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17 février 2011

[CÔTE D'IVOIRE] Mais où est donc passé Alassane Dramane Ouattara ?



MAIS OU EST DONC ALASSANE DRAMANE OUATTARA ?
par DANIEL NKOUTA

La situation postélectorale qui prévaut en Côte d’Ivoire semble, pour tout observateur politique vigilant, indiquer que l’initiative enthousiaste prise par le Président français Nicolas SARKOZY contre l’intraitable BETE Laurent GBAGBO, ce qui est un pléonasme, l’Ivoirien vrai, a finalement basculé la France dans un bourbier d’où elle ne pourra sortir qu’en y laissant l’essentiel de ses plumes. Et comme si cette maladresse politico-diplomatique ne suffisait pas comme auto-sentence, voilà que depuis quelque temps, la rumeur persistante de la mort à Paris d’Alassane Dramane OUATTARA place la France dans une situation plus qu’inconfortable tant sur le plan interne à la France que sous l’angle international.

Pour mieux comprendre ce qui a pu se passer, il faut tenter de regarder les évènements sur le rétroviseur  des relations françafricaines. En effet, secret de polichinelle, aux lendemains des indépendances, la France dans ses anciennes colonies sous la houlette du Président-Général Charles de Gaulle sorti dernier de l’Ecole Saint-Cyr soi dit en passant, a mis en place des Gouverneurs locaux censés s'assurer que les ressources naturelles et géopolitiques de ces pays bénéficieraient toujours à l'ancienne puissance coloniale. Lorsque ces Etats eurent la  possibilité d'élire démocratiquement leur représentant comme au Togo ou en République Centrafricaine, ceux-ci  furent renversés ou assassinés avec l'aide de l'Armée française, dont les seules victoires ont acquise en Afrique noire : le cas de Sylvanus OLYMPIO au Togo, qui envisageait de quitter la zone Franc, Abel GOUMBA à la suite de Barthélémy BOGANDA en Centrafrique, Mehdi BEN BARKA au Maroc, enlevé en plein Paris par les Services secrets français puis assassiné avec disparition du corps, Outel BONO au Tchad, Ruben UM NYOMBE et Félix MOUNIE au Cameroun.
Avec le savoir-faire de FOCCART, des pions au service de la France, le seul pays au monde qui a eu un Maréchal traitre à la patrie, furent portés à la tête de ces nouveaux pseudo Etats indépendants dont bon nombre sont issus des Services secrets français ou de l'Armée française. L’on peut sans risque de se tromper citer EYADEMA, Omar BONGO, SASSOU-NGUESSO, Idris DEBY, Bédel BOKASSA. Ces kleptocrates dictateurs mandatés par la France ont obtenu avec le temps, pour ceux qui ont réussi à se maintenir, une certaine autorité et autonomie au regard de la France et sont régulièrement réélus grâce à des élections présidentielles truquées sous le guidage de leurs parrains français, quelque fois, tel est le cas du Congo avec SASSOU devenu SASSOU-NGUESSO, sous le couvert d’un vocabulaire trompeur marxiste.  C'est ce qu’il est convenu d’appeler des ''Gouverneurs à peau noire'' pour reprendre l'expression de François-Xavier VERCHAVE, qui ont fait de nos pays des véritables excroissances de la France dirigées conjointement par Jacques FOCCART, le Parti Gaulliste, puis le Parti Socialiste et la Société Elf.Un exemple qui résume toute la situation sans qu’aucun commentaire ne soit nécessaire : le 15 juillet 1960, un mois avant que le GABON n’accède à son autonomie ou indépendance pour utiliser le vocable consacré par abus de langage, Michel DEBRE Premier Ministre français écrivant à Léon MBA ordonne :
« On vous donne l’indépendance à condition que l’État, une fois indépendant, s’engage à respecter les accords de coopération. L’un ne va pas sans l’autre. »

Le ton était donné, comme pour sceller durablement leurs relations futures, pour le meilleur et pour le pire. On comprend pourquoi la France s’insurge contre Laurent GBAGBO qui refuse l’intégration dans le système. Pour perpétuer le système justement, la France veillera au grain. Au GABON  l’aggravation de l’état de santé de Léon MBA qui croulait sous le poids d’un cancer contre lequel hélas la françafrique ne pouvait rien, hospitalisé à Paris en août 1966, Léon MBA y meurt. La nouvelle du décès sera gardée secrète par les Services secrets français pendant des longs mois puis, suite à un bricolage constitutionnel, Albert Bernard BONGO qui deviendra plus tard El Adj Omar BONGO une pure création néocoloniale, sera mis en place à la tête du GABON par Jacques FOCCART, juste après avoir annoncé la mort de Léon MBA qui serait alors survenue à Paris en 19667. Il fallait pour la France assurer le relai militaire français dans la guerre du Biafra qui fera 1 à 2 millions de morts. Dès lors la France peut accélérer ses livraisons d'armes au Biafra via Libreville avec le soutien de Félix HOUPHOUËT-BOIGNY. Mais le Président nigérian actuel simple intérimaire d’ailleurs, a la mémoire courte.

En 2009, toujours au GABON sous-préfecture de la France, après avoir soi-disant suspendu ses fonctions le 6 mai à Libreville suite au décès de son épouse qui l’avait affligé, le plus ancien Chef d’Etat africain, 73 ans, dont 42 au pouvoir, est, dira-t-on, le 21 mai admis à Barcelone dans une Clinique espagnole pour un simple bilan de santé selon Libreville, mais dans un état grave, soigné pour un cancer, selon d’autres sources. C’est à bord d’un avion médicalisé que le Président gabonais aurait gagné l’Espagne.

Le lundi 08 juin 2009 Fraternité Matin annonce que le Président gabonais, Omar BONGO ONDIMBA est mort des suites d’un cancer dans une Clinique de Barcelone, nouvelle qui sera immédiatement démentie par le Gouvernement gabonais, puis, devant la révélation de l’information par le Gouvernement espagnol, la nouvelle est finalement rendue officiellement publique. Avant cette annonce, l’actuelle Président Ali BONGO s’est rendu dans la plus totale discrétion à Paris pour prendre les ordres, après avoir fermé les frontières.

En Côte d’Ivoire, là aussi, la mort de Félix HOUPHOUËT-BOIGNY aura mis du temps pour être rendue publique par les autorités françaises, avec la complicité du même Alassane Dramane OUATTARA qui, en violation de la Constitution qui prescrivait qu’en cas d’absence du Président, l’intérim serait assuré par le Président de la République, a tenté d’user de sa qualité de Premier Ministre pour usurper le pouvoir, avant de se voir chasser par le PDCI.

Aujourd’hui, des sources insistantes et concordantes proches de l’Hôpital militaire parisien du Val de Grâce font état de la mort d’Alassane Dramane OUATTARA, des suites d’un mal pernicieux qui l’avait déjà fait s’effondrer devant tous à une date très récente au Golf Hôtel. Son évacuation sanitaire pour la France avait alors été décidée.

Depuis,  on assiste à une avalanche de messages de confirmation de sa mort qui inondent la   rédaction de certains organes de presse. Ces sources situent l’arrivée de OUATTARA à Paris au 08 janvier 2011 par vol privé SWK 4834. Le jet privé affrété pour son évacuation sanitaire aurait atterri à l’Aéroport militaire de Villacoublay. A son bord, le couple OUATTARA, le couple BEDIE, le Général PALENFO et d’autres personnalités de l’entourage de OUATTARA. Suite à ses complications de santé consécutives à un mal pernicieux qui le rongeait au niveau de la poitrine, il serait entré dans un coma profond pour ensuite tirer sa révérence.

A la suite de certaines indications en ma possession, j’ai personnellement, dans un premier temps, pensé à la thèse d’une diversion avec sa mort, pour distraire les Ivoiriens et l’opinion internationale, pendant que se préparait l’attaque de la Côte d’Ivoire pour enlever Laurent GBAGBO, entre le 19 et le 23 janvier 2011 car, Air France avait curieusement annulé ses vols en partance et en provenance d’Abidjan à ces dates.  J’ai exprimé cette inquiétude en ligne sur un site internet.

Mais aujourd’hui, de nombreux éléments successifs tendent à corroborer la mort de OUATTARA, car comment autrement comprendre le fait que la mission de la médiation de l’Union Africaine conduite par le Premier Ministre Kényan, Raila ODINGA, pourtant acquis à la cause de OUATTARA, après s’être entretenue avec Laurent GBAGBO, n’a pu rencontrer Alassane Dramane OUATTARA, et cette mission aura finalement été reportée par deux fois  sans jamais plus avoir lieu, jusque dernier sommet des Chefs d’Etat ? Mystère pour mystère, plus troublant est tout de même le fait que les Experts commis par le panel des cinq Chefs d’Etat de l’Union Africaine pour faire le point sur cette crise, qui viennent de séjourner à Abidjan, n’ont pu eux aussi rencontrer Alassane Dramane OUATTARA. Ils se sont contentés de Guillaume SORO. Alors, où est actuellement Alassane Drame OUATTARA ? L’Afrique progressiste défie le Gouvernement français, l’ONUCI, l’Union Européenne et Jean PING le gabono-coréen cousin germain de Ban Ki MOON et de CHOI le trio coréen patenté pour réussir la sécession de la Côte d’Ivoire à l’instar de la Corée,  à nous le présenter vivant. Nous attendons qu’il prenne parole en public.

AH ! Omar BONGO ONDIMBA ! après avoir cannibalisé les richesses gabonaises, il a fallu que tu empoisonnes le continent tout entier en nous léguant des gabonais aux yeux bridés. Et comment des Chefs d’Etat sérieux ont-ils pu admettre de placer à la tête de la Communauté internationale, un personnage comme Ban Ki MOON, issu d’un pseudo Etat la Corée du Sud , cette fiction produit des puissances occidentales ?

Pour refaire une brève incursion dans l’appréciation de cette crise postélectorale, faisant litière des mes considérations politiques en faveur de Laurent GBAGBO dont je n’ai pas à me cacher, au contraire, je dirais en tant que juriste, que dans une procédure, un Avocat, au même titre que le Ministère public qui plaide à charge, défend avant tout là règle de Droit. Les arguments à charge et à décharge s'affrontent et c'est au terme de cette joute oratoire que peut émerger la décision. C'est pour cette raison qu'un Avocat commis d'office par exemple, doit et peut défendre un violeur multirécidiviste car, défendre n'est pas innocenter bien sûr, sans être en contradiction avec la morale du Droit.

On a beau ne pas avoir la moindre sympathie pour Laurent GBAGBO, la logique juridique voudrait simplement que l’on constate que le Conseil Constitution a tranché. L’homme a beau être perçu comme un tyran, seul le peuple ivoirien est moralement et juridiquement  habilité à lui couper la tête. Ni l'ONU, ni la France, ni les USA ni la CEDEAO ni l’UA, ni UEMEOA n'ont à appuyer la prétendue légitimité de OUATTARA par une présence militaire sur le territoire ivoirien, sans se rendre coupable d’ingérence dans la politique interne d’un Etat souverain. Le Droit a sa morale que la morale ignore. Ce qui se passe en Côte d’Ivoire pose le problème du respect de la souveraineté de ce pays voire des pays au Sud du Sahara.

Enfin, ce qui est terriblement affligeant dans cet abattage médiatique orchestré par les puissances occidentales pour préserver leurs intérêts contre la pénétration en Afrique par la Chine, c’est la subite cécité fasse à ce fait pertinent. Depuis bientôt deux mois, tous les appels à lé désobéissance civile, à la grève, au soulèvement lancés par OUATTARA sont demeurés lettre morte. En revanche, nous voyons chaque jour à la Télévision d’Etat, la succession des Chefs traditionnels de Côte d'Ivoire du Nord au Sud de l’Est à l’Ouest en passant par le Centre monter au créneau pour dénoncer les exactions commises par les rebelles de SORO fiancés par OUATTARA  pendant et après les élections. La base électorale et la jeunesse du PDCI dont le chef BEDIE est volontairement réfugié avec OUATTARA, l’Armée, la Police, La Gendarmerie, toutes les institutions paramilitaires, les Préfets, les Associations d’intellectuels de juristes comme celle des Avocats, celle de défense des droits de l'homme, celle des femmes, les associations des étrangers en Côte d’Ivoire, les Syndicats, les Confessions religieuses tous, chaque jour qui passe depuis, défilent pour exprimer leur allégeance à Laurent GBAGBO et à la Constitution du pays.

Dans un tel contexte où Alassane Dramane OUATTARA apparaît véritablement comme un Président virtuel manquant de support concret dans la population ; il paraît tout de même peu crédible d’espérer qu’il a battu Laurent GBGABO à la Présidentielle.

Un meeting tenu au Nord par un chef rebelle dans la zone sous le contrôle des rebelles de Guillaume SORO, filmé et diffusé par la Télévision depuis quelques jours, apporte la preuve que c’est Alassane Dramane OUATTARA qui a fiancé les rebelles qui ont désolé le pays. Cela ressort clairement de l’aveu de ce chef rebelle. Ignorant tous ces faits, l’on continue à présenter Laurent GBAGBO comme celui par qui le malheur est arrivé.

10 février 2011

[COTE D'IVOIRE] L'unique solution au-dela du recompte des voix : La reorganisation des elections pour sortir de la crise

L'unique solution au-delà du recompte des voix / Isaac pierre Bangoret (Ecrivain) : ''La réorganisation des élections pour sortir de la crise ivoirienne''
Publié le mercredi 9 février 2011   |  L'intelligent d'Abidjan



La Côte d'Ivoire est souveraine ; aucune puissance politique, économique, militaire ne peut imposer à sa société civile un président autre que celui désigné, de manière solennelle par ses Institutions.

Il n'appartenait ni aux mass-médias ni à un fonctionnaire de l'ONU de jouer ce rôle qu'incombe au conseil constitutionnel de notre pays. Ce fonctionnaire se devait de communiquer les résultats définitifs et non des résultats provisoires. L'attitude fébrile de Choi, durant ces élections, dévoile la mission sécrète de l'ONU en Côte d'Ivoire : les agresseurs (les rebelles) ont été protégés depuis leur coup d'état manqué dans le but de créer les conditions favorables à un coup d'état électoral.

Disons aux experts des sciences politiques ou des stratégies militaires que nous sommes en Côte d'Ivoire face à un dilemme, appelé en politique internationale, le dilemme prisonnier à cause de l'attitude partiale des forces dites impartiales (ONU et forces françaises). Ce dilemme est cette théorie des jeux où les deux joueurs auraient intérêt à coopérer, mais les incitations à trahir l'autre sont si fortes que la coopération n'est jamais sélectionnée par un jour rationnel, surtout lorsque le jeu est joué qu'une fois. Les protagonistes de ce jeu (les élections en Côte d'Ivoire) sont Gbagbo et son camp, opposé à Alassane, sa République du Nord protégée par l'ONU et les forces françaises. Laurent Gbagbo, dès le premier coup d'état manqué de l'armée d'Alassane, a été informé certainement des intentions de ce dernier par les personnes du Nord comme le célèbre journaliste Ben Soumahoro qui se sont désolidarisés d'Alassane Ouattara parce qu'ils refusèrent l'usage de la force pour amener au pouvoir un ressortissant du Nord. Cette prudence extrême de Gbagbo, face à de tels adversaires politiques lui a valu le nom de boulanger. L'on trouve qu'il ne respecte jamais ses accords pour la simple raison qu'il est souvent amené, malgré lui, à reconsidérer ses positions vis-à-vis de ses adversaires politiques toujours prêts à exploiter ses moindres failles pour lui assener un coup fatal. Deux exemples concrets pour étayer nos dires.

Aucun intellectuel ou fonctionnaire international ne s'oppose aux propos outrageants utilisés par Alassane quand il s'adresse à Gbagbo qu'il traite de fruit pourri, de fou et de cambrioleur. Après ces insultes qui expriment toute la haine, l'aversion pour son adversaire politique, il lui propose paradoxalement, une retraite paisible d'ancien président. Le même Alassane nous parle, à la télévision, de plusieurs scenarios pour enlever Gbagbo et lui demande ensuite de lever le blocus de golf (une histoire de fou). Soyons séreux ; un homme sensé lèverait-il ce blocus conscient du plan élaboré par son adversaire politique qui veut tout résoudre au moyen de la force dite légitime ? Nous sommes conscients d'avoir en face une république du Nord déjà constituée qui attend les bombardements des occidentaux pour se substituer en la république de Côte d'Ivoire. Le gouvernement formé par Alassane confirme nos dires puisqu'il dévoile ses pensées secrètes. Le principe de toute alliance politique aurait voulu que le poste de Premier ministre soit attribué à un baron du PDCI (ce grand parti allié au RDR, le parti d'Alassane), toutes les personnes nommées proviennent étrangement du Nord de la Côte d'Ivoire. La république du Nord prend ainsi progressivement forme. Le PDCI est seulement pris en otage et utilisé comme un bouc-émissaire, puisqu'il convient de réduire l'impact de ce parti dans les prochaines élections. Pour amener les Baoulé et les hommes de l'Ouest à s'éliminer (à s'exterminer), il lui faudrait seulement susciter des incidents susceptibles d'être source de conflits entre ces groupes ethniques. Cette crise postélectorale suscitée surtout par les alliés occidentaux d'Alassane et l'ONU qui ont désigné, à la place des Institutions et de la société civile ivoirienne le président de leur choix, nous introduit dans le contexte politique du dilemme du prisonnier, où les différents protagonistes ne peuvent plus se faire confiance et collaborer franchement. Deux solutions s'offrent donc à nous pour éviter le chaos ; le recompte des voix ou la réorganisation sur l'ensemble du territoire ivoirien, du second tour des élections, puisque de nombreuses personnes ont voté sous la pression des armes, même dans des zones où l'on n'a apparemment pas relevé des fraudes. Les pays africains non-francophones sous la tutelle de l'UA, veillerait à son bon déroulement, après la dissolution de la république du Nord, le désarmement de l'armée d'Alassane, le rappel des ambassadeurs, la réunification du pays. Toute solution qui chercherait à obliger les deux camps à collaborer, de nouveau, nous conduire au chaos, puisqu'il a constaté une implication flagrante des forces dites impartiales dans la planification d'un coup d'Etat électoral. Ces deux solutions ne sont certes pas conformes à notre constitution, mais nous nous devons malheureusement de choisir entre l'injustice et le chaos. Le recompte des voix permettra à notre pays d'éviter des dépenses inutiles qui exigeraient une réorganisation des élections .Si l'ONU et le Camp d'Alassane sont sûrs de leur victoire, ils n'ont rien à craindre. Retirer Alassane et Gbagbo pendant deux ans ne changerait rien à la crise ivoirienne puisque les causes défendues par ces deniers survivront à leurs personnes. Que Dieu bénisse le panel des chefs d'Etat africains.

Isaac pierre Bangoret (Ecrivain)

SOURCE : http://news.abidjan.net/h/390694.html

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"Changer de régime et améliorer les lois sans changer les hommes et les rendre meilleurs, c'est comme balayer la chambre sans ouvrir la fenêtre; la poussière soulevée (celle du moins qui n'aura pas été avalée) retombera d'où elle vient" (Lanza Del Vasto).


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"L'ascension sociale se faisant sans échelle, ceux qui se dégagent et s'élèvent ne peuvent que monter sur les épaules et sur la tête de ceux qu'ils enfoncent.." (Lanza Del Vasto).

1 février 2011

[DOSSIER CÔTE D'IVOIRE] La double face et le double langage de la France

LA DOUBLE FACE ET LE DOUBLE LANGAGE DE LA FRANCE


« Les promesses n'engagent
que ceux qui les reçoivent »
Jacques Chirac


Au sommet des Chefs d'Etat africains qui s'est tenu à Addis-Abeba, en Ethiopie, les 30 et 31 janvier 2011, et où s'est fait inviter le président français, M. Nicolas Sarkozy, beaucoup de choses s'y sont passées et dites.

Le voyage du président français dans la capitale de l'Afrique, Addis-Abeba, qui abrite les institutions de l'Union Africaine (UA), n'était pas pour une villégiature. Dans son programme, le dossier de la crise de la Côte d'Ivoire, très probablement ouverte par la France il y a dix ans déjà. Il n'y est pas allé dans l'intention de trouver une ou des solutions de paix, mais bien plus pour convaincre les « moutons » et les « affranchis » de la Françafrique afin que ces derniers obéissent au doigt et à l'œil à ses injonctions et autres ultimatums.

Le président Sarkozy aurait certainement réussi son opération de « lavage de cerveau » si, dès le départ, il n'avait pas commencé par tonner, par rugir comme un lion en cage. Dès lors, même ceux qui abondaient dans le même sens que lui étaient obligés de se poser des questions et, in fine, de se rétracter, car ils ont compris qu'ils ont failli se faire berner par la France. Ils ont compris tout de suite que l'affaire de la Côte d'Ivoire n'était plus une affaire de malentendu électoral, mais bien une affaire personnelle entre la France (Sarkozy) et Laurent Gbagbo. Ils ont donc compris que le président Sarkozy voudrait se servir d'eux pour régler ses comptes à Laurent Gbagbo, de la même manière qu'il a manipulé Barak Obama via son ambassadeur en Côte d'Ivoire et CHOÏ, le Coréen qui est allé chercher l'homme de Ouattara à la CEI pour donner tout de suite les résultats provisoires, nous disons bien provisoires, mais que les putschistes qui se cachent derrière le panneau « Communauté internationale » ont très vite transformés en « RESULTATS DEFINITIFS », foulant aux pieds le Conseil Constitutionnel, la plus haute institution du pays.

