afrique, sous le mensonge d'État appelé coopération.
Eh oui, la coopération, cette dernière arnaque, est une méthode de recours à une forme d'amitié opérée entre États (personnalités morales), selon la forme du cadre juridique choisi et parfois imposé par le plus fort.

Puis finalement l'amitié entre individus (personnalités physiques), c'est-à-dire entre les signataires que sont des chefs d'État et leurs ministres, parfois au détriment des intérêts de la nation ou de la population. Cette coopération étant fondée sur les intérêts de chaque pays selon les besoins ressentis sur tout ce qui attire les uns et les autres est un préalable dans tout accord signé sur le plan bilatéral en tenant compte des domaines de priorité bien ciblés. C'est ainsi que chaque partie y trouve son compte dans cette coopération, sur le plan culturel, socio-éducatif, commercial sans compter des questions de sécurité qui peuvent s'y ajouter, et, pour cela, certains pays ou certains États ont accepté de signer des tels accords militaires en ouvrant l'œil.

Cependant, dans cette forme d'arnaque moderne, les pays occidentaux, dont la France, tirent le maximum de profit en pratiquant du terrorisme. Par exemple: les prix des ressources du sol et du sol des pays africains sont fixés par les Occidentaux et surtout la France. Cet épisode est pourtant moins criant. En outre l'on sait bien que la technologie n'est pas développée en Afrique. Voilà pourquoi l'industrialisation est balbutiante.

Mais, ce que l'on constate dangereusement pour la vie des Africains avec la France et ses dirigeants, c'est que tous ne viennent pas en Afrique pour pratiquer une coopération saine avec les pays ou les États africains, mais avant toute chose, les dirigeants français de tout bord, privés ou étatiques, viennent faire de la coopération terroriste avec les pays africains en programmant des deuils dans les familles. Depuis la date de l'indépendance en 1960, les Français ont tant endeuillé les peuples africains comme si la colonisation a traversé l'année 1960.

Pour étayer cette question qui devient une préoccupation de tous les fils dignes d'Afrique, il faut regarder comment l'Afrique est dirigée. Certes, la responsabilité des Africains est quelque chose qui mérite une critique. Mais devant la puissance du colonisateur, il est difficile que d'opposer un argument contraire.

Que sont-ils ces dirigeants africains? Comment parviennent-ils à devenir chefs d'État en période de démocratisation de l'Afrique? Et comment se comportent-ils devant leurs peuples? Pour la grande majorité d'entre eux, on y trouve des chefs d'État dictateurs venus au pouvoir par l'aide de la France, soit par coup d'État militaire sanglant, soit par une élection truquée par l'aide et le soutien de la France. Et lorsque les populations boudent un chef d'État tricheur, le cas d'Ali Bongo, Sassou et autre…, dans leur stratégie, les autorités françaises se précipitent sans honte d'envoyer des troupes dans ce pays-là en brandissant toujours la même raison de la sécurisation de leurs ressortissants: une raison mensongère qui confirme bien que les visées de la France et ses dirigeants sont plutôt ailleurs.

Si vous regardez au Congo Brazzaville, au Tchad en Centrafrique et au Gabon, c'est la même signature de la France.
De telles méthodes s'appellent du terrorisme ouvert. Partout en Afrique, les populations sont terrorisées par des Français.

Avec la situation qui va bientôt prendre de l'ampleur au Gabon, et comme en 1964, l'armée française va voler au secours d'Ali Bongo, car on voit bien l'attitude de la France. Là où la France a des intérêts, les populations sont rendues à l'état d'esclavages pour voir la France soutenir uniquement son représentant. Voilà!

Les Tchadiens l'ont subi il y'a quelque temps. La France a effacé la rébellion juste et honorable du Tchad, cette rébellion qui voulait renverser le dictateur, en estimant qu'Idriss Deby trichera toujours à l'élection. Mais la même France n'a aucun intérêt à balayer la rébellion de Ouattara, car La France a bien prouvé aux yeux du monde que cette rébellion de Ouattara est également la sienne.

Comment comprendre que pour le cas de la Côte d'Ivoire, il n'y a que Sarkozy qui intervient avec une fougue hitlérienne qu'on se demande quelle est la vraie raison d'une telle option à se présenter comme un petit Dieu qui vient appendre l'évangile à ses fidèles? Et quel type d'évangile? Des menaces, des interdictions, des mises en garde. Est-ce que les pays d'Afrique sont des propriétés de la France? Est-ce que les dirigeants français ont une conscience pour comprendre que les Noirs ne sont pas des animaux? Est-ce que les Français peuvent-ils par l'accumulation des notions scientifiques, acquises, réussir à fabriquer un humain surtout de race noire?

Si l'on prend le cas du Gabon : pendant que les populations gabonaises luttent pour leur liberté, leur souveraineté et leur indépendance, la France leur impose à nouveau un dirigeant non élu, à l'instar d'Omar Bongo que la France avait collé au peuple gabonais en 1960 pour les mêmes raisons d'intérêts, en le plaçant comme pion dans le cabinet de Léon-Mba.

Cela est clair et net que la situation d'imposture qui règne au Gabon a pour parrains les dirigeants français.

Pourtant l'on sait bien que les Africains n'ont aucune force de vider les intérêts français en Afrique, mais les dirigeants français se permettent quand même de pratiquer du terrorisme. Car pour les autorités françaises, le principe de domination des Noirs mêmes les plus instruits que certains français est une idéologie bien appropriée. Ils n'ont aucun respect. Les exemples sont bien clairs. Prenons le cas du professeur Pascal Lissouba qui a été admiré et apprécié par le général de Gaulle. Nombre de Français à la culture intellectuelle très limitée l'ont bien haï en lui manquant du respect pour sa lutte contre le colonialisme. Il a été renversé par la France en utilisant des marionnettes comme Sassou et Do Santos.

Aujourd'hui et maintenant, nous demandons aux autorités françaises et tous les Français mercantilistes de respecter les Africains.

Nous demandons aux autorités françaises de respecter les principes des droits de l'homme.
Nous demandons aux autorités françaises d'arrêter le pillage des ressources d'Afrique.
Nous demandons aux autorités françaises d'arrêter de tuer les fils d'Afrique.
Enfin, nous demandons aux autorités françaises de considérer les pays d'Afrique en tant que partenaires économiques égaux en respectant leur souveraineté telle que cela est inscrit dans le droit international à l'ONU.

Vive l'Afrique!
Vive les Africains luttant pour leur liberté!

Gervais Mboumba, militant des droits de l'homme


Dimanche 13 Février 2011
SOURCE : http://www.lvdpg.org/Tribune-Libre-Tous-les-chefs-d-Etat-francais-sont-des-terroristes_a8305.html

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"L'ascension sociale se faisant sans échelle, ceux qui se dégagent et s'élèvent ne peuvent que monter sur les épaules et sur la tête de ceux qu'ils enfoncent.."
(Lanza Del Vasto).

11 février 2011

[Congo-Brazzaville] La France ne tire pas les lecons de ce qui se passe actuellement dans le Maghreb...

La France ne tire pas les leçons de ce qui se passe actuellement en Afrique. Elle croit que ce qui se passe en Afrique du Nord, dans la partie Arabe,  ne se produira pas en Afrique Noire. Elle continue sa politique d'humiliation et d'assujettissement des peuples d'Afrique, ses colonies. Il y a déjà eu Jean-Paul Pigasse décoré par Jacques Chirac de la même légion d'honneur pour sa participation active aux massacres des populations du Sud-Congo.

Une question. Qu'a fait Okemba pour la France pour être honoré de cette haute distinction ? Qui pourra répondre à cette question ?

Est-ce une façon de dire au Clan que le successeur du Roi des putschs au Congo c'est Okemba ?
Attention ! Tant pis ! Lisez plutôt !

Jean Dominique Okemba élevé dans l'ordre de la Légion d'Honneur française au grade d'officier

Le secrétaire général du Conseil national de sécurité (CNS), conseiller spécial du Chef de l'Etat, le contre-amiral Jean Dominique Okemba vient d'être élevé au grade d'officier dans l'ordre de la Légion d'Honneur française. La médaille lui a été remise le 10 février à Brazzaville par l'ambassadeur de France en République du Congo, Jean François Valette.



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La cérémonie s'est déroulée à la Case De Gaulle à Bacongo (2ème arrondissement), en présence du couple présidentiel et de nombreuses personnalités politiques et militaires.

Cette distinction honorifique est une reconnaissance par la France des qualités et de l'action de Jean Dominique Okemba dans le domaine militaire, sécuritaire et diplomatique. Elle traduit l'excellence des relations d'amitié, de fraternité et de coopération entre la France et le Congo.

Jean Dominique Okemba élevé dans l'ordre de la Légion d'Honneur française au grade d'officier
«… C'est dans cette dernière donc, l'administration de l'Etat, que notre Président de la République a souhaité mettre en avant aujourd'hui à travers les trois dimensions qu'incarne M. Jean Dominique Okemba. Tout d'abord son rôle en tant que militaire qui permet de rappeler que l'armée est un élément central dans la stabilité des pays. Vous avez amiral commencé votre carrière comme homme du rang et vous avez gravi les échelons de cette institution, vous la connaissez donc bien et vous savez comme tous qu'elle est la clé de l'unité nationale. Ensuite la sécurité, tous ceux qui ont œuvré dans ce domaine particulier savent combien il est délicat. A l'heure où les menaces deviennent plus nombreuses, plus immédiates et en même temps plus insaisissables (…). Enfin, la reconnaissance d'aujourd'hui s'adresse également au diplomate qui a travaillé au sein des ambassades du Congo, notamment en République démocratique du Congo (RDC). Ce domaine est celui de la négociation permanente, des compromis souvent difficiles mais qui permettent de garantir la bonne entente…», a déclaré Jean François Valette.

Jean Dominique Okemba élevé dans l'ordre de la Légion d'Honneur française au grade d'officier
Après avoir réceptionné la médaille de la Légion d'Honneur, le contre-amiral Okemba a indiqué que cette distinction était un honneur pour la République du Congo et le peuple congolais.

«Cette distinction, vous en conviendrez avec moi, honore la République du Congo, son Président, les citoyens de ce pays. Je la reçois comme une exhortation à plus de travail et d'efforts. Puisse cette distinction qui nous unit ce jour être dédiée à chacun de vous et à toutes vos familles.», a-t-il dit.

Et d'ajouter : «En recevant la Légion d'Honneur, je n'oublie pas que je la dois à son excellence monsieur le Président de la République, auprès de qui je m'efforce, chaque jour, d'être un collaborateur fidèle, loyal et rigoureux.»

Le Chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy a signé le décret élevant le contre-amiral Okemba au grade d'officier dans l'ordre de la Légion d'Honneur française le 31 décembre 2010. Premier ordre national de France, la Légion d'Honneur a été créée le 19 mai 1802 par Napoléon Bonaparte.


Jeudi 10 Février 2011 - 22:13
Christian Brice Elion



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"L'ascension sociale se faisant sans échelle, ceux qui se dégagent et s'élèvent ne peuvent que monter sur les épaules et sur la tête de ceux qu'ils enfoncent.."
(Lanza Del Vasto).

8 février 2011

« Françafrique », un documentaire qui vous veut du bien
7 février 2011 par Alice Primo

Les 2 et 9 décembre derniers, pour la première fois, la diffusion d’un documentaire spécifiquement axé sur la Françafrique était largement médiatisée. Malgré l’horaire tardif de diffusion (23h10), nombre de téléspectateurs ont ainsi pu découvrir sur France 2 des images et des témoignages sidérants sur le rôle de la France dans ses ex-colonies à partir de 1960. On peut toutefois craindre l’effet de ces deux films de Patrick Benquet sur la perception de la politique actuelle de la France en Afrique.

Une Françafrique indolore

La première partie de son documentaire (diffusée le 2 décembre) présente ainsi une partie des racines historiques de la Françafrique, mais presque sans jamais montrer les victimes de cette extraordinaire criminalité : pas de guerre de décolonisation du Cameroun (qui n’est évoqué qu’à travers l’assassinat de Félix Moumié), ni de complicité de génocide au Rwanda [1], pas d’atermoiement sur les milliers d’opposants politiques torturés et « disparus » dans les geôles des régimes vassalisés, presque rien sur les millions d’hommes et de femmes qui n’ont pas accès à l’alimentation, aux soins, et à une éducation digne de ce nom du fait de l’accaparement par les réseaux françafricains des immenses richesses de ces pays... A l’exception des images des victimes de la guerre du Biaffra, il semblerait que cette Françafrique-là soit indolore pour les peuples.

Mais c’est surtout pour la deuxième partie (diffusée le 9 décembre) qu’il semble nécessaire de décortiquer certains éléments de la démonstration du réalisateur, cornaqué par Antoine Glaser, ex-rédacteur en chef de La Lettre du continent et co-auteur d’un certain nombre d’ouvrages avec Stephen Smith. Patrick Benquet y reprend en effet la thèse que ce dernier développe inlassablement dans les médias : on aurait progressivement assisté à un « renversement du rapport de force entre la France et ses anciennes colonies » suite à la chute du mur de Berlin, permettant aux chefs d’Etat africains de reprendre totalement la main dans leur relation avec les autorités françaises et de prendre le pouvoir sur la politique africaine de la France. Une thèse évidemment séduisante... mais dont la démonstration laisse à désirer. Celle-ci est en effet principalement axée sur Omar Bongo, et sur l’exceptionnel rapport que celui-ci entretenait avec les dirigeants français de tous bords politiques : sa longévité politique lui avait permis d’amasser suffisamment d’éléments pour « tenir » ses partenaires français, qu’il finançait « généreusement » avec l’argent du pétrole mais aussi du bois, autant de scandales potentiels qui dormaient et dorment toujours dans les archives de Libreville.

Les récentes « révélations » de Wikileaks sur le financement de partis politiques français par Bongo ne sont qu’une preuve de plus de ce secret de polichinelle, que l’Affaire Elf avait déjà contribué à rendre public. Mais, partant de ce constat et réduisant quasiment la Françafrique au rôle du seul Robert Bourgi, Patrick Benquet nous présente la classe politique et les entreprises françaises comme des victimes d’un tel « bascule[ment] du pouvoir de décision de la France vers l’Afrique » après l’affaire Elf, dont témoignerait par exemple l’éviction du secrétaire d’état à la coopération Jean-Marie Bockel et l’adoubement de son successeur Alain Joyandet par Bongo. La démonstration s’appuie entre autres sur deux exemples qui méritent un éclairage.

La démonstration par Elf mais la conclusion par Sassou

Le premier relève d’une inversion entre la démonstration et la conclusion. Concernant les guerres civiles au Congo-Brazzaville, le documentaire explique en effet comment le revirement de Pascal Lissouba après sa victoire électorale a contrecarré les plans d’Elf. Patrick Benquet et les témoins qu’il interroge assument ouvertement qu’Elf a financé la reprise du pouvoir de Sassou par les armes (ils oublient cependant de mentionner le bilan macabre des deux guerres civiles, toujours inconnu mais estimé entre 200 et 300 000 morts, et le rôle joué par l’armée et les mercenaires français...). Mais, surprise, la séquence se conclut sur un extrait d’interview où Sassou, vainqueur et à nouveau chef de l’Etat, prétend avoir imposé ses conditions à Elf, avec ce commentaire de la voix off, valant sentence : « Une phrase inimaginable dix ans auparavant ». Comme si les déclarations pseudo-souverainistes d’un dictateur réinstallé par Elf pouvaient avoir la moindre crédibilité…

Areva en ballotage au Niger

Un second exemple censé démontrer que les chefs d’Etat d’Afrique francophone seraient désormais capables d’imposer leurs conditions aux intérêts français, est donné au sujet de l’uranium du Niger, pour lequel le gouvernement de Mamadou Tandja a réussi à imposer en 2007 à Areva, entreprise publique française, une forte hausse du prix d’achat du précieux minerai, en jouant notamment sur la concurrence chinoise. C’est bien la preuve que les entreprises françaises sont désormais soumises aux sautes d’humeur des dirigeants africains ! Sauf que des éléments de contexte indispensables à la compréhension de l’évènement sont omis.

D’une part, cette hausse du prix effectivement obtenue par Tandja face à Areva qui ne voulait pas prendre le risque de compromettre son accès au futur gisement géant d’Imouraren, n’a fait que corriger en partie une injustice qui est loin d’avoir disparu, l’uranium nigérien restant très bon marché, la participation de l’Etat nigérien dans la future société d’exploitation d’Imouraren minoritaire et la libre disposition de ses richesses minières finalement négligeable…

D’autre part, le prix d’achat n’est pas la seule condition pour transformer ce pillage en une relation commerciale équitable : encore faudrait-il que les autorités nigériennes aient les moyens de contrôler les volumes déclarés par Areva, et qu’Areva applique un minimum de règles relatives à la sécurité de ses salariés et de la population locale et respecte l’environnement autour des gisements qu’elle exploite. Alors qu’à en croire le documentaire, la situation est maintenant normalisée au Niger...

Un message même pas subliminal

Il ne s’agit évidemment pas de dire que la Françafrique des quinze dernières années fonctionne selon le même modèle que du temps où Jacques Foccart régnait d’une main de maître sur les réseaux tissés à partir de l’Elysée.

Sassou, comme les autres chefs d’Etat africains à des degrés divers, s’est effectivement ménagé une certaine marge de manœuvre face aux intérêts français dans le cadre de la mondialisation capitaliste. Et Areva a effectivement vu son monopole s’effriter au Niger, à mesure que Tandja cédait des concessions d’exploration à la concurrence... jusqu’à son renversement par une junte qui s’est empressée, dès les premiers jours, de rassurer Paris sur la non-remise en cause des contrats passés avec le groupe public français.

Mais la sublimation de cette marge de souveraineté, dont Glaser est coutumier, est grossière. En s’intéressant par exemple aux interventions militaires françaises en Centrafrique ou au Tchad entre 2006 et 2008, précédant de peu le tournage de son documentaire, Patrick Benquet aurait pu constater que la France a encore la possibilité d’assurer la survie de certains régimes dans son pré-carré.

Mais l’action militaire française en Afrique, particulièrement dans sa dimension criminelle, est l’une des grandes absentes du film, à l’exception de la fusillade de novembre 2004 devant l’hôtel Ivoire en Côte d’Ivoire, où la présence des blindés français est faussement expliquée par la sécurisation de ressortissants français, déjà partis dans les faits.

Autant d’omissions qui permettent de faire avaler la conclusion de Pierre Marion, ancien directeur des services secrets, qui dénonce une situation «  de colonisation à l’envers  ». Quand les entreprises gabonaises ou nigériennes pilleront l’économie française, que les armées tchadiennes ou centrafricaines interviendront à leur guise sur le territoire français ou que les présidents africains parraineront des putschs militaires en France, on en reparlera ; en attendant, le propos est évidemment ridicule.

Sans nécessairement douter des intentions du réalisateur, on peut légitimement s’interroger sur le message finalement délivré par ce documentaire qui occulte largement le maintien de relations de domination économique, politique et militaire. Les nombreux témoignages « d’anciens » des réseaux, dont on voudrait nous faire croire qu’ils parlent aujourd’hui de façon désintéressée, ne laissent qu’un goût de nostalgie surannée, et la Françafrique, présentée comme « moribonde », paraît bien inoffensive.

Le documentaire en apparence « sulfureux » fait finalement la part belle aux promesses de rupture du président Sarkozy, reprises en cœur avec Ali Bongo et participe finalement d’une occultation assez convenue de l’actualité de l’impérialisme français en Afrique.



[1] Benquet explique l’absence du Rwanda par le choix délibéré de ne traiter le sujet que sous l’angle des questions énergétiques (pétrole, uranium) et économiques, même s’il reconnait des exceptions à ce fil rouge, par exemple quand il mentionne le cas d’Houphouët. Avec le franc CFA et les bases militaires françaises, ce sont certains des silences pour le moins troublants déjà relevés par Odile Tobner, dans l’édito de Billets d’Afrique de décembre (n°197).

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SOURCE :
http://survie.org/francafrique/article/francafrique-un-documentaire-qui

3 février 2011

LETTRE OUVERTE A MADAME SIMONE BERNARD DUPRE AVOCATE DE M. SASSOU NGUESSO DANS L'AFFAIRE DES BIENS MAL ACQUIS

Lettre ouverte à madame Simone Bernard Dupré
Avocate à Paris et conseillère de monsieur Sassou Nguesso
sur l’affaire des biens mal acquis.


Madame,



J’ai l’honneur de vous adresser cette lettre pour des propos injurieux que vous avez prononcés contre le peuple congolais de Brazzaville au cours d’une émission dont vous étiez invitée avec les autres dont maître Maud, suite à la plainte initiée par Transparency International et Sherpa sur les biens mal acquis dont votre client monsieur Sassou Nguesso : président auto-proclamé au Congo Brazzaville depuis le coup d’État de 1997, est interpellé pour avoir des biens acquis avec l’argent des contribuables congolais de Brazzaville.

S’il vous plait madame l’avocate et conseillère spéciale du dictateur-président Sassou Nguesso : pourrais-je vous poser une question sur cette sorte de comédie auquel vous voulez vous passer pour une grande actrice? Eh oui, vous dite bien que vous aimez l’Afrique et les africains, en témoigne bien votre livre dont je n’ai même pas le temps de lire et, merci pour la république des livres dont la postérité s’en servira : mais revenons à l’Afrique : de quel amour aimez-vous l’Afrique et les africains? Juste en passant par les petits couloirs comme ceux qui vous mènent vers des gangsters politiques comme Sassou Nguesso? Pour le peuple du Congo Brazzaville, Sassou Nguesso est un criminel imposé au peuple congolais par la France et Elf.

Madame l’avocate! C’est pourquoi je m’en vais vous dire que le peuple congolais dont vous parlez et qui soutiendrait monsieur sassou Nguesso face à cette affaire de possession de biens acquis avec de l’argent volé au peuple congolais par monsieur Denis sassou Nguesso, est une affaire qui ne date pas d’aujourd’hui, et que vous ignorez totalement. Je ne sais quel âge aviez-vous en 1990, je m’en vais vous dire que le peuple Congolais dont vous parlez n’est autre que celui qui a dénoncé le vol d’argent du pétrole par monsieur sassou et son clan, depuis 1984.

Pendant que le lait et le miel a commencé de couler à partir de 1981, c’est également le tout premier moment auquel monsieur Sassou Nguesso a commencé à voler l’argent de l’État. Si vous en doutez, renseignez-vous; pas auprès de votre cher client monsieur Dénis Sassou Nguesso, mais plutôt renseignez-vous auprès du vrai peuple congolais de Brazzaville que vous n’avez pas encore rencontré. Vous en serez étonnée.

C’est pourquoi je vais ajouter que libre à vous de collaborer avec monsieur sassou Nguesso, à cause des émoluments que vous avez sûrement obtenus et qui vous fait sortir des propos très virulents contre Sherpa pour prouver à votre client Sassou Nguesso, qu’effectivement vous êtes à la hauteur de de votre mission et que votre plaidoyer soit retentissant dans toutes les capitales du monde. Nous vous le concédons sans frais ni curiosité. Cela vous engage bien.

Vous pouvez nous parler de la loi française et de tous ses méandres, cela nous importe peu. Mais, madame, laissez-moi vous avouer que le peuple congolais est abusé par un homme malade, en l’occurrence monsieur Sassou Nguesso, votre client. C’est pourquoi, des ONG comme Transparency International et Sherpa ont eu le souci purement humanitaire et l’œil humaniste de comprendre que sur cette terre quelque part au Congo Brazzaville, il y’a un homme qui a placé tout un peuple dans une prison à ciel ouvert en volant l’argent en tuant le peuple congolais et en faisant des va et viens au pouvoir pendant trois décennies avec l’appui des dirigeants français puis Elf.

Ensuite, madame, votre combat est très décevant pour le peuple Congolais dans votre allure d’avancer n’importe quoi dans une affaire bien claire. Et, les ONG sont celles qui viennent pour aider le peuple congolais meurtri.

Tout en vous faisant remarquer que maître Maud Perdriel Vessiere qui se bat dans ce dossier des biens mal-acquis, est une brillante femme qui a été sollicitée, en tant qu’avocate des peuples opprimés du Congo Brazzaville. Elle n’a pas pris les choses en mains par sa propre volonté. Elle a été consultée. Savez-vous que Bruno Ossebi est mort parce qu’il voulait se constituer comme partie civile dans cette affaire? Vous ne le savez pas. Ce qui vous attire, c’est uniquement les émoluments de la honte à toucher auprès de votre riche client, monsieur Sassou Nguesso. Vous étiez à Brazzaville, merci pour votre tourisme. Il faut parfois changer d’air. Mais lorsque maître Maud ira un jour au Congo Brazzaville, si Sassou et ses soldats ne l’emmerdaient pas, elle sera reçue comme un ange par toute la population congolaise. C’est à ce moment que vous aurez honte pour comprendre que le peuple congolais que vous avez rencontré n’est qu’une horde de voyous à la solde du criminel-président Sassou Nguesso.

En vous écoutant parler du peuple Congolais qui mangerait bien, qui aurait des avantages sociaux, et qui serait nanti d’argent, ce peuple-là vous l’avez vu dans le rêve. Si c’est ce même peuple dans lequel j’ai grandi et qui continue à souffrir depuis que Sassou est au pouvoir, je vous mets donc au défi d’avoir dit du mensonge en faisant croire sur toutes les chaînes du monde que ça marche au Congo. C’est faux, les Congolais broient de la poussière à cause d’un régime totalitaire qui sévit sous les griffes de Sassou Nguesso.

Aussi, le peuple Africain en général et celui du Congo Brazzaville en particulier ne tombera pas dans l’amalgame. L’on sait qu’il y’a des ONG qui n’ont pas bonne presse. Mais laissez-moi vous dire que les ONG comme Sherpa et Transparency International ne font pas le jeu des colonisateurs de la Françafrique qui viennent brûler le grenier des africains. Voilà pourquoi vous combattez Sherpa et Transparency International à cause de leur vérité face à la maffia occidentale.

Vraiment vous osez parler d’un faux bonheur dans lequel vivrait le peuple congolais, alors que ce peuple congolais est celui qui souffre de faim, un peuple qui n’a pas d’eau potable, un peuple qui ne se soigne presque pas par manque d’argent lorsqu’on sait que les hôpitaux ne sont que des mouroirs ! Même votre client Sassou Nguesso, ses hernies discales, il ne les traite qu’en France, et, cela prouve qu’il n’y a pas des hôpitaux capables de soigner des seigneurs comme lui.

Non madame, c’est une grande insulte que vous venez de balancer au peuple congolais dans vos déclarations loufoques. Le peuple congolais ressemble à un groupe de pauvres assis sur une mine d’or.

Avez-vous déjà fait le tour du Congo du Nord au sud, de l’Est à l’Ouest? L’école ne marche pas. Les routes n’ont pas été bitumées depuis 1960. L’habitat est dans une précarité indicible. Les vieilles maisons ne subissent pas de réparations même dans Brazzaville la capitale, par manque d’argent. Au Congo Brazzaville, l’argent est concentré dans les mains d’une minorité de voleurs politiques. C’est cette minorité que vous avez rencontrée. Puisque vous nous dites qu’en 3 semaines de séjour à Brazzaville dans un hôtel, vous avez entendu tout le peuple congolais critiquer Tranparency International. Ç’est ça? Non, vous n’avez pas rencontré le peuple congolais fier et content du travail de Transparency International et de Sherpa. Les ONG sont régies par des lois depuis l’ONU. Sachez madame, si vous ne le savez pas, les politiques, les juristes, les constitutionalistes n’ont plus le monopole dans les débats publics. C’est tout le monde qui doit avoir une place dans le règlement de certaines situations.

Par ailleurs, quel serait votre avis si c’est monsieur Sarkozy président de la France qui serait coupable des biens mal acquis en France, mais dont ces biens se trouveraient à Brazzaville au Congo et, qu’une avocate congolaise ait mené une enquête avec des associations française sur le sol congolais?

Nous vous faisons savoir que monsieur sassou Nguesso s’est servi de son rang de président de la république pour voler l’argent du peuple congolais afin d’acquérir beaucoup de biens personnels.

Par rapport aux propos que nous avons entendus de vous. Dites-le nous : quel est l’indice favorable et acceptable pour qu’un peuple soit considéré comme celui qui ne vit pas dans la pauvreté?

Si vous croyez que maître Maud qui est française comme vous et, qui joue un grand rôle pour aider des congolais meurtris par un chef d’État voleur comme monsieur Sassou, et que maître Maud ai suivi une mauvaise route, je vais vous faire savoir qu’au Congo, les juges sont corrompus et ne dise le droit qu’en jurant Sassou, leur dieu. Croyez-vous que l’on doit faire confiance à un tel monde qui broie le droit au Congo?

Suivez-vous vraiment l’actualité de ce pays ou bien vous vous contentez uniquement de ce que monsieur Sassou Nguesso vous enfonce dans la tête?

Vous avez le droit et la liberté de parler du peuple Congolais que vous ne connaissez pas. Là aussi libre à vous de le faire, mais on ne vous permet pas de mentir sur le dos du peuple Congolais qui connaît des souffrances atroces depuis que les autorités françaises ont imposé Sassou Nguesso au pouvoir par coup d’État. Et, vous venez même dire des énormités du genre : Sassou a gagné l’élection au Congo au premier tour. Je peux rire dans ma douleur pour vous dire davantage que ce n’est pas Sassou qui peut gagner une seule élection transparente au Congo Brazzaville. Ce qui se passe au Congo Brazzaville c’est de la vraie magouille pure et simple devant un pouvoir en arme et qui terrorise les populations. Une fois de plus, je dois vous dire que vous venez d’insulter le peuple congolais de Brazzaville en racontant des bobards.

Vous devrez demander des excuses solennelles au peuple Congolais que Sasou brime tous les jours.

Merci à vous madame  l’avocate et conseillère de monsieur Sassou Nguesso.

Gervais Mboumba, militant des droits de l’homme

1 février 2011

[DOSSIER CÔTE D'IVOIRE] La double face et le double langage de la France

LA DOUBLE FACE ET LE DOUBLE LANGAGE DE LA FRANCE


« Les promesses n'engagent
que ceux qui les reçoivent »
Jacques Chirac


Au sommet des Chefs d'Etat africains qui s'est tenu à Addis-Abeba, en Ethiopie, les 30 et 31 janvier 2011, et où s'est fait inviter le président français, M. Nicolas Sarkozy, beaucoup de choses s'y sont passées et dites.

Le voyage du président français dans la capitale de l'Afrique, Addis-Abeba, qui abrite les institutions de l'Union Africaine (UA), n'était pas pour une villégiature. Dans son programme, le dossier de la crise de la Côte d'Ivoire, très probablement ouverte par la France il y a dix ans déjà. Il n'y est pas allé dans l'intention de trouver une ou des solutions de paix, mais bien plus pour convaincre les « moutons » et les « affranchis » de la Françafrique afin que ces derniers obéissent au doigt et à l'œil à ses injonctions et autres ultimatums.

Le président Sarkozy aurait certainement réussi son opération de « lavage de cerveau » si, dès le départ, il n'avait pas commencé par tonner, par rugir comme un lion en cage. Dès lors, même ceux qui abondaient dans le même sens que lui étaient obligés de se poser des questions et, in fine, de se rétracter, car ils ont compris qu'ils ont failli se faire berner par la France. Ils ont compris tout de suite que l'affaire de la Côte d'Ivoire n'était plus une affaire de malentendu électoral, mais bien une affaire personnelle entre la France (Sarkozy) et Laurent Gbagbo. Ils ont donc compris que le président Sarkozy voudrait se servir d'eux pour régler ses comptes à Laurent Gbagbo, de la même manière qu'il a manipulé Barak Obama via son ambassadeur en Côte d'Ivoire et CHOÏ, le Coréen qui est allé chercher l'homme de Ouattara à la CEI pour donner tout de suite les résultats provisoires, nous disons bien provisoires, mais que les putschistes qui se cachent derrière le panneau « Communauté internationale » ont très vite transformés en « RESULTATS DEFINITIFS », foulant aux pieds le Conseil Constitutionnel, la plus haute institution du pays.

Pour mieux discréditer nos institutions, la France a vite fait de répandre la rumeur selon laquelle cette institution était acquise et aux ordres de Laurent Gbagbo.

Et en France, au jour d'aujourd'hui, les deux chambres du parlement (Sénat et Assemblée nationale) ne sont-elles pas sous le contrôle de la Droite ? Dirons-nous que toutes les décisions, toutes les lois qui émanent de ces deux chambres du parlement français sont teintées de magouilles ou frappées de nullité parce que sous le contrôle et aux ordres du président de la République, M. Sarkozy ?

Alors, que disent la France et le Président Sarkozy de cette fameuse CEI dont la majorité est détenue par les proches du tandem Ouattara/Soro, les deux seigneurs de guerre ?

Aujoud'hui, le ton du discours a changé. Il est devenu mielleux dans l'espoir d'attraper plus de mouches. Mais un proverbe congolais dit : « Le sac d'un idiot, on ne le fouille qu'une seule fois ». Pour ce faire, voici quelques extraits de la potion somnifère du président français pour cette opération de charme, pour mieux les endormir. Manière de vouloir leur montrer qu'il y est allé en ami et qu'il les respecte :

« Je suis convaincu depuis bien longtemps que l'Afrique n'a pas la place qui lui revient dans les gouvernances internationales. Alors, puisque le président de l'« Assemblée générale des Nations unies » est ici (siège de la Commission économique africaine, Addis-Abeba. Ndlr) et que le Secrétaire général des Nations unies est ici, je leur dis : faites la réforme du Conseil de sécurité dès cette année. N'attendez pas. La France vous soutiendra.

« Prenez des décisions. Elargissez le nombre des membres du Conseil de sécurité Reconnaissez aux milliards d'Africains la place à laquelle ils ont droit et la France vous soutiendra. Cela fait trente ans qu'on parle de la réforme, je vous propose qu'on la fasse en cette année 2011.

« Les éléments sont sur la table, on sait qu'il faut augmenter le nombre des membres du Conseil de sécurité sans passer par une réforme intérimaire. Ne créons pas un groupe de travail. Cessons les débats et réalisons la promesse pour associer l'Afrique, le continent latino américain et d'autres partenaires à ce Conseil de sécurité.

« si le Conseil de sécurité représente le monde dans sa diversité, alors il n'y aura besoin d'autres organisations. Et si d'autres organisation ont été créées, c'est parce qu'on n'arrivait pas à débloquer la réforme du Conseil de sécurité.

« La France respecte la souveraineté des Etats et le droit des peuples à se déterminer eux-mêmes. Elle ne veut ni donner de leçon, ni chercher à imposer un modèle. Au nom de quoi le pourrait-elle ? (…) Mais, chaque Etat se doit de respecter les valeurs comme celles contenues dans la Charte des « Nations unies » et l'Acte constitutif de l'« Union africaine ».

« Tous les hommes, tous les peuples, y aspirent. De cette aspiration, nul, dans le monde où nous vivons, ne peut se tenir à l'écartDans le monde d'aujourd'hui, on ne peut plus gouverner comme dans celui d'hier ». ]

Il a par ailleurs félicité les dirigeants africains pour le combat qu'ils mènent pour la bonne gouvernance, la démocratie, le respect des droits de l'homme. « Ce sont des aspirations profondes de chacun de nos peuples, comme nous le rappellent avec force, les événements de Tunisie et d'Egypte », a-t-il souligné.

Seulement voilà ! Si la France respecte la souveraineté des Etats et le droit des peuples à se déterminer eux-mêmes, comment explique-t-il la situation qu'il a créée au Gabon ? De qui se moque-t-il ?

S'il y avait bonne gouvernance en Afrique, surtout dans le pré carré françafricain, pourquoi y a-t-il aujourd'hui des mouvements de révolte ? La Tunisie n'était-elle pas sous protection française ? La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, n'a-t-elle pas proposé son intervention militaire à Ben Ali avant de se rétracter ? A croire que le savoir-faire de la France, c'est la violence !

Ceci dit, ce que le président Sarkozy ne sait sans doute pas, c'est que l'homme africain, même s'il n'est pas assez rentré dans l'histoire, regarde aujourd'hui tout Africain soutenu, défendu et protégé par la France comme un « RIPOUX ». Alors il se demande qu'a-t-il bien pu se passer pour que cet homme, et lui seul, soit sous la protection de la France et bénéficie de son soutien, alors qu'il y en a bien d'autres ? Qu'a-t-il promis à la France ? Quels documents, quels accords secrets a-t-il signés en faveur de la France ? Qu'a-t-il hypothéqué ou bradé pour le « fauteuil » présidentiel ?

Voilà la série de questions que se pose l'homme africain sur chacun des siens qui tombe sous le contrôle de l'occident en général et surtout de la France, en particulier.

Revenons au somnifère administré par la France aux chefs d'Etat africains au sommet d'Addis-Abeba, les 30 et 31 janvier 2011.

C'est dans les habitudes de la France de tenir de tels discours-somnifères pour distraire, charmer et mieux manipuler, plutôt mieux endormir les « chefs d'Etat » africains qu'elle prend pour ses « Préfets ».

Souvenons-vous du double visage, du double discours de la France dans la crise de Brazzaville.

D'abord la provocation. En voyage officiel en Afrique de l'Ouest, le président Jacques Chirac, encore Maire de Paris, tient les propos suivants : « […] La démocratie est un luxe pour les Africains ».

Ensuite, en Afrique Centrale, précisément en 1996, à Brazzaville (Congo), il nous fait l'honneur d'une déclaration somnifère dont voici l'extrait :
« […] L'élection tend désormais à devenir un mode normal de dévolution du pouvoir en Afrique. Il faut en finir avec les coups de force ou d'Etat, les putschs, les juntes, les pronunciamientos et toutes les manifestations de transition violentes. Ces événements d'un autre âge sont, pour chacun de nous, une humiliation. Pour les peuples, ils sont un retour en arrière. Pour le monde, ils sont une déception et l'alibi trop commode des désengagements. »






Deux ans plus tard, l'homme tient, à Luanda (Angola), un autre discours pour encenser ce qu'il condamnait et qualifiait à Brazzaville de « Ces événements d'un autre âge... ». En voici la teneur :

« Je me réjouis de l'intervention de l'Angola au Congo-Brazzaville pour la raison simple que ce pays était en train de s'effondrer dans la guerre civile, de s'autodétruire, et qu'il était souhaitable que l'ordre revienne. Il y avait quelqu'un qui était capable de le faire revenir, c'était Denis Sassou Nguesso. Il lui fallait un soutien extérieur pour un certain nombre de raisons, l'Angola le lui a apporté. La paix est revenue, les conditions de développement reprennent. Cette ville de Brazza, qui était devenue martyre commence à se relever et Denis Sassou Nguesso s'est engagé à mettre en œuvre le processus de démocratisation dans un délai maximum de deux ans. »[2]

Et il y eut le 5 juin 1997. Ensuite est arrivé le 15 octobre 1997 : La victoire et le retour au pouvoir d'un homme, qui n'a jamais été élu au suffrage universel, que le monde entier reconnaît comme étant le plus grand perturbateur et fossoyeur de la paix et de la stabilité politique en République du Congo-Brazzaville ; en tout cas l'un des plus grands criminels d'Afrique, s'il n'est le plus grand criminel d'Afrique.

Mais l'homme est un protégé de Paris (UMP), de Total et de la GLNF. N'a-t-il pas substitué son parti unique, le Parti congolais du travail (PCT), en loge maçonnique dont il est aussi le Grand Maître ? Or la maison-mère de sa loge maçonnique est celle de tous les scandales en France et qui défraie la chronique. C'est l'obédience coloniale, l'obédience des affaires, des magouilles, des trafics, etc.

Curieusement, la quasi-totalité des chefs d'Etat africains sont adeptes de cette obédience maçonnique. C'est l'obédience qui compte le plus de criminels, de kleptocrates, de dictateurs. Et difficiles de les exclure ou de les sanctionner, tellement ils rapportent de millions et de milliards dans les caisses de la GLNF !

Mais l'homme Sassou n'a pas encore rendu à leurs familles les corps de tous les disparus :
-        la dépouille de feu Joseph Pouabou, en 1965 ;
-        la dépouille de feu président Massamba-Débat, en 1977 ;
-        les restes des corps des 500 disparus du Beach, en 1999, sans compter les nombreux charniers à travers tout le pays depuis qu'il est au pouvoir sous feu président Marien Ngouabi (assassiné par lui), sous Yhombi-Opango et sous ses propres mandats présidentiels. La liste n'est pas exhaustive.
Il a, à son actif, plus de 100 000 morts au Congo-Brazzaville. La France aime les criminels. Elle vit et se nourrit d'eux. Elle les installe au pouvoir dans son pré carré. C'est pourquoi ils sont ses "Préfets de région".

Alors, pour les pays comme le Congo-Brazzaville, la Côte d'Ivoire et le Gabon, voire le Cameroun, la Centrafrique, le Tchad, etc., il faut, à la France, de tels individus pour survivre économiquement et financièrement, mais aussi pour faire le plein des voix à l'Assemblée générale de l'ONU.

En conclusion, disons que la pire des humiliations qu'on puisse faire subir à une nation indépendante et souveraine, c'est de lui imposer, par un ou des Etats tiers, un chef qu'elle ne s'est pas choisi librement.
Et dans cet ordre d'idée, le pire ennemi de l'esclave, c'est « l'affranchi », l'exécuteur impitoyable de ce que son Maître ne peut et surtout ne veut accomplir de ses propres mains.

Jean-Claude Mayima-Mbemba
Auteur, Secrétaire Général de l'Organisation
Africa Human Voice International (AHVI)



[1] Extrait du Discours de Jacques Chirac, président de la République Française, prononcé devant le Parlement congolais, le 18 juillet 1996, à Brazzaville.   
[2] Extrait du discours de Jacques Chirac prononcé le 30 juin 1998, à Luanda, en Angola.




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"La seule chose de bien à l'action de la violence, c'est l'action des hommes de bien"