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15 avril 2016

Congo-Brazzaville/Pool : Mgr Louis Portella « demande que cessent ces bombardements »



Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala dans le département du Pool, au Congo-Brazzaville. radiovaticana.va
Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala dans le département du Pool, au Congo-Brazzaville.

Que se passe-t-il dans la région du Pool, au sud-ouest de Brazzaville ? Depuis dix jours, de nombreux témoins affirment que des hélicoptères des forces congolaises frappent les positions supposées de la milice Ninja du pasteur Ntumi. Monseigneur Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala, chef-lieu du Pool, est l’invité Afrique de RFI, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

RFI : Monseigneur Portella, quelle est la situation dans le Pool ?

Monseigneur Portella : La situation depuis un certain temps, le Pool a connu une situation de détresse du fait des bombardements qu’il y a eu dans certaines localités. Lesquels bombardements ont provoqué l’alarme et les déplacements forcés et précipités des populations. Et ce mercredi encore, il y a eu quelques bombardements non loin de Kinkala, dans le village qu’on appelle Soumouna, un des sites de celui que nous appelons le Pasteur Ntumi. On a entendu le retentissement de plusieurs obus. Et en identifiant un peu le lieu, c’est justement à Soumouna que ces obus ont été largués.

Mais largués par quoi ?

Il semble que c’est un hélicoptère qui est passé.

Est-ce qu’il y a eu d’autres bombardements dans les jours qui ont précédé ?

Oui, à Mayama il y a eu aussi des bombardements et toujours visant le site du Pasteur Ntumi. D’autre part, à Vinza, il y a eu aussi des bombardements. Là, on dit qu’il y a eu erreur de la part des acteurs, puisque c’est le site du Pasteur Ntumi qui avait été visé. Et là, en fin de compte, les obus qui ont été largués ont été largués sur une école, une école primaire. Dieu merci, il était encore très tôt, aux environs de 7 heures et quelques, et donc les enfants n’étaient pas encore là. Il y a juste le directeur qui a échappé de justesse et qui a pu donc se retirer assez rapidement. Et donc il n’y a pas eu de pertes humaines, semble-t-il.

Et ça, c’était où et quand ?

Ça c’était à Vinza. Ça a eu lieu le mercredi.

De la semaine dernière ?

Voilà.

Le porte-parole de la police congolaise, le colonel Jules Monkala Tchoumou, confirme l’utilisation d’hélicoptères par les forces de l’ordre, mais affirme qu’il n’y a pas de bombardements ?

Ce que je sais, c’est que sur le site de Vinza, il y a eu des bombardements, puisque les gens ont entendu jusqu’à vingt à trente coups.

Vingt à trente coups qui ont retenti ?


Qui ont retenti. Voilà.

Vinza, vous pouvez nous en dire un peu plus, Monseigneur ?

C’est un district, un chef-lieu de district, Vinza.

Qui est un district assez éloigné de Brazzaville ?

Oui, assez éloigné de Brazzaville, oui, bien sûr. Et ça a été aussi un des lieux où a résidé le Pasteur Ntumi dans les années 2000-2002, et cetera…

Donc en fait, ce que vous nous dites c’est qu’il y a des bombardements dans le Pool depuis une dizaine de jours, c’est ça ?

Depuis une dizaine de jours, mais on ne peut pas dire que c’est tous les jours.

Est-ce qu’il y a des victimes ?

Pour le moment nous ne pouvons pas le dire. C’est difficile de le dire. Ce que nous voyons, c’est plutôt le déplacement des populations. Par exemple à Mayama, des populations se sont déplacées jusqu’à Kindamba, sans compter ceux qui se sont enfuis dans les forêts. Et à cette occasion justement, nous avons une mission de Caritas qui vient de démarrer pour aller justement au secours de ces populations déplacées, celles qui sont à Kindamba et celles qui sont à Nkoué.

A l’origine de tout cela, il y a ces combats meurtriers qui ont éclaté le 4 avril dernier dans les quartiers sud de Brazzaville. Le pouvoir accuse les Ninjas du pasteur Ntumi d’être à l’origine de ces violences, mais plusieurs opposants répliquent qu’il s’agit d’un montage de la part du pouvoir. Quel est votre avis ?

Mon avis c’est que je reste perplexe parce que d’une part la ville est assez bien cernée par les forces de l’ordre. Et d’autre part, les Ninjas, en principe, sont censés avoir été désarmés. Depuis 2007, le Pasteur Ntumi a été intégré dans la structure du pouvoir, puisqu’il était conseiller spécial du président et donc on peut dire que toute la jeunesse qui était autour de lui était censée être réinsérée. Et maintenant, tout d’un coup, on voit ces jeunes qui interviennent. Avec quelles armes ? Point d’interrogation. Moi-même je suis dans la confusion. Je me pose mille et une questions là-dessus. Je n’y comprends absolument rien du tout. D’où viennent les armes qu’ils ont maintenant en leur possession ? Point d’interrogation.

Et dans les interventions qui ont lieu maintenant, les bombardements, jusqu’à maintenant il y en a qui sont arrêtés et on a l’impression que les chefs sont tranquilles. Si vous voulez, le drame actuellement c’est les populations elles-mêmes. Vous savez, pour des populations du Pool qui ont connu les affres de la guerre civile 1997-98 jusqu’en 2007 pratiquement, c’est un véritable traumatisme de plus. Et ce que nous avons dit dans notre message, c’est que les forces de l’ordre ont pour mission de protéger les populations. Et tout ce qui se passe actuellement ça met les populations dans une situation de détresse. Ce n’est pas là la mission de l’armée !

Et concrètement, Monseigneur, qu’est-ce que vous demandez aujourd’hui pour cette région du Pool dont vous êtes l’évêque ?

Je demande que cessent d’abord ces bombardements, s’il y a des personnes qu’il faut poursuivre, qu’on les poursuive ! Tout en protégeant la population ! Et je crois que ce que nous pouvons demander est au nom des populations du Pool qui vraiment souffrent aujourd’hui ! Que ces bombardements-là cessent ! Parce que d’abord ça n’a aucune efficacité. Maintenant, quant à mettre la main sur les véritables responsables, je ne crois pas qu’on est arrivé à un résultat probant.

Quelques jours avant ces violences, il y a eu la présidentielle du 20 mars et le président Sassou Nguesso a dit alors : « La démocratie est en marche, c’est une élection qui rehausse le niveau de la démocratie congolaise. » Qu’est-ce que vous en pensez ?

Je suis interrogateur sur cette avancée de la démocratie.

Vous n’êtes pas convaincu ?

Pas du tout !

Et pourquoi ?

Parce que je pense que tout ce qui s’est passé dans les élections s’est passé dans ce qu’on pourrait appeler un manque de transparence.

Par Christophe Boisbouvier

Source : http://www.rfi.fr/emission/20160415-congo-brazzaville-mgr-louis-portella-eveque-kinkala-pool
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Par Erutan Kimbembe

(Extrait de congo-liberty)

3 décembre 2011

[Congo-Brazza] La municipalisation accélérée au Pool ne devra pas être un guêpier

LA MUNICIPALISATION ACCELEREE AU POOL
NE DEVRA PAS ETRE UN GUEPIER
par Daniel Nkouta


Depuis cinquante et un ans aujourd’hui, l’histoire politique du Congo-Brazzaville se trouve en permanence faite de guerres dites fratricides. Dans toutes ces guerres, sans aucune exception, un peuple est omniprésent, payant chaque fois le plus lourd tribut : il s’agit du peuple KOONGO. Dans sa témérité souvent insensée et suicidaire, obnubilée par le sentiment religieux son unique et génétique faiblesse, enfourchant une outrecuidance enfouie dans les chromosomes ; ce peuple qui a toujours voulu récrire l’histoire, vient de récidiver en s’enfonçant les yeux fermés dans la dernière tragédie qui a endeuillé le pays ; celle de juin 1997, une guerre, il faut le dire, comme l’a affirmé SASSOU-NGUESSO lui-même, qui ne le concernait nullement, mais dont curieusement ce peuple a fini par prendre la tête.

Pendant plusieurs mois en effet, la région du Pool-koongo a vécu un véritable drame. Des éléments armés réputés avoir appartenu à l’ex-milice de Bernard KOLELAS, arguant de l’exécution sommaire par le Directeur régional de la Police dite Nationale, de quelques uns de leurs camarades coupables d’actes de banditisme, avaient, dit-on par vengeance, décidé de semer la terreur dans toute la région. Aucun District n’avait alors été épargné. La Force réputée Publique dépêchée sur les lieux pour rétablir l’ordre nous avait-t-on dit, aurait subi une série d’embuscades particulièrement meurtrières. Cette fameuse Force Publique, n’ayant jamais reçu la formation militaire et la discipline qu’elle est supposée avoir acquises, à défaut de mettre la main sur les bandits armés recherchés, s’est livrée à des représailles elles aussi meurtrières sur la population sans défense. Les localités de Mindouli, Kindamba, Matoumbou, Kibouendé, Kibosi, Tâba, Kinkala, Koubola, Makâna, Mbanza-Ndounga etc. ont été complètement désertées par leurs populations qui, fuyant les exactions, ont trouvé refuge dans la forêt.

Situation atypique, le premier Gouvernement de SASSOU-NGUESSO au lendemain de sa victoire militaire sur les troupes de LISSOUBA, se composait, il faut le dire, de sept Ministres originaires du Pool-koongo. Je vais devoir citer ici leurs noms à tous, afin que l’histoire se souvienne, et que de génération en génération, leur responsabilité voire leur culpabilité individuelle et collective soit retenue. Il s’agit de : Isidore MVOUBA, Gérard BITSINDOU, Claude Ernest NDALLA, François LOUMOUAMOU, Michel MAMPOUYA, Céline MATINGOU, Jean-Martin MBEMBA.

Cette situation atypique dont notre région, comme sa population, portent désormais définitivement les stigmates indélébiles, que nous n’avons ni le droit ni le devoir d’oublier, et qui requièrent réparation, situation dont les évènements de BACONGO de décembre 1998 constituent l’épicentre ; imposent aujourd’hui plus qu’hier, à toutes les filles et tous les fils de cette région, la considération de tous les paramètres qui ont généré hier, les conditions permissives de la dégradation du climat et du développement de la crise jusqu’à la catastrophe. Des interprétations diverses sur la nature réelle de la genèse de cette crise s’étaient répandues dans la population à une vitesse et une force telles, que si nous n’y prenons garde, nous engonceront dans un byzantinisme rendant impossible une réflexion rapide et profonde, sur le devoir qui nous échoit, la mission qui nous incombe à tous, dans la recherche d’une solution immédiate et pérenne à cette crise, pour faire qu’enfin, nous tirions des leçons de ces terribles événements.

Une kyrielle d’éléments tangibles pouvaient être sans difficulté recensés qui permettaient de voir nettement peu à peu, cette crise poindre à l’horizon. Chacun et chacune de nous donc, là où il se trouve, en porte désormais une parcelle de responsabilité car, l’on pourrait raisonnablement aujourd’hui se demander : mais pourquoi donc avons-nous laissé se rassembler patiemment les conditions de la commission de ce crime programmé contre notre peuple ? Des signaux d’agitation étaient pourtant parfaitement perceptibles dans la région depuis quelque temps. Ceux qui, par des feintes politiciennes affirmeront ne les avoir pas perçus, ne seront jamais crus.

En effet, inquiet de nombreuses rumeurs qui circulaient dans le pays depuis plusieurs mois, un comité de bons offices, composé de quelques dignitaires du Pool-koongo, composé de Monseigneur Anatole MILANDOU Evêque de KINKALA, Florent MIEKOUNTIMA, Antoinette BAKOUETELA et Jean-Claude NGANGA, s’était rendu à Abidjan en Côte d’ivoire, à la rencontre de Bernard KOLELAS du lundi 9 au mardi 10 mars 1998. La rencontre avait eu lieu à la résidence du Ministre Ivoirien des Affaires étrangères, ami personnel de Jean-Claude NGANGA. La mission de ce comité consistait à ramener Bernard KOLELAS sur la voie de la raison, l’inviter à prendre conscience de sa responsabilité en tant que leader politique, dont le devoir consiste à faire preuve de sagesse, et lui arracher surtout la promesse ferme qu’il renonçait à l’option de la guerre comme moyen de règlement des différents politiques. Ces dignitaires ont clairement indiqué à l’occasion à Bernard KOLELAS, qu’il devait prendre garde aucun geste déraisonnable de sa part vienne compromettre la paix et la sécurité déjà fragiles des filles et fils du Pool-koongo. Bernard KOLELAS qui dit alors avoir compris, et prenant nos mânes à témoins conformément à la coutume, jurant de se conformer à cette sage position, a versé du vin traditionnel au sol pour marquer l’événement.

Mais voilà, qu’à peine lui ont ils tourné le dos pour rentrer au pays, infidèle à sa promesse et comme de coutume, Bernard KOLELAS, dans un élan manifestement provocateur, a multiplié des déclarations agressives à l’endroit du pouvoir Mboshi, qui a entendu chaque propos comme étant l’émanation du peuple koongo tout entier. Tout un peuple est ainsi mis au ban des accusés, par la folie d’un seul homme dont au demeurant, les origines koongo sont douteuses. Ce que l’on a pu lire alors dans quelques journaux de la place est très révélateur :

« Le Pool a-t-il le monopole du crime politique ? Depuis l’accession à l’indépendance, même sous le régime des Présidents Youlou et Massamba-Débat, le Pool a copieusement servi aux Congolais des coups d’Etat à répétition, sous le Président Marien Ngouabi. Les guerres civiles de 1959, 1993, 1994, 1997, sous les Présidents Youlou et Lissouba. Des assassinats gratuits sous Massamba-Débat et plus récemment près de 15 morts en un mois sous Sassou II, malgré la main tendue de ce dernier à tous les Congolais après la victoire à l’issue de la guerre du 5 juin 1997. Ni la présence massive de ses originaires dans les organes de l’Etat, ni la volonté de réconciliation prônée par le Chef de l’Etat n’ont eu raison de son fanatisme outrancier... » (Le Gardien n°050 du 02 octobre 1998 sous la plume de Ernest Ekani).

« L’hypocrisie légendaire qui caractérise bon nombre des ressortissants de la région du Pool, ne cessera de produire l’effet boomerang subséquent à leurs aspirations et idéaux intégristes. Cet intégrisme obtus dévoilé au grand jour pendant la Conférence Nationale Souveraine avait d’ailleurs soulevé des protestations parmi les Congolais épris de justice et d’équité lorsqu’un cadre ‘’défenseur’’ des droits du Pool avait déclaré sans vergogne que le ‘’Pool’’ a trop souffert.

Kolélas est un leader incontesté du M.C.D.D.I. Ceci quels que soient ses idéaux. Comme Hitler il peut conduire le Pool au suicide collectif et celui-ci obtempérera car après André Matsoua et Fulbert Youlou, c’est lui. Des milliers des sinistrés de Bacongo et Makélékélé sont bel et bien ‘’adeptes’’ du prophète Kolélas. Le ninja n’est pas seulement celui qui a tenu l’arme, mais aussi, celui qui dans ses veines coule un sang édulcoré d’intégrisme et de messianisme politique, y compris ces hommes d’église. C’est toute une culture à l’instar des Diables Noirs qui politisent leur victoire à l’issue des matches Etoile du Congo-Diables-Noirs.

Ganao est bel est bien en exil, le peuple Batéké, très pacifique n’a jamais fait la guerre aux nouvelles institutions. Yhombi et Lissouba sont partis, la vie continue normalement dans leurs régions respectives. Pourquoi seulement le Pool depuis 1959, 1993, 1994, 1997, 1999 et peut-être jusqu’au 3eme millénaire. Le Pool a participé à toutes les guerres qui ont endeuillé notre pays et n’a jamais remporté. Que ce peuple comprenne qu’il n’est en réalité pas guerrier. » (Le Gardien n°050 du 02 octobre 1998 sous la plume de Ernest Ekani)

Si l’auteur de ces propos s’est exprimé dans un piètre français qui donne toute la mesure de son inculture et de la sédimentation de la médiocrité dans sa cosmogonie tribale, de la faiblesse de son coefficient intellectuel, qui au passage laisse transparaître le complexe que lui et ses congénères entretiennent face au Pool-koongo, si cet ahuri manifeste une incapacité notoire à se souvenir que la guerre de 1997 a pour origine non les fils du Pool-koongo mais YHOMBY et OKOKO, et que la région de Pascal LISSOUBA, contrairement à ses affabulations, fut plus que le Pool-koongo concernée par la guerre de Juin 1997, et qu’elle a effectivement été en guerre après la fuite de Pascal LISSOUBA ; il faut tout de même reconnaître que certaines de ses affirmations, même dites de manière peu élégante, reflètent la vérité. Nous devons assumer.

Quant à l’affirmation de ce piètre journaliste qui prétend que notre peuple, le peuple Koongo ne serait pas un peuple guerrier ; il y a lieu de faire une mise au point. Si ce journaliste entend par là, que nous ne sommes pas belliqueux et portés à la violence ; les faits auront beaucoup de mal à le contredire. Nous sommes un peuple paisible, nous avons le culte de la paix. Mais attention ! Lorsque l’on nous agresse, nous sommes terribles dans la vengeance. Et je prends à témoin les Congolais dans leur ensemble, car le moment viendra pour en faire la démonstration. De toutes les guerres qui ont endeuillé le pays, auxquelles le Pool-koongo aurait participé et répertoriées par l’auteur de cet article acrimonieux, je n’ai souvenir d’aucune, en tout cas aucune, que nous ayons perdue.

Dans la guerre de juin 1997, prolongée par celle de décembre 1998, tout le monde sait, qu’il a fallu au pouvoir du Nord l’aide des troupes angolaises, des spadassins rwandais, tchadiens, zaïrois et autres, contre une poignée de civils armés de fusils de chasse et sans le moindre entraînement militaire ni encadrement d’un seul soldat régulier. Malgré cette puissance de feu ; le pouvoir du Nord, lourdement armé, usant de tout l’arsenal militaire de l’Etat, avec des pseudos Généraux dont certains sont hélas, véritables traitres issus de notre peuple, et formés aux frais du contribuable, n’a pu depuis, parvenir à bout de quelques éléments médiocrement armés. Alors qui est guerrier et qui ne l’est pas ?

Il nous faut, disais-je, malgré tout, reconnaître que certaines affirmations contenues dans cet article, sont fondées. En effet, il demeure constant, que dans la guerre de décembre 1998, c’est bien, Bernard KOLELAS qui, avec ses multiples déclarations provocatrices, a préparé notre suicide collectif. Pendant que dans sa verbite vénéneuse aiguë, Bernard KOLELAS multipliait des déclarations à RFI et à la Voix de l’Amérique ; l’Hebdomadaire brazzavillois Le FLAMBEAU, tenu par un fils du Pool-koongo, véritable organe pyromane, s’activait à jeter l’huile au feu, se faisant le relayeur patenté de toutes les déclarations provocatrices de Bernard KOLELAS et LISSOUBA à l’étranger, propageant les rumeurs les plus mensongères et dangereuses sur le retour imminent de KOLELAS au pays, puis faisant ostensiblement le panégyrique des ninjas qui tendaient fréquemment des embuscades meurtrières à la Force dite publique.

Cette propagande provocatrice en réalité organisée par le pouvoir lui-même dans le but exclusif de réunir les conditions pour exécuter son plan macabre du génocide contre notre peuple, a fini, comme il fallait s’y attendre, par l’écho qu’elle a eu tant dans la population dite nationale qu’à l’étranger, par donner à penser qu’elle exaspérait le pouvoir qui devait faire payer la facture à la région tout entière. La presse acquise au pouvoir de son côté, s’est saisie des déclarations de KOLELAS et du Journal Le FLAMBEAU, pour inciter à la haine. La Rue meurt dans son numéro 254 du 08 au 14 octobre 1998, stigmatisant Le Journal LE CHOC écrit : « ...Pendant ce temps, la presse forcenée continue l’agitation, sème la haine, harangue, incite à la correction... »

SASSOU qui, en réalité, par un discours apaisant trompeur jetait la pierre en cachant par la suite la main coupable dans son dos, recevra par pure stratégie à Mpila, un groupe de prétendus sages du Pool avec la présence d’un Evêque, pour appeler, par ce canal, notre attention à tous, que des armes circuleraient dans la région, que le Pool risquait d’être le point de départ d’une nouvelle guerre. Lui seul avait vu ces armes.

Le FLAMBEAU, encore lui, pour mieux inciter le pouvoir aux représailles, titre un jour que Kinkala, Chef-lieu de la région du Pool, est tombé entre les mains des ninjas. Il parle avec une certaine fierté, de la Force publique qui serait en débandade. A cet aveu, a fini par déférer le Gouvernement de SASSOU, car tel était le but. C’est donc la guerre ! Les conditions pour que Bacongo et Makélékélé deviennent Hiroshima et Nagasaki du Congo se réunissent peu à peu sous nos yeux. Le Directeur de l’Hebdomadaire Le FLAMBEAU, après avoir longuement incité le pouvoir aux représailles, diffusant régulièrement des informations donnant à penser que cette entreprise était faite au profit de la région du Pool-koongo et pour la démocratie, une fois l’hécatombe survenue, ce journaliste de rencontre a, sans le moindre remords et sans scrupule, amorcé le virage vers le pouvoir, sans clignoter, battant campagne en faveur de SASSOU, pour espérer entrer au Gouvernement. Il a même poussé le ridicule jusqu’à diffuser la liste de prétendus personnages ministrables dont lui-même.

Exaspéré par cette conduite irresponsable et assassine, j’ai décidé personnellement de me rendre à Brazzaville où j’ai rencontré en ses bureaux sis face TERINKIO ce journaliste, le sieur NSANA, à qui, en présence d’un témoin dont je tais le nom pour raison de sécurité, la gravité de la situation l’exige, j’ai demandé des explications sur le harcèlement du pouvoir par son Journal, qui me paraissait manifestement manquer de franchise. C’est alors, que NSANA m’avouera, que ses diatribes envers le pouvoir, étaient l’expression de la colère qu’il entretenait à l’égard d’Isidore MVOUBA, qui aurait détourné la somme de Deux Millions que SASSOU aurait ordonné à MVOUBA de remettre à NSANA, qui venait d’être reçu par SASSOU à Oyo. Voilà la vérité meurtrière !. Mais NSANA n’est pas le seul coupable d’un tel comportement, car  tous les ressortissants du Pool-koongo qui détenaient à cette époque des organes de presse écrite et qui dans des articles incendiaires électrisaient notre peuple, entretenaient en réalité des relations occultes mais suivies avec le pouvoir qui leur servait des prébendes. Ils ont tous été à un moment ou à un autre, membres du Parti Congolais du Travail dont ils sont le produit ; ne nous y trompons pas !

Ce bref rappel historique me conduit à appeler l’attention de toutes et de tous, afin que nous ne tombions plus jamais dans le piège du PCT. Chers parents ! Sachons tirer les leçons du passé et lire dans les signes et les discours. Depuis quelque temps en effet, est répandu le propos selon lequel, des dignitaires du Pool-koongo auraient exprimé le désir de voir gérer par un Comité des fils et filles du Pool-koongo, la faramineuse et scandaleuse somme de  Sept cent milliards (700.000.000) FCFA, telle est le montant qui circule, de la somme prévue pour la célébration du cinquante deuxième anniversaire de l’indépendance, dans le cadre de la municipalisation accélérée. Nous ne voulons pas chez nous des éléphants blancs auraient déclaré ces fameux sages. Il n’en est rien !

Cette rumeur, pure imagination des agitateurs en mission du PCT, n’est en réalité qu’une opération de désinformation destinée à donner à penser que le turbulent peuple du Pool-koongo, une fois de plus, envisagerait de créer l’agitation à l’occasion de cette fête nationale. Que cache cette rumeur ? Sassou a conscience que son mandat arrive lentement mais sûrement à l’échéance. Sa propre Constitution lui interdit de briguer un autre mandat. Il sait aussi que désormais, l’environnement international très regardant et exigeant sur les principes démocratiques, rend de plus en plus difficile le bricolage électoral. Il ne reste plus à notre monarque, bourreau du peuple koongo, que de créer de l’agitation dans le pays, qui justifierait une nouvelle intervention militaire dans le Pool-koongo, rendant ainsi impossible devant l’opinion internationale, l’organisation de l’élection présidentielle, d’autant plus qu’il est plus certain que SARKOZY son parrain ne sera plus à l’Elysée.

C’est l’occasion de dire à Sassou et ses comparses, que la cannibalisation du Trésor public, en usant des travaux imaginaires de municipalisation accélérée qui ne sont jamais achevés, ne concerne pas notre peuple. Qu’il poursuive son opération de vidange du Trésor entamée depuis son retour au pouvoir, cela n’est pas notre souci. Ceux des filles et fils du Pool-koongo, Isidore MVOUBA,  Adélaïde MOUGANI, TCHIMBAMBELELA et autres traitres de la région qui ont été choisis par le pouvoir pour justifier cette arnaque répondront le moment venu devant notre peuple. Notre seule préoccupation est désormais, notre autonomie. Nous y réfléchissons et de nombreux contacts utilitaires sont pris, pour saisir les Institutions Internationales compétentes sur la question. Aucun sage koongo n’a le moindre regard, ni la moindre préoccupation sur la manière dont il envisage de dilapider les fonds publics à l’occasion de ces fameux travaux de municipalisation accélérée au Pool.

Pillez ! Pillez ! et Pillez encore ! Vous ne savez rien faire d’autre.

Les Congolais vous regardent. Les Koongo n’ont absolument rien à foutre de votre fausse municipalisation. Vous pouvez même changer de région et voler au nom d’une autre région. Cette fois, aucune arme ne circule chez nous, nous voulons la paix, alors foutez nous la paix !

19 février 2011

[CONGO-BRAZZAVILLE] ADP - AGENCE DE DEVELOPPEMENT DU POOL : Un outil de développement local

L’Agence de développement du Pool : un outil de développement local




L'Agence de développement du Pool (ADP) a tenu son troisième conseil d'administration, mercredi 16 février 2011, à Kinkala. Conformément à notre politique et stratégie de communication, nous voulons profiter de cette occasion pour faire connaître cette jeune structure, spécialisée dans l’appui au développement économique local,  et que nous estimons être importante au Congo, dans le cadre de la mise en œuvre de la politique gouvernementale de décentralisation.

En effet, le concept des Agences Régionales de Développement Economique (ARDE) est connu à travers le monde, et c’est, en général, un organe d’exécution ou de mise en œuvre des orientations des conseils régionaux ou départementaux, agissant en tant qu’organe politique d’une collectivité territoriale. A titre d’exemple, nous pouvons citer l’EURADA (www.eurada.org),  basée à Bruxelles (Belgique), qui coordonne plus de 150 ARDE de l’Union européenne et collabore avec les ARDE américaines et canadiennes. Dans le cadre de la collaboration entre l’ADP et les autres ARDE du monde, le Conseil général du Bas Rhin (France), va intervenir, durant les trois ans à venir, dans le Département du Pool, notamment dans les districts de Louingui, Boko et Loumo, où il mettra en œuvre un programme de développement local, connu sous la dénomination de  PADEL (Programme Agriculture et Développement Economique Local) /PACD Pool (Projet Agropastoral de Coopération Décentralisée avec le Pool), avec l’appui technique de son ARDE, l’IRCOD (Institut Régional de Coopération Développement).

Ainsi, l’ADP n’est pas une initiative banale et isolée,  mais c’est bien un dispositif d’appui au développement économique local. Les missions que lui a attribuées le Conseil départemental du Pool, qui l’a mise en place en novembre 2008,  répondent parfaitement à cette vocation ou aspiration des membres élus. Bien sûr, l’ADP est une structure jeune. Les membres du Bureau exécutif n’ont été mis en place que le 12 septembre 2009, et l’année 2010 est bien une année d’expérimentation. Ses activités sont donc à placer dans une phase pilote de fonctionnement d’une ARDE  au Congo. Et le Congo a bien besoin d’implémenter ce type de concept pour créer une croissance économique locale, donc des emplois dans le département.

C’est d’ailleurs pour cette raison que nous voulons sensibiliser tous les Congolais, en général, et les élus et conseillers départementaux, en particulier, afin de bien connaître et s’approprier  cet outil formidable qu’est l’ARDE. C’est l’outil par excellence de mise en œuvre de la coopération décentralisée. Il n’en existe pas d’autres,  à notre humble avis, capables d’assurer un développement économique local.

Il faut, par conséquent, considérer l’ADP comme une expérience pilote dans un département, d’ailleurs sinistré, qui a besoin de se développer. Les Congolais, particulièrement les élus,  n’ont pour la plupart aucune idée sur l’utilité de cet instrument. C’est ce qui explique certains manquements que nous avons pu constater dans son fonctionnement. Noter tout de même que ces manquements sont aussi dus à l’absence d’affectation de ressources conséquentes – et qui, de ce fait, peut être attribuée à cette ignorance -, d’une part, et aux problèmes liés à l’exécution du budget de l’Etat, d’autre part.

Mais rien n’est perdu. L’ADP expérimente une phase pilote. Et nous croyons que les résultats de cette phase - s’ils s’avèrent concluants en 2011 - pourraient servir de modèle aux autres départements, qui adopteraient alors ce concept. C’est dans ce cadre que nous allons inviter l’Association des Conseils départementaux, présidée actuellement par M. Richard EYENI, à suivre de près cette expérience. Si cette expérience, qui, de surcroît, se déroule dans un département en situation de post-conflit, est porteuse de développement, alors le Congo aura à gagner en matière d’insertion économique des populations vulnérables, par exemple. Dès lors, la sensibilisation des élus locaux s’avère utile, pour mieux saisir l’existence et l’importance de cet instrument de coopération décentralisée, dans la perspective d’une approche de coopération que le Congo exploite mal ou pas du tout. Or, c’est cet outil qui contribuera à sortir nos régions de la pauvreté ou de la précarité !

Concernant le contenu du rapport qui a été examiné au cours de cette troisième session du conseil d’administration, nous y avons mis en exergue les actions majeures dont le but est de faire face aux préoccupations suivantes : la méconnaissance, par les élus et autres publics cibles, des missions d’une ARDE comme l’ADP et dont la vocation est de créer une dynamique entrepreneuriale dans le département. En effet, pour que ce territoire se développe et crée des emplois, il faut des entrepreneurs performants et compétents qui doivent être soutenus et renforcés par :

    * des actions de sensibilisation, d’information, de formation, de suivi rapproché des acteurs, couplées avec des actions de mise en place des mécanismes de facilitation d’accès aux services financiers et non financiers adaptés à chaque taille d’activités économiques, et surtout des mécanisme de facilitation d’accès à la micro assurance maladie ou la protection sociale ;

    * des projets/programmes de facilitation d’accès des acteurs aux infrastructures de base, comme l’eau, l’énergie, l’hébergement des entreprises et autres services communs (la collecte, le stockage, la conservation et la commercialisation de la production des acteurs économiques), pour optimiser les investissements mis en place en leur faveur.

Nous avons surtout pensé à promouvoir  auprès de ces acteurs,  la culture d’entreprise couplée à l’esprit mutualiste, qui est le meilleur gage de réussite dans une communauté des gens d’affaires. L’approche de développement par « Filières » a été aussi privilégiée, pour garantir l’insertion économique des jeunes en difficulté en général, et d’autres populations vulnérables en particulier. Ainsi, les trois filières qui ont retenu notre attention sont les suivantes :

·         la filière concernant la domestication et valorisation des Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) : il s’agit ici des plantes aromatiques et médicinales, à valoriser par distillation afin d’obtenir des huiles essentielles biologiques dont le marché est porteur, tant sur le marché domestique qu’à l’international ;

·        la filière des matériaux locaux de construction, afin de bien saisir l’opportunité que va nous offrir la municipalisation accélérée dans le Département du Pool, car des infrastructures de toutes sortes y seront construites ;

·      la filière de la préservation de l’environnement, donc du développement durable, avec la possibilité d’opter pour la séquestration du carbone par le reboisement ou alors reboiser avec les essences à croissance rapide, pour préserver les massifs forestiers naturels, dans le cadre de la fourniture du bois de chauffe et du charbon de bois. C’est du moins la problématique à laquelle est confronté le Département du Pool.

A cet effet, un mécanisme d’appui et d’accompagnement des acteurs a été proposé. Ce mécanisme s’appuie sur la dynamique du partenariat Public-Privé, dans une approche de concertation permanente.

    * L’implication de l’ADP dans la dynamique environnementale, car le Département du Pool a la spécificité d’être bordé par deux grandes zones de consommation, que sont Brazzaville et Kinshasa. Et les questions d’environnement sont au centre des préoccupations environnementales sur le plan local, national et mondial. La présence de l’ADP dans le dispositif ou mécanisme REDD a été mise en exergue et justifiée.

Malheureusement, faute de ressources financières adéquates, qui auraient permis à l’ADP d’acquérir les compétences et les outils nécessaires pour atteindre les objectifs visés, les animateurs de l’ADP ont été contraints de se limiter à la veille informationnelle. Ce qui leur a permis d’étudier et de mettre en place un dispositif ambitieux d’appui et d’accompagnement des acteurs qui vont intervenir  dans les filières  ciblées.

Nous espérons qu’au cours de cette deuxième année d’expérimentation du concept de l’ARDE au Congo, l’ADP pourra disposer des ressources adaptées à son objectif global, à savoir : rendre entrepreneurial le Département du Pool dans les dix années à venir, d’une part, tout en  préservant /conservant la biodiversité locale, d’autre part.

Marguerite HOMB
Directrice Générale Adjointe
Chargée des relations extérieures
Collège des partenaires au Développement
ADP


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NOTRE COMMENTAIRE :
  
Très bonne initiative. A condition que les "gangsters" implantés dans le pays par la France à travers sa politique françafricaine (mafia), experts en destructions massives, ne réduisent à nouveau à néant, tous les efforts consentis à travers cette initiative.

6 décembre 2007

BARBARIE ET FOLIE MEURTRIERE AU CONGO-BRAZZAVILLE

Depuis plus de six ans, la partie sud et nord-ouest du département du Pool est en proie à une violence armée…
C'est donc cette recrudescence de la violence armée et sa persistance, uniquement dans cette partie du pays, avec son cortège de malheurs, qui nous intéressent…
Une enquête réalisée sur les populations du Pool, après la guerre de 2002-2003, par Catholic Relief Services (CRS – la Caritas des Etas-Unis d'Amérique), Secours Catholique-France et Caritas-Congo, entre juin et juillet 2004, publiée en novembre de la même année, confirme cette méconnaissance de la réalité dans la région du Pool par l'opinion tant nationale qu'internationale. L'enquête intitulée « Le Département du Pool en République du Congo : une population abandonnée » , affirme, dans son résumé :
« D'autres régions du pays, y compris la capitale Brazzaville – sans parler du reste du monde – ignorent la situation dans le Pool et les privations endurées par les populations qui y retournent. Seuls les rapports des affrontements entre les forces gouvernementales et les Ninjas ou les attaques le long du chemin de fer attirent l'attention sur cette région (…) Cette étude révèle, au regard des principaux indicateurs de l'importance et de la durée du déplacement des populations, de la destruction des maisons et des infrastructures sociales, que le conflit de 2002-2003 a eu plus d'impact que celui de 1998-1999 »
Pourquoi alors faire subir une guerre si atroce, faire payer un si lourd tribut aux populations… ? Cette attitude nous fait conclure que le gouvernement nous fait subir un châtiment collectif pour appartenance ethnique. C'est dangereux pour une république.
Congolais, Krysis KILOKILA-KIAMPASSI est un simple observateur averti de la réalité congolaise dont il vit, au quotidien, les affres de la violence armée qu'il dénonce dans ce livre.
Editions L'Harmattan
ISBN : 2-7475-8410-0
EAN : 9782747584104

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"L'ascension sociale se faisant sans échelle, ceux qui se dégagent et s'élèvent ne peuvent que monter sur les épaules et sur la tête de ceux qu'ils enfoncent.." (Lanza Del Vasto).