Pour mieux discréditer nos institutions, la France a vite fait de répandre la rumeur selon laquelle cette institution était acquise et aux ordres de Laurent Gbagbo.

Et en France, au jour d'aujourd'hui, les deux chambres du parlement (Sénat et Assemblée nationale) ne sont-elles pas sous le contrôle de la Droite ? Dirons-nous que toutes les décisions, toutes les lois qui émanent de ces deux chambres du parlement français sont teintées de magouilles ou frappées de nullité parce que sous le contrôle et aux ordres du président de la République, M. Sarkozy ?

Alors, que disent la France et le Président Sarkozy de cette fameuse CEI dont la majorité est détenue par les proches du tandem Ouattara/Soro, les deux seigneurs de guerre ?

Aujoud'hui, le ton du discours a changé. Il est devenu mielleux dans l'espoir d'attraper plus de mouches. Mais un proverbe congolais dit : « Le sac d'un idiot, on ne le fouille qu'une seule fois ». Pour ce faire, voici quelques extraits de la potion somnifère du président français pour cette opération de charme, pour mieux les endormir. Manière de vouloir leur montrer qu'il y est allé en ami et qu'il les respecte :

« Je suis convaincu depuis bien longtemps que l'Afrique n'a pas la place qui lui revient dans les gouvernances internationales. Alors, puisque le président de l'« Assemblée générale des Nations unies » est ici (siège de la Commission économique africaine, Addis-Abeba. Ndlr) et que le Secrétaire général des Nations unies est ici, je leur dis : faites la réforme du Conseil de sécurité dès cette année. N'attendez pas. La France vous soutiendra.

« Prenez des décisions. Elargissez le nombre des membres du Conseil de sécurité Reconnaissez aux milliards d'Africains la place à laquelle ils ont droit et la France vous soutiendra. Cela fait trente ans qu'on parle de la réforme, je vous propose qu'on la fasse en cette année 2011.

« Les éléments sont sur la table, on sait qu'il faut augmenter le nombre des membres du Conseil de sécurité sans passer par une réforme intérimaire. Ne créons pas un groupe de travail. Cessons les débats et réalisons la promesse pour associer l'Afrique, le continent latino américain et d'autres partenaires à ce Conseil de sécurité.

« si le Conseil de sécurité représente le monde dans sa diversité, alors il n'y aura besoin d'autres organisations. Et si d'autres organisation ont été créées, c'est parce qu'on n'arrivait pas à débloquer la réforme du Conseil de sécurité.

« La France respecte la souveraineté des Etats et le droit des peuples à se déterminer eux-mêmes. Elle ne veut ni donner de leçon, ni chercher à imposer un modèle. Au nom de quoi le pourrait-elle ? (…) Mais, chaque Etat se doit de respecter les valeurs comme celles contenues dans la Charte des « Nations unies » et l'Acte constitutif de l'« Union africaine ».

« Tous les hommes, tous les peuples, y aspirent. De cette aspiration, nul, dans le monde où nous vivons, ne peut se tenir à l'écartDans le monde d'aujourd'hui, on ne peut plus gouverner comme dans celui d'hier ». ]

Il a par ailleurs félicité les dirigeants africains pour le combat qu'ils mènent pour la bonne gouvernance, la démocratie, le respect des droits de l'homme. « Ce sont des aspirations profondes de chacun de nos peuples, comme nous le rappellent avec force, les événements de Tunisie et d'Egypte », a-t-il souligné.

Seulement voilà ! Si la France respecte la souveraineté des Etats et le droit des peuples à se déterminer eux-mêmes, comment explique-t-il la situation qu'il a créée au Gabon ? De qui se moque-t-il ?

S'il y avait bonne gouvernance en Afrique, surtout dans le pré carré françafricain, pourquoi y a-t-il aujourd'hui des mouvements de révolte ? La Tunisie n'était-elle pas sous protection française ? La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, n'a-t-elle pas proposé son intervention militaire à Ben Ali avant de se rétracter ? A croire que le savoir-faire de la France, c'est la violence !

Ceci dit, ce que le président Sarkozy ne sait sans doute pas, c'est que l'homme africain, même s'il n'est pas assez rentré dans l'histoire, regarde aujourd'hui tout Africain soutenu, défendu et protégé par la France comme un « RIPOUX ». Alors il se demande qu'a-t-il bien pu se passer pour que cet homme, et lui seul, soit sous la protection de la France et bénéficie de son soutien, alors qu'il y en a bien d'autres ? Qu'a-t-il promis à la France ? Quels documents, quels accords secrets a-t-il signés en faveur de la France ? Qu'a-t-il hypothéqué ou bradé pour le « fauteuil » présidentiel ?

Voilà la série de questions que se pose l'homme africain sur chacun des siens qui tombe sous le contrôle de l'occident en général et surtout de la France, en particulier.

Revenons au somnifère administré par la France aux chefs d'Etat africains au sommet d'Addis-Abeba, les 30 et 31 janvier 2011.

C'est dans les habitudes de la France de tenir de tels discours-somnifères pour distraire, charmer et mieux manipuler, plutôt mieux endormir les « chefs d'Etat » africains qu'elle prend pour ses « Préfets ».

Souvenons-vous du double visage, du double discours de la France dans la crise de Brazzaville.

D'abord la provocation. En voyage officiel en Afrique de l'Ouest, le président Jacques Chirac, encore Maire de Paris, tient les propos suivants : « […] La démocratie est un luxe pour les Africains ».

Ensuite, en Afrique Centrale, précisément en 1996, à Brazzaville (Congo), il nous fait l'honneur d'une déclaration somnifère dont voici l'extrait :
« […] L'élection tend désormais à devenir un mode normal de dévolution du pouvoir en Afrique. Il faut en finir avec les coups de force ou d'Etat, les putschs, les juntes, les pronunciamientos et toutes les manifestations de transition violentes. Ces événements d'un autre âge sont, pour chacun de nous, une humiliation. Pour les peuples, ils sont un retour en arrière. Pour le monde, ils sont une déception et l'alibi trop commode des désengagements. »






Deux ans plus tard, l'homme tient, à Luanda (Angola), un autre discours pour encenser ce qu'il condamnait et qualifiait à Brazzaville de « Ces événements d'un autre âge... ». En voici la teneur :

« Je me réjouis de l'intervention de l'Angola au Congo-Brazzaville pour la raison simple que ce pays était en train de s'effondrer dans la guerre civile, de s'autodétruire, et qu'il était souhaitable que l'ordre revienne. Il y avait quelqu'un qui était capable de le faire revenir, c'était Denis Sassou Nguesso. Il lui fallait un soutien extérieur pour un certain nombre de raisons, l'Angola le lui a apporté. La paix est revenue, les conditions de développement reprennent. Cette ville de Brazza, qui était devenue martyre commence à se relever et Denis Sassou Nguesso s'est engagé à mettre en œuvre le processus de démocratisation dans un délai maximum de deux ans. »[2]

Et il y eut le 5 juin 1997. Ensuite est arrivé le 15 octobre 1997 : La victoire et le retour au pouvoir d'un homme, qui n'a jamais été élu au suffrage universel, que le monde entier reconnaît comme étant le plus grand perturbateur et fossoyeur de la paix et de la stabilité politique en République du Congo-Brazzaville ; en tout cas l'un des plus grands criminels d'Afrique, s'il n'est le plus grand criminel d'Afrique.

Mais l'homme est un protégé de Paris (UMP), de Total et de la GLNF. N'a-t-il pas substitué son parti unique, le Parti congolais du travail (PCT), en loge maçonnique dont il est aussi le Grand Maître ? Or la maison-mère de sa loge maçonnique est celle de tous les scandales en France et qui défraie la chronique. C'est l'obédience coloniale, l'obédience des affaires, des magouilles, des trafics, etc.

Curieusement, la quasi-totalité des chefs d'Etat africains sont adeptes de cette obédience maçonnique. C'est l'obédience qui compte le plus de criminels, de kleptocrates, de dictateurs. Et difficiles de les exclure ou de les sanctionner, tellement ils rapportent de millions et de milliards dans les caisses de la GLNF !

Mais l'homme Sassou n'a pas encore rendu à leurs familles les corps de tous les disparus :
-        la dépouille de feu Joseph Pouabou, en 1965 ;
-        la dépouille de feu président Massamba-Débat, en 1977 ;
-        les restes des corps des 500 disparus du Beach, en 1999, sans compter les nombreux charniers à travers tout le pays depuis qu'il est au pouvoir sous feu président Marien Ngouabi (assassiné par lui), sous Yhombi-Opango et sous ses propres mandats présidentiels. La liste n'est pas exhaustive.
Il a, à son actif, plus de 100 000 morts au Congo-Brazzaville. La France aime les criminels. Elle vit et se nourrit d'eux. Elle les installe au pouvoir dans son pré carré. C'est pourquoi ils sont ses "Préfets de région".

Alors, pour les pays comme le Congo-Brazzaville, la Côte d'Ivoire et le Gabon, voire le Cameroun, la Centrafrique, le Tchad, etc., il faut, à la France, de tels individus pour survivre économiquement et financièrement, mais aussi pour faire le plein des voix à l'Assemblée générale de l'ONU.

En conclusion, disons que la pire des humiliations qu'on puisse faire subir à une nation indépendante et souveraine, c'est de lui imposer, par un ou des Etats tiers, un chef qu'elle ne s'est pas choisi librement.
Et dans cet ordre d'idée, le pire ennemi de l'esclave, c'est « l'affranchi », l'exécuteur impitoyable de ce que son Maître ne peut et surtout ne veut accomplir de ses propres mains.

Jean-Claude Mayima-Mbemba
Auteur, Secrétaire Général de l'Organisation
Africa Human Voice International (AHVI)



[1] Extrait du Discours de Jacques Chirac, président de la République Française, prononcé devant le Parlement congolais, le 18 juillet 1996, à Brazzaville.   
[2] Extrait du discours de Jacques Chirac prononcé le 30 juin 1998, à Luanda, en Angola.




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"La seule chose de bien à l'action de la violence, c'est l'action des hommes de bien"

DOSSIER CÔTE D'IVOIRE : LA VERITE POUR LES NULS




Nous autres citoyens lambda africains, qui avons le même fonctionnement cérébral que nos dirigeants politiques africains qui, eux-mêmes, ont leur cerveau logé dans le crâne de la «
communauté internationale occidentale », aimerions comprendre une petite chose toute bête.
Attention, nous sommes NULS, mais il nous arrive tout de même de comprendre certaines choses !

- Quand la « communauté internationale occidentale » décrète que NOUS, Africains, malgré les 50 années qui nous 'séparent' de la colonisation, nous ne sommes pas encore assez mûrs pour pouvoir exister et vivre de façon autonome, et que la « communauté internationale occidentale » a encore besoin de nous gérer, nous LES NULS d’Afrique, nous comprenons et nous nous taisons.

- Quand la « communauté internationale occidentale » décrète que, dans NOTRE INTERET à nous, les NULS d’Afrique, il est préférable que nos chefs d’Etat africains soient indiscutablement choisi par et mis sous tutelle de la « communauté internationale occidentale », nous comprenons et nous nous taisons.

- Mais quand la « communauté internationale occidentale » ordonne à nos chefs d’Etat et responsables politiques africains – quoique sous tutelle – de prendre les armes et d’aller tuer les Africains, et que nos chefs d’Etat et responsables politiques africains s’exécutent promptement, se mobilisent activement pour déployer armes et soldats pour aller tuer les Africains, quand la « communauté internationale occidentale » qui multiplie les efforts pour raffermir sa propre économie et protéger ses propres populations, ordonne à nos chefs d’Etat et dirigeants politiques africains de s’auto-amputer, de se faire harakiri, de s’autodétruire, et que nos chefs d’Etat et dirigeants politiques s’exécutent comme hypnotisés, là, NOUS LES NULS d’Afrique, nous ne comprenons rien et, comme le ferait un petit enfant de 3 ans, nous posons à nos chefs d’Etat et responsables politiques africains, la naïve question :

POURQUOI ?!!!???

Et encore

POURQUOI ?!!!?



Nous, les NULS d’Afrique, savons qu’il y a actuellement une crise en Côte d’Ivoire, suite à des élections présidentielles à transparence douteuse, comme il y en eu au Gabon, au Congo Brazzaville, au Burkina Faso, et nous vous laissons compléter la liste.

Ces élections en Côte d’Ivoire – si particulières – ont fini par nous offrir deux gagnants au lieu d’un seul. Nous avons donc, nous les NULS d’Afrique, compris que Messieurs Gbagbo et Ouattara ont tous deux gagné les élections, l’un contestant la victoire de l’autre.

Jusqu’ici, l’affaire est banale, classique, africaine et surtout IVOIRIENNE. Mais là où nous nous sentons un peu perdus et souhaiterions tout de même comprendre, c’est que personne ne souhaite connaître la vérité.

La presse de la « communauté internationale occidentale » nous a dit, que c’est Mr. Ouattara qui a gagné et nous les NULS d’Afrique, nous avons compris. Mais, comme tout le monde s’agite autour de cette élection, cette fois-ci, nous ne nous taisons pas et aimerions connaître la vérité.

- Mr Gbagbo, déclaré perdant par la « communauté internationale occidentale », soutenu par les forces armées de la Côte d’Ivoire, demande qu’il y ait une commission d’évaluation internationale pour fouiner dans les résultats de l’élection et chercher la vérité, la « communauté internationale occidentale » répond : « Nous ne voulons pas fouiner car nous n’avons pas besoin de connaître la vérité.»

- Mr Ouattara, déclaré vainqueur par la « communauté internationale occidentale », soutenu par des forces armées parallèles, estimant que ses hommes armés n’ayant tué aucune mouche, brutalisé personne, intimidé personne, et que les forces armées de Mr. Gbagbo ayant massacré les populations et constitué des charniers, demande à la « communauté internationale occidentale » de venir fouiner dans ces massacres pour chercher la vérité, la « communauté internationale occidentale» répond : « On arrive, la vérité nous intéresse et Mr Gbagbo a déjà sa place à la CPI car déjà reconnu coupable avant l’enquête.»

Pour nous les NULS d’Afrique, c’est un peu compliqué à comprendre, alors, nous laissons libre cours à notre petite réflexion et nous nous demandons :

Et si en réalité, le véritable jeu caché était que la « communauté internationale occidentale » est contre l’existence même des Africains et souhaiterait simplement les anéantir pour occuper les terres africaines ?

Si ce n’est pas le cas, alors, qu’on nous explique !

- Comment expliquer que, dans une affaire africaine aussi classique, la « communauté internationale occidentale » puisse, d’une manière si vigoureuse et si insouciante, pousser des Africains à aller tuer d’autres Africains pour un différend électoral dans un pays souverain, opposant ainsi des nations qui n’étaient pas en guerre les unes contre les autres, mais qui pourraient le devenir ? Des nations qui, jusqu’ici, vivent ensemble, en toute intelligence et s’organisent pour développer leur régions ?

- Comment expliquer que la « communauté internationale occidentale » ait déjà prévue d’organiser des services funèbres de masse avant même qu’il n’y ait une élection ou un seul mort ?

- Comment expliquer que la « communauté internationale occidentale » ne veuille pas chercher à découvrir la vérité et à nous la faire connaître, nous les NULS d’Afrique, mais préfère la guerre ?

Pourrions-nous, un jour, voir Messieurs Jonathan Goodluck, Abdoulaye Wade, Boni Yayi, etc. faire pression sur Mr. Nicolas Sarkozy et toute l’Union Européenne en les poussant à aller attaquer militairement un chef d’état européen impliqué dans un quelconque scandale dans son propre pays en Europe ?

Pour nous les NULS d’Afrique, la vérité c’est qu’une Afrique consciente, unie, stable, démographiquement et économiquement forte, dirigée par des responsables politiques qui sont africains dans leur chair, dans leur sang, dans leur âme et dans leurs intérêts, c’est une Afrique dangereuse que la « communauté internationale occidentale » veut à tout prix anéantir, et nous les NULS d’Afrique, nous devons absolument le comprendre et ne plus jamais nous taire.

Malheureusement, nos chefs d’Etat africains qui se disent indépendants depuis 50 ans, en ayant encore et toujours leur cerveau logé dans le crâne des autres, ne seront peut-être jamais capables de le comprendre jusqu’à la fin de leur triste vie.

Nous, les NULS d’Afrique, nous nous permettons de passer outre la pensée de notre grand-maître, la « communauté internationale occidentale », et de penser que si Monsieur Gbagbo ou monsieur Ouattara a l’intention de gouverner des hommes – le peuple – ce peuple a droit à la vérité.

Ouattara ou Gbagbo ne va pas gouverner que le nord ou le sud mais la Côte d’Ivoire toute entière, avec ses chrétiens, ses musulmans, ses non croyants, ses différentes ethnies qui ont toujours été là, sur le sol ivoirien, comme composantes de la société ivoirienne, une riche diversité qui fait le rayonnement de la Côte d’Ivoire.

Aujourd’hui, la pensée unique formatée depuis les boites crâniennes de la « communauté internationale occidentale » veut nous faire croire que le peuple ivoirien vient de se réveiller d’un sommeil millénaire pour se rendre compte qu’il est composé d’une multitude d'ethnies et de religions et que c’est cela son problème.

Si les Ivoiriens acceptaient cette pensée, alors, nous les NULS d’Afrique, nous serions très, très tristes de comprendre que nous sommes réellement NULS car la crise ivoirienne est politique comme il y en a partout où il y a des hommes actifs sur terre ; cette crise n’est ni unique, ni étrange, ni ethnique, ni religieuse, ni autre chose comme on voudrait nous le faire croire ; ce n’est ni plus, ni moins une crise politique.

Nous pensons que pour dissiper toute ambigüité et conférer une légitimité incontestable à celui des deux hommes qui aura les destins des millions d’âmes entre les mains, l’électorat ivoirien et les NULS d’Afrique ont droit à la vérité, à moins que les hommes de la Côte d’Ivoire ne comptent pas et que seuls comptent le sol et le sous-sol de la Côte d’Ivoire.

Par Marie-Louise Abia, écrivaine congolaise (Brazzaville) in Le Nouvel Afriqu'Essor, le 13 janvier 2011

31 janvier 2011

La souveraineté de l'Afrique sera africaine ou ne le sera jamais


La souveraineté de l’Afrique sera africaine ou ne le sera jamais
Par Calixte BANIAFOUNA(*)

Après avoir beaucoup entendu des paroles, beaucoup lu des réactions et beaucoup vu des images liées à la triste issue de l’élection présidentielle de novembre 2010 en Côte d’Ivoire, deux conclusions semblent faire le consensus entre « légalistes » voués à la cause de l’« isolé » Laurent GBAGBO (que nous appellerons « Constitutionnalistes » pour tenants à la Constitution ivoirienne), « légalistes » voués à la cause du très « reconnu » Alassane OUATTARA (que nous appellerons « Commissionnaires » pour Commission électorale indépendante) et « Neutres » qui sont soit indifférents, soit ignorants de l’Histoire du continent qui est en train de s’écrire sous leurs yeux.

Premier point de consensus : les enjeux d’une indépendance réelle en Afrique est en train de se jouer en Côte d’Ivoire. Cela semble d’autant vrai que, pour les Commissionnaires, rejoints dans leur cause par certains diplômés africains « relais » des médias français et certains chefs d’État installés et soutenus par la France politique, l’intervention unanime de la communauté internationale, de l’ONU, du FMI, de l’UE, de l’UA, des puissances phares États-Unis, France politique et j’en oublie... en faveur du candidat présumé vainqueur est une véritable révolution. Cette intervention signifierait, pour les Commissionnaires, que plus jamais des élections en Afrique ne seront l’apanage des dictateurs ou de la France politique seule qui, à son gré et depuis 50 ans, installe, désinstalle ou soutient à vie un candidat de son choix. Alors, ne pas bondir sur l’occasion qu’offrent à l’unisson la communauté internationale, les puissances occidentales et les institutions internationales serait synonyme de condamnation de l’Afrique à vivre éternellement sous le règne des dictateurs : Laurent GBAGBO serait donc le pire ennemi de la souveraineté réelle qui pointe à l’horizon de l’Afrique. Ils crient à la honte pour l’Afrique et les Africains !

Pour les Constitutionnalistes, qui ne croient pas un seul instant à une révolution venue d’outre-frontières d’Afrique, le soutien à un candidat par le reste du monde ne diffère pas du soutien que la France politique a toujours apporté et continuera à apporter à ses candidats préférés, avec la seule différence, cette fois-ci, que, grillée sur l’« affaire Côte d’Ivoire » qu’elle a gérée en juge et partie depuis 2002, la France politique aurait sollicité l’aide de l’ONU (de la même manière que l’ONU fut sollicitée en 1960 pour aider certaines puissances occidentales à assassiner LUMUMBA) et de ses principaux alliés pour essayer de parvenir à ses fins au nom du respect de la démocratie : Alassane OUATTARA serait donc un bienheureux nouveau venu parmi les dirigeants dociles à la France politique qui au Congo Brazzaville, au Gabon, au Cameroun, en Centrafrique, au Tchad, au Togo, au Burkina Faso (sauf sous SANKARA)... tiennent depuis 50 ans et de mains de fer l’Afrique, tout au service de l’ancienne métropole et de leurs intérêts individuels.

Pour les Neutres - au sein duquel on ne compte pas seulement que les Africains incultes ou illettrés, nombre d’entre eux sont soit résignés sur le terrain, convaincus que la situation de l’Afrique ne changera plus jamais, soit installés en Occident (leur nouvelle patrie) - le bonheur ou le malheur de l’Afrique ne leur concerne plus. Pour ces derniers, l’essentiel c’est qu’ils aient acquis leur minimum vital, leur résidence privée voire leur statut de membre du parti politique local, leurs enfants poursuivant tranquillement leurs études, et leurs familles restées en Afrique recevant le transfert d’argent, ils trouvent même aberrant que l’on contrariât la parole du Grand Blanc ou bien celle du Guide Suprême de leur pays d’origine : « il faut se taire, un point c’est tout ! », et ne s’occuper que de ses oignons.

Deuxième point de consensus : la démocratie a beaucoup de mal à s’installer en Afrique. Je pars d’abord du postulat selon lequel la quasi totalité des institutions des pays africains, anciennes colonies françaises, sont calquées sur le modèle « copier-coller » des institutions françaises. Si ce postulat est admis, il permet aux uns et aux autres de tirer la couverture électorale en leur faveur.

Pour les Constitutionnalistes ivoiriens, l’élection d’un président de la République fait appel à la démarche décrite par la Constitution, et qui stipule : « Le déroulement de l'élection présidentielle est fixé par la Constitution ivoirienne… Les résultats du scrutin sont proclamés par le Conseil constitutionnel qui a également la charge de veiller à la régularité de l'élection. » La Constitution ivoirienne, gage de la souveraineté du pays, tout comme celles d’autres pays sous influence française en dépit de leurs incontestables imperfections dues à l’apprentissage de la démocratie, n’échapperait donc pas à cette contrainte forte (« proclamation des résultats par le Conseil constitutionnel qui a également la charge de veiller à la régularité de l’élection »), et les deux candidats au deuxième tour se seraient convenus d’en respecter strictement l’application.

Pour les Commissionnaires, il y a un hic ! : les anciennes colonies, parce que, justement, jugées immatures en démocratie, passent par une étape intermédiaire, la présence d’observateurs étrangers à la Commission électorale indépendante (CEI). Cette dernière instance, parce que soutenue par la France politique et les États-Unis qui seraient des démocrates modèles et pur-sang, fait foi de Constitution, et ses décisions tiennent lieu de contrainte forte : « le candidat proclamé par la CEI, qu’importe l’irrégularité de l’élection, est donc déclaré président de la République », reconnu de surcroît comme tel par la communauté internationale. De toute façon, si l’élection présidentielle s’est bel et bien tenue dès le premier tour sur la base de la Constitution ivoirienne, il ne saurait être le cas quant au résultat final, Alassane OUATTARA, communauté internationale, États-Unis, France politique… se souvenant d’ailleurs en dernier ressort que cette institution est une propriété privée de Laurent GBAGBO qui, seul, ne peut qu’en tirer bénéfice. Ses décisions seraient donc nulles et de toute nullité.

Pour les « Neutres », ce qui se passe en Côte d’Ivoire, si, toutefois, par le pur hasard de curiosité, ils en étaient au courant est sinon franchement le cadet de leurs soucis, du moins une affaire ivoiro-ivoirienne. De cet état des lieux sur la Côte d’Ivoire découle la problématique en trois points d’une Afrique dont les puissances occidentales, dans une hypocrisie éhontée et décomplexée, exhortent le « développement par les Africains eux-mêmes » en faisant tout pour les empêcher.

Primo, la Côte d’Ivoire servirait-elle de modèle à la France politique -qui a reçu l’adhésion de ses alliés ainsi que celle de la communauté internationale -pour mettre définitivement fin à ses ingérences dans la politique de ses anciennes colonies d’Afrique subsaharienne ?

Difficile de le croire d’autant plus qu’aucun signe de rupture ne vient de la France politique qui, au contraire, n’a jamais cessé de renforcer son influence sur un chantier encore bien plus maîtrisé qu’il ne l’a jamais été en 50 ans d’indépendance. En Afrique centrale, par exemple, seuls deux chefs d’État ont été élus à la régulière durant ces 50 ans (Pascal LISSOUBA du Congo Brazzaville et Ange Félix PATASSÉ de la République Centrafricaine) mais ils n’ont pu terminer leur mandat car chassés manu militari du pouvoir par l’Élysée de Jacques CHIRAC.

Le Congo Brazzaville est dirigé depuis 26 ans par Denis SASSOU NGUESSO, un enfant docile que la France politico-affairiste a installé au moyen de coup d’État, réinstallé par une guerre très meurtrière, après avoir été vomi par son peuple, et maintenu au pouvoir par des moyens détournés (truquage des élections aidé par Nicolas SARKOZY, lobbying, etc.).

Le Gabon est devenu une dynastie suite à la mort d’Omar BONGO ONDIMBA qui a régné 42 ans sans partage à la tête de ce pays, aujourd’hui dirigé par son fils Ali BONGO que l’Élysée de Nicolas SARKOZY a installé au pouvoir par une banale opération d’inversion des résultats électoraux (inversion reconnue par Hilary CLITON [révélation WikiLeaks] dont l’oeil n’était pas aussi clairvoyant au Gabon qu’il ne l’est aujourd’hui en Côte d’Ivoire). Le Cameroun est dirigé depuis 28 ans par Paul BIYA, installé par des moyens détournés par la France politique, qui l’a toujours soutenu.

La Centrafrique est dirigée depuis une décennie par François BOZIZÉ, que la France politique a imposé au pouvoir par les armes et l’y maintient par des moyens détournés.

Le Tchad est dirigé depuis 10 ans par Idriss DEBY, un chef de guerre installé par les armes, que la France politique maintient au pouvoir par des moyens détournés et en matant rébellion sur rébellion (intervention directe de l’armée française sous Nicolas SARKOZY).

Le Togo est devenu une dynastie suite à la mort du redoutable Étienne GNASSINGBÉ EYADEMA, qui a terrorisé pendant 32 ans un peuple aujourd’hui à la solde de son fils Faure GNASSINGBÉ que la France politique a installé et soutient au pouvoir par des moyens détournés (spectacle télévisé en direct du transport des urnes par les militaires pour faire le comptage au palais présidentiel et proclamer vainqueur l’élève docile : un non-événement pour la communauté internationale). À croire que les Togolais soient suffisamment naïfs pour continuer à acclamer le fils de leur bourreau !

Le Burkina Faso est dirigé depuis 24 ans par Blaise COMPAORÉ, installé par les armes et maintenu par la France politique en prime de sa bravoure d’avoir assassiné de façon lâche et ignoble Thomas SANKARA, ce patriote africain qui, après LUMUMBA, a osé réclamer la souveraineté du peuple africain.

Autant de dossiers auxquels la communauté internationale, l’ONU, le FMI, l’UE, l’UA, la CEDEAO, les États-Unis, la France politique… devront rapidement mettre sur la table pour le triomphe de la démocratie comme ils veulent l’imposer en Côte d’Ivoire.

Secundo, un peuple peut-il se développer quand ses moindres efforts sont constamment anéantis par la loi du plus fort ? La lecture de la crise ivoirienne tombe à point nommé pour relever bien des curiosités dans le traitement des principes qui régissent les libertés élémentaires selon que le dirigeant africain qui est censé les incarner a un penchant ou non, non pas vraiment vers le peuple qu’il représente mais vers la défense des intérêts occidentaux. C’est ainsi que, contrairement à ce qui s’observe actuellement dans des pays comme le Congo Brazzaville, le Gabon, le Cameroun, la Centrafrique, le Tchad, le Togo ou le Burkina Faso où le peuple semble « accoutumé » à vivre plutôt la dictature comme une condition normale de son existence, le peuple ivoirien, lui, a senti depuis 2002 le parfum d’une souveraineté nationale (qu’il lui est difficile d’enlever aujourd’hui) en ayant bravé à main nue parole, acte et arme du prédateur-ancien colonisateur. Dans le cas de la Côte d’Ivoire qui nous occupe, on est en droit de se demander pour qui profiterait la démocratie qu’on cherche à imposer à un peuple qui, par des actes totalement spectaculaires, sous les caméras nationales ou étrangères, roule plutôt en faveur du vaincu présumé et non pas de l’homme qu’il vient d’élire :

- refus catégorique de manifester, serait-ce dans le fief électoral du vainqueur présumé,

- refus d’obtempérer aux mots d’ordre de désobéissance civile et de grève lancés pourtant de façon insistante par le vainqueur présumé,

- refus de ralliement par l’armée loyale en dépit d’invites répétées à s’incliner sous les ordres du vainqueur présumé,

- peur de se voir plutôt être dirigé par le vainqueur que par le vaincu présumés,

- fidélité absolue plutôt au vaincu qu’au vainqueur présumés, même sous la menace et les intimidations des forces internationales…

Drôle d’élu du peuple ivoirien ! Énorme soutien de la communauté internationale ! Cette démocratie à deux vitesses imposée ici avec le coeur de pirate et empêchée là-bas avec le coeur d’amour est-elle vraiment celle à laquelle aspire le peuple africain dont le sang, la souffrance et la misère restent les seuls points de convergence des deux tempéraments de ceux qui l’imposent ou l’empêchent selon le cas ?

Tertio, le mot « démocratie » n’est-il enfin qu’une arme de chantage du plus fort, chaque fois qu’il veut protéger ses intérêts stratégiques, pour faire plier le plus faible par tous les moyens à sa disposition (chantage, mensonge, manipulation, force armée, confiscation de biens, embargo, gel des avoirs, interdiction de visas, etc.), et non une aspiration vers le bien-être du peuple africain ?

Il y a bien lieu de le croire quand on regarde la facilité avec laquelle la France politique a réussi à monter un complot international contre la Côte d’Ivoire en ayant rallié à sa cause (au nom des principes démocratiques qu’elle est la première à bafouer dans ses anciennes colonies d’Afrique subsaharienne), des plus grands (ONU, UE, Etats-Unis, etc.) aux plus petits (UA, CEDEAO, rares chefs d’État africains élus à la régulière, etc.), toute la communauté internationale contre un homme, Laurent GBAGBO, dont l’animosité, la haine et le mépris des dirigeants français (de gauche comme de droite) n’est plus un secret de polichinelle depuis son élection en 2000 pour avoir osé dire « NON » à l’oukase de la Françafrique.

En ayant exposé au grand jour contre un homme le harcèlement, les humiliations, les injures, l’acharnement, la cruauté, la haine, la propagande des médias qui se limitaient jusque-là dans les couloirs de l’Élysée chaque fois que celle-ci voulait installer ou désinstaller un chef d’État en Afrique (voir documentaire Françafrique, un film de Patrick BENQUET), la France politique vient de mettre à nu les faiblesses d’un système caduc qui ne fait que trop de mal au peuple africain et retarde son développement.

Le refus du dialogue proposé par Laurent GBAGBO aux donneurs de leçons (parfaitement consciencieux du hold-up électoral en Côte d’Ivoire) (dialogue toléré partout ailleurs comme aux États-Unis où, suite à la contestation des résultats par l’un des deux candidats, Al Gore et George W. BUSH, l’on a dû attendre un mois pour connaître le vainqueur), la précipitation dans la prise des sanctions pour éviter de voir la vérité en face, les actes de grande haine à la limite de l’infantilisation (saisie en France politique de l’avion présidentiel ivoirien…), la propagande en boucle par certaines chaînes de télé françaises, l’incitation à la haine par les envoyés spéciaux français à Abidjan à la solde d’Alassane OUATTARA, la pression teintée de menaces faite par Nicolas SARKOZY à ses loyaux serviteurs africains qui hésiteraient d’aller « déloger (le terme est le leur) » Laurent GBAGBO, l’appel incessant à la violence par le larbin postulant à la Françafrique… participent de ce schéma de recadrage de la domination du peuple africain par la France politique.

Le complot international ourdi par la France politique et tous ceux à qui elle dû promettre gros contre la Côte d’Ivoire doit permettre aux Africanistes de prendre immédiatement rendez-vous avec leur destin.

Cela passera par une organisation cohérente d’un mouvement de mobilisation autour de braves hommes intègres comme Jerry John RAWLINGS, Alpha Oumar KONARÉ… et la jeune génération montante non éligible au statut de « relais médiatique occidental » ou de « loyaux serviteurs » de la Françafrique décomplexée, et de mettre en place un cadre de souveraineté africaine par les mesures suivantes :

- faire jurisprudence du précédent que la France politique vient de créer en Côte d’Ivoire en se mobilisant pour exiger à la communauté internationale le démantèlement du dernier bastion de la dictature qui demeure unique du genre en République démocratique du Congo (d’où est né le principe Onusien d’élimination des Africains gênants), au Congo Brazzaville, au Gabon, au Cameroun, en Centrafrique, au Tchad, au Togo, au Burkina Faso…

- définir une politique monétaire africaine en changeant le franc CFA (monnaie en totale dépendance du Trésor français et source de domination, qui ne se justifie plus depuis l’apparition de l’euro) et en créant une monnaie de l’Union africaine comparable à l’euro pour les Européens,

- définir un nouveau partenariat (révision de tous les accords) pour pallier au privilège d’un dominateur qui, depuis plus de 50 ans, cause plus de souffrances au peuple africain qu’il ne l’aide à sortir de la misère créée par tout ce qui vient d’être dit ci-dessus du système Françafrique,

- revoir le positionnement de l’Afrique dans des institutions à la solde des plus puissants comme l’ONU qui, aujourd’hui, à la tête du complot en Côte d’Ivoire (non désarmement de la rébellion, complaisance électorale dans la zone rebelle, parti pris en faveur d’un candidat préparé et conditionné plusieurs années à l’avance, caution à la violence, etc.) a plus divisé le peuple ivoirien qu’elle n’a assuré sa mission de paix dans le monde et nous montre au jour le jour que les droits de l’Homme sont strictement liés aux intérêts des plus forts (tant pis pour les nombreux crimes commis par les larbins qui jouent le jeu de l’Occident en Afrique : assassinat de SANKARA, disparus du Beach de Brazzaville, nombreux morts de guerres de prise ou de maintien du pouvoir au Congo Brazzaville, en RCA, au Tchad, au Togo, etc., et bonjour la Cour pénale internationale aux insoumis…).

Si toutes ces mesures ne sont pas prises dans les plus bref délais, ce passage en force de la France politique en Côte d’Ivoire -entérinée de surcroît et à l’unanimité par la communauté internationale (France politique, États-Unis en l’occurrence), les alliés occidentaux, les pantins de la Françafrique et les institutions satellites occidentales et africaines -, risquerait d’enfoncer encore pour bien longtemps les anciennes colonies francophones dans un néocolonialisme beaucoup plus dramatique que celui qu’elles ont toujours subi depuis ces 50 dernières années.

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(*) Calixte Baniafouna est auteur de plusieurs livres d'analyse politique, économique et historique.