27 mars 2026

La pétrodictature de Brazzaville se frotte les mains

Matière visqueuse

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Le marché du pétrole oscille entre volatilité record et spéculation depuis le début de la guerre au Moyen-Orient ; à la grande satisfaction du petit pays pétrolier d’Afrique centrale étranglé par un taux d’endettement de 97 % du PIB, supérieur à la nome CEMAC.

Le pétrole représente 96 % des recettes d’exportation du Congo-Brazzaville. Le 9 mars, après l’escalade du conflit, le cours de référence du brent a grimpé jusqu’à 119 dollars (103 euros) le baril avant de chuter à 84 dollars, soit la plus forte variation au cours d’une journée jamais enregistrée en dollars, selon les données de l’opérateur de la Bourse britannique London Stock Exchange Group.

Score brejnévien

A l’issue d’une campagne électorale dominée de bout en bout, de l’organisation à la proclamation des résultats, par le PCT, le khalife d’Oyo, Denis Sassou Nguesso, ci-devant président du PCT, s’est octroyé la part du lion. 94,82 % des suffrages exprimés, ne concédant que des miettes aux accompagnateurs corrompus, surnom affublé par les populations du Congo-Brazzaville, aux six autres candidats Mavoungou Zinga Mabio (1,48 %), Dave Mafoula (1,03 %), Destin Elongo Gavet (0,87) , Joseph Kignoumbi dia Mboungou (0,86) , Vivien Romain Manangou (0,61 %) et Ganguia Enabmé Anguios (0,33 %). Un score brejnévien qui est passé de mode même dans les pires dictatures à l’instar de la Corée du Nord. Paul Bia au Cameroun s’est contenté de 53,66 %. A côté de Denis Sassou Nguesso, Paul Biya apparaît comme un enfant de chœur.

La réélection stalinienne de Senis Sassou Nguesso du 15 mars 2026 coïncide avec la flambée du prix de pétrole consécutive à la guerre des Etats-Unis et Israël contre l’Iran.

Les cours du Brent ou du gazole s’affolent depuis le début de l’intervention militaire américano-israélienne. Les patrons des finances du Congo-Brazzaville, Christian Yoka, Ludovic Ngatsé, Albert Ngondo et son adjoint Ibovi Olessengo, les grandes maisons de négoce à l’instar de Trafigura et Glencore mandatées par Brazzaville ou des majors guettent le moindre mouvement de navire pétrolier ou la moindre attaque de drone. Les plus importants acteurs sont les cinq principales sociétés de négoce de matières premières (Vitol, Trafigura, Glencore, Gunvor et Mercuria), présentes sur tous les segments de ce marché mondialisé, des céréales au cuivre, en passant par le pétrole et le gaz.

Chacun aura sa part

Brazzaville qui projette d’afficher un budget annuel de 5 000 milliards de francs CFA pour les cinq prochaines années se pourlèche les babines avec cette manne financière qui tombe du ciel comme par hasard et comme les alouettes tombent toutes rôties dans le bec. Chacun aura sa part de Nkossa. C’est le Professeur Pascal Lissouba qui l’avait promis. Denis Sassou Nguesso réalisera-t-il cette promesse ?

Benjamin BILOMBOT BITADYS


Aucun commentaire